Cette lumière qui vient de la mer

Cette lumière qui vient de la mer

Titre original: 
Hikatte mieru mono, are wa
Auteur(s): 
Pays d'origine: 
Japon
Éditeur français: 
Picquier
Date de sortie originale: 
2003
Date de sortie en France: 
2005
Traducteur: 
Elisabeth Suetsugu
Nombre de pages: 
312
Prix: 
19,50€

Avis

"Tout le monde devrait se demander : comment un narrateur aussi apathique va-t-il réussir à nous intéresser à sa misérable vie ? En effet tout lui est égal. Cependant pour le lecteur, ça passe, grâce aux relations qu'il entretient avec sa mère, sa grand-mère, l'homme qui a fécondé sa mère, et ses amis.
Mais là où le livre gagne subitement en intérêt c'est lorsqu'on comprend les motivations de Hanada, l'ami du héros, qui comme annoncé en 4ème de couverture veut se travestir : c'est dit-il pour créer la rupture avec l'harmonie que l'on a au monde. C'est donc le cas exactement opposé à notre héros. Que va-t-il en sortir ? 

"Parce que l'amour, c'est comme le sumo ?"

L'histoire est composé de nombreux renvois au passé : un évènement, ou quelque chose d'anecdotique, rappelle une scène du passé au narrateur. On part de sa vie de lycéen, et on pioche dans sa vie de collégien, d'enfant etc. Mais ce passé n'a pas de réel intérêt, car il n'y a pas vraiment de révélations qui sont faites. On pourrait se demander à quoi servent les flash-back dans les autres oeuvres, voir leur place dans le récit. Mais qu'il y ait un flash-back dans une histoire, ou à la pelle comme c'est le cas ici, change la nature du procédé. Ici, il n'y a pas vraiment d'intérêt en terme d'intrigue, mais peut être que ça atténue l'aspect apathique du récit. En effet si il avait été linéaire, notre lecture n'aurait pas dépassé les 60 pages

Dans les dialogues, il n' y a pas de différenciation des personnages, toutes les phrases sont à la suite les unes des autres, mais on ne se perd pas trop. Là aussi, je pense que l'auteur signifie que notre narrateur est complètement agglutiné au monde, qu'il ne distingue pas bien qui parle. 

"Je me demande si quand tu dis que tu es normal, c'est la même chose que moi quand je dis que je suis normal.."

Le tout manque vraiment de punch et d'intérêt. Ca aurait put être bien si Hanada (le travesti) était le personnage principal, seulement on doit suivre la vie de Midori (d'ailleurs c'est aussi un nom de fille, pauvre petit...) 

Lecteur, ta vie vaut plus que ce livre." 

Docteur Spider, 03/07/06, puis du 31/01/07 au 04/02/07

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