Contes et libelles

Contes et libelles

Auteur(s): 
Pays d'origine: 
Chine
Éditeur français: 
Bleu de Chine
Date de sortie originale: 
1987 et 1991
Date de sortie en France: 
1994
Traducteur: 
Françoise Naour
Nombre de pages: 
144
Prix: 
14€

Avis

"Le recueil Contes et libelles de Wang Meng (Des yeux gris clair) est composé d'histoires écrites entre 1987 et 1991.  

Celles-ci on plus trait à l'exercice de style littéraire (donc de la forme) que du fond. Moi je l'ai emprunté à ma bibli car je m'attendais à d'autres histoires sur le Xinjiang, ou qu'il mette les pieds dans le plat sur la Révolution culturelle, le mouvement d'envoi de jeunes instruits, ou Tiananmen... Quant au fond au final, le propos est surtout allusif. Du coup j'ai pas tout lu. 

Les 2 premiers contes sont pour le coup des histoires sur la puissance de la parole. Ma le sixième s'est donné toute sa vie pour devenir cadre. Il a échoué, il en tombe malade. Sa femme le guérit en lui donnant du "chef ceci, chef cela". Dialectique se passe à la cour d'un empereur. Il s'agit d'un concours de joutes verbales.
Celle qui dansait est une évocation d'une conversation de deux vieux cadres du parti à la retraite. Ils se remémorent le bon vieux temps, d'avant 1949 : l'armée de libération...
Il y a tout de même une histoire qui met en scène un musicien qui revient de son exil. connaît le succès. Et attise la jalousie. Evocation de la situation de Wang Meng après le mouvement d'envoi dans les campagnes ?  

La dernière histoire du recueil, Dur, dure le brouet, raconte les affres d'une famille (4 générations sous un même toit) qui essaye de "réformer", "moderniser" la façon de se mettre d'accord sur l'élaboration des repas, et sur leur contenu. A travers ces problèmes culinaires, ces problèmes de digestion, ces problèmes familiaux, il s'agit de se moquer de cette grande famille qu'est l'Etat chinois avec à sa tête Deng Xiaoping. C'est une lecture très plaisante, tant la métaphore est bien filée : on teste différentes formules (décision selon l'ancienneté, l'expertise, chacun pour soi, on introduit même les élections démocratiques !), on montre les impasses et dérives de chaque formule. 

Au final, la lecture de ce recueil est assez plaisante, Wang Meng écrit vraiment bien, le travail de traduction est très bon, et ça parle même un peu de politique. 

A noter que le recueil a été réédité sous le titre Celle qui dansait." 

Docteur Spider, 05/04/10

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