Automne de Chiaki (L')

Automne de Chiaki (L')

Titre original: 
Popura no aki
Auteur(s): 
Pays d'origine: 
Japon
Éditeur original: 
Shinchôsha Compagny
Éditeur français: 
Seuil Jeunesse, coll. chapitre
Date de sortie originale: 
1997
Date de sortie en France: 
2004; 17 septembre 2009
Nombre d'éditions en France: 
2
Traducteur: 
Ryôji Nakamura et René de Ceccatty
Nombre de pages: 
158
Prix: 
8,50€

Avis

"L'autre jour il m'est parvenu un livre pour enfant, en tout cas publié par le Seuil Jeunesse : L'automne de Chiaki. Ne serais-je pas un peu vieux pour ce genre de livre ?  

Le personnage principal, Chiaki, est une infirmière qui vient de démissionner de son travail, qui se présente comme accro à ses médicaments. Sa mère lui apprend la mort de "la grand-mère", ce qui est l'occasion de revenir à l'époque où elle l'a connue : suite à la mort de son père, elle emménage dans une pension tenue par cette vieille femme. C'est donc l'occasion de revivre des passages de ce passé : au début la petite Chiaki avait très peur, et au fur et à mesure elle a commencé à discuter avec elle, à l'apprécier.  

L'histoire se passe à la Résidence des peupliers où vivent la grand-mère, deux célibataires, des chats... ce sera donc l'occasion de faire connaissance avec tout ce beau monde.  

Par exemple la grand-mère a un drôle de projet : profiter de sa propre mort pour emporter des lettres dans l'au delà. La petite fille s'en saisit pour rédiger des messages à son père et ainsi commencer le travail de deuil. Fort heureusement elle dit des choses différentes en tant que narratrice et en tant qu'épistolière, sinon ça ferait doublon. L'autre aspect du travail, c'est un sentiment religieux. Elle aime le calme des églises et Jésus a une bonne tête. Bref c'est amusant à lire. 

Le deuil de la grand-mère renvoie à ce passé, qui correspondait au deuil de son père. Ces appels, ces relais entre les deuils, en appellent d'autres. Ainsi on a l'impression que l'héroïne, comme tout un chacun en fait, est entourée par des morts et des relations de deuil avec ces personnes. C'est bien fait. Ensuite, je ne sais pas comment peut le vivre un lecteur "à partir de 12 ans" (mention de la quatrième de couverture). Le ton du récit n'est en tout cas pas malsain. La fin est en tout cas paisible : une dernière réunion dans la bonne ambiance. 

Pourquoi faut il que les ados lisent ce roman ? Parce que la façon dont la question du suicide est amené de façon très intéressante. En gros, nos pulsions de mort peuvent également faire l'objet d'un travail de deuil : nos pulsions de mort doivent mourir !! 

Une bonne surprise. On ressort grandit de la lecture." 

Docteur Spider, 04/10/09

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