Yako et Poko

Yako et Poko

Titre original: 
Yako to Poko (ヤコとポコ)
Auteur(s): 
Genre: 
Tranche de vie, science-fiction
Éditeur original: 
Akita Shoten (prépublié dans Motto!)
Éditeur français: 
Komikku éditions
Date de sortie originale: 
2012
Date de sortie en France: 
2015 (le 25 juin)
Nombre de tomes: 
1 (en cours)
Nombre de tomes sortis en France: 
1 (en cours)
Nombre d'éditions en France: 
1 simple
Couverture: 
Souple + jaquette glacée brillante
Sens de lecture: 
Original
Nombre de pages: 
144
Prix: 
7,90€
Rythme de parution: 
Selon parution japonaise

Avis

Dans cet univers tout rond, tout mimi, tout enfantin, l'on découvre la surprenante vie d'une mangaka nonchalante. Son métier ressemble trait pour trait à celui que nous connaissons dans la vraie vie, à la différence près que son assistant est un robot. En effet, dans ce monde, les robots de compagnie à forme animale sont chose courante. Ils pensent et s'expriment comme des humains et peuvent les assister dans toutes les tâches du quotidien et du professionnel.  

Yako et Poko nous fait justement suivre l'histoire du point de vue de Poko, le robot à forme de chat humanoïde. Ce dernier porte un regard un peu naïf sur les choses et observe beaucoup sa maîtresse, au travail, dans ses humeurs, ses échanges avec les autres. Il émet souvent des commentaires intérieurs sur le comportement de sa maîtresse et de son environnement, mettant ainsi en relief certaines choses qui lui paraissent mystérieuses.
Dans Yako et Poko, nous ne sommes pas dans le classique clivage hommes/robots avec tous les drames et questionnements métaphysiques qui accompagnent, tel qu'on peut le voir dans les références e la matière à la Astro Boy. Ici, tout est très calme et modéré. Les robots ressemblent un peu à des sortes d'enfants très disciplinés et le fait qu'ils n'aient pas figure humaine mais anthropomorphe fait que leur relation aux humains est particulière, ni froide ni trop proche.
Plus qu'un questionnement sur la relation homme machine, l'auteure introduit une sorte de remise en cause de la place qu'est donnée aux assistants qui seraient de gentilles machines à aider un mangaka mais que peu d'attention leur est vraiment donnée. On le voit notamment quand on compare le personnage d'Olive à Yako. Je serais curieuse de connaître l'expérience de mangaka d'Etsuko Mizusawa pour qu'elle ait eu envie de dessiner cette oeuvre.
Tous ces éléments font que le manga est bien plus intéressant à lire, moi qui n'en attendais pas grand, n'étant pas fan d'univers kawai. D'ailleurs le trait un peu chancelant visible dans chacune de ses pages illustre peut-être le fait que l'héroïne se sente brouillonne. Le style chibi est ne rend pas le manga candide pour autant.
La recherche des stylos Yukko que mènent nos deux acolytes au quotidien est plutôt attendrissante et constitue comme un fil conducteur dans le scenario du manga. 

Yako et Poko porte un regard à la fois bienveillant mais légèrement mélancolique sur le métier de mangaka. Une histoire agréable à lire. 

Hanoko, un tome lu, le 24/06/2015

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