River's Edge

River's Edge

Titre original: 
River's Edge
Auteur(s): 
Genre: 
Romance
Éditeur original: 
Takarajima
Éditeur français: 
Sakka Auteurs
Date de sortie originale: 
1996
Date de sortie en France: 
Octobre 2007
Nombre de tomes: 
one shot
Nombre de tomes sortis en France: 
one shot
Nombre d'éditions en France: 
1
Couverture: 
glacée
Sens de lecture: 
Original
Nombre de pages: 
234
Prix: 
11,95€

Avis

"Après pink et Helter Skelter, c'est au tour de River's Edge de sortir sous nos latitudes. Respectivement les deux derniers titres étaient "moyen" et "plutôt pas mal", sur quelle échelle ce volume va-t-il se situer ?  

Un mot sur la couverture avant de commencer peut être ? Il y a 12 petites vignettes qui semblent être autant de "scènes" de ce manga. Des scènes marquantes semble-t-il (des pleurs, des scènes de sexe dans un lieu un peu gloque) et d'autres qui semblent plus anecdotiques, qui se focalisent sur les visages des personnages. Enfin, des décors : une usine, une allée, et bien sûr la rivière. Ces scènes sont-elles toute importante ? Pour ma part, elles me rappellent des scènes qui défilent au moment où l'on meurt. Seul problème à cette hypothèse : l'histoire n'est même pas commencée... 

Les premiers mots sont : "Un fleuve traverse la ville où nous habitons. Son embouchure étant proche, il est large. L'eau y croupit lentement et pue. Sur un bord de son lit resté surélevé, poussent à foison des solidages et gisent les cadavres de chat. Notre lycée se situe près de ce fleuve" en bref c'est la zone, le décors planté par la couverture. 

Dans River's Edge les gamines se prostituent, cette chère rivière a le doux noms de "la rivière aux avortés" (ya d'la joie), l'hijime de la classe est un pote homo, une fille mannequin se fait vomir (elle a le profil pour Helter Skelter d'ailleurs elle lui ressemble), le sexe est explicite. Des destins s'entremêlent, même si l'héroïne, Haruna, est au 1er plan. 

Okazaki fait de très bons parallèles sur les relations charnels, ou l'opposition vie/mort : le jeune ami qui ouvre grand la bouche sur le sexe d'un homme, ou son amie mannequin qui se jette sur une pizza, c'est graphiquement très fort, pour montrer quelle est leur envie profonde, qu'ils refoulent de façon consciente, ou lorsqu'il y a un parallèle entre une scène de sexe et la découverte d'un cadavre. Troisième temps, la bouffe et la mort, en tant que drame. ("Et là c'est le drame"). Mise à part ces 3 scènes particulièrement bien amenés, Okazaki nous livre un dessin auquel elle nous a habitué.: maîtrisé, féminin, mais quelque peu dépouillé. Mention spéciale pour le joli portrait faisant l'ouverture du chapitre 11. 

Pour revenir à ces scènes anecdotique de la couverture, ces scènes où l'on découvre durant de notre lecture qu'elles sont tout à fait banales, et elles montrent en fait que le ou les personnages s'emmerdent, que la société est vaine, toujours en train de s'abrutir avec des choses futiles comme les rumeurs du lycée, les potins des stars, ou les émissions débiles à la TV, la critique du star system, et de l'image que l'on renvoi aux autres est bien présente. Ces scènes sont donc le signe d'un profond malaise, et ont donc la même importance que des scènes plus explicites graphiquement sur le mal-être des personnages (les pleurs...) 

Effectivement la vie défile dans River's Edge comme à l'approche de la mort. Pour ces personnages, c'est la mort de leur adolescence, voire la mort tout court. Mais aussi l'eros. River's Edge est donc une lecture digne d'intérêt de par son histoire intense, son dessin agréable, et tous les messages que veut faire passer l'auteur."  

Docteur Spider, 15/10/07

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