Chant des regrets éternels (Le)

Chant des regrets éternels (Le)

Titre original: 
Chang hen ge
Auteur(s): 
Pays d'origine: 
Chine (Shangai)
Éditeur français: 
Philippe Picquier
Date de sortie originale: 
1995
Date de sortie en France: 
Février 2006 - Octobre 2008
Traduction: 
Yvonne André et Stéphane Lévêque
Nombre de pages: 
677/784
Prix: 
23€ / 12€

Avis

"Pour commencer, on doit dire que Le chant des regrets éternels est un livre ambitieux, doublé d'un sacré pavé. Cependant ça se lit très bien, tout simplement parce que c'est magnifiquement écrit et traduit. 

Il y a une grande recherche stylistique, qui rend l'écriture très lyrique, et permet de très belles envolées. Pour moi c'est de la poésie en prose qui a une très grande force évocatrice. C'est rare, mais pour une fois on lit de la littérature
Ensuite l'histoire : j'adore les histoires très japonaises, et très gloque. Mais bon mon libraire m'a persuadé qu'il fallait absolument lire Le chant des regrets éternels

L'histoire se déploie sur 40 ans, 40 ans de la vie d'une femme, divisée en trois parties : la fin de son adolescence, la transition avec l'âge adulte, et la fin de sa vie. Trois périodes qui correspondent chacune avec une relation particulière avec un homme, des histoires d'amour en somme. Mais nous sommes vraiment à 100 lieux d'une histoire romantique et gniangnian à souhait. Ce qui s'explique par deux raisons : la première revient à la qualité de l'histoire, il y a du suspens, à savoir : Que va devenir Ts'iao ? Pour ne vous donner qu'un seul exemple au début elle participe à l'élection de Miss Shangai, va-t-elle gagner ? Les élections de Miss France ça ne m'ont jamais intéressée, mais là il y a un tel suspense qu'on accroche vraiment (faut dire que j'ai adoré Paradise Kiss). 

Outre l'intrigue, c'est également les personnages qui sont bien faits, ainsi que les réflexions qui s'en dégagent. Mais bon c'est pas de la psychologie pour psychologiser, ou des réflexions philosophiques, on reste toujours dans le cadre du lyrisme, de cette beauté et fluidité de l'écriture. "L'utile et l'agréable" sont indissociables. Ca donne d'intéressants et beaux passages sur la figure de la ville, de l'immeuble, identique à la figure de la femme, chacun se confondant. De plus l'héroïne est un modèle pour penser les autres femmes. Il y également la place centrale des rumeurs, rumeurs qui ouvrent superbement le récit; de la mode, et d'une "réflexion" permanente sur le temps. 

Un livre incontournable." 

Docteur Spider, remercie la Librairie le Phénix de lui avoir prêté, 25/03/06

Dans le même genre de sensibilité, il faut aussi lire Joueuse de go (La)

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