Je suis née dans un village communautaire

Je suis née dans un village communautaire

Titre original: 
Cult Mura de Umaremashita. (カルト村で生まれました。)
Sayonara, Cult-mura. Shishunki kara Mura wo Deru made (さよなら、カルト村。 思春期から村を出るまで)
Okane-sama, Irasshai! (お金さま、いらっしゃい!)
Auteur(s): 
Genre: 
autobriographique, tranche de vie, humour
Éditeur original: 
Bungei Shunju (prépublié dans le webzine Comic Essay Room puis sur CREA Web)
Éditeur français: 
Rue de l'échiquier
Date de sortie originale: 
2015
Date de sortie en France: 
3 janvier 2018
Nombre de tomes: 
3 (en cours?)
Nombre de tomes sortis en France: 
1 (compilant les deux premiers tomes)
Nombre d'éditions en France: 
1 grand format
Traduction: 
Jean-Louis de la Couronne
Couverture: 
Souple, glacée, mat avec rabats
Sens de lecture: 
Français
Nombre de pages: 
288
Prix: 
19,90€
Rythme de parution: 
Terminé?

Avis

Je suis née dans un village communautaire est au départ constitué de deux mangas portant un nom différent (d’où les différents titres originaux dans les info techniques). Cette édition contient ces deux mangas considérés comme une série. De plus en 2018 est sorti au Japon un autre manga qui semble la suite de celui-ci. J’hésitais à faire des fiches différentes en corrélation avec l’édition japonaise mais comme les mangas se font directement suite, laissons-les réunis. Quant à leur classement, n’ayant pas été prépublié dans magazine papier, je suis rangée à la catégorie attribuée sur manga-updates. Venons-en à présent au manga.

 

Une mangaka qui a eu un parcours bien particulier nous propose de nous conter l’univers dans lequel elle a grandi. Elle débute son récit avec ses années école primaire, faisant l’impasse sur sa petite enfance. Du genre turbulent, elle ne comptait pas se laisser faire un système autoritaire et très punitif. Ainsi, elle nous explique tout le fonctionnement de son village, tout en narrant les bêtises (compréhensibles) qu’elle a pu faire.

Le manga est plutôt rigolo à lire, car plutôt qu’une explication sommaire du fonctionnement de ce village, elle les axe sur tout ce qu’elle a pu faire pour s’y soustraire, avec ses moyens et ses raisonnements d’enfant. Malgré la dureté de la vie là-bas, elle ne porte pas un regard accusateur sur cet environnement. Son mari Fusao dialogue avec elle au fur et à mesure de son récit, apportant quelques réflexions qui reflèteront sûrement le point de vue du lecteur. Ce n’est évidemment pas le genre de manga à dévorer ni avec une histoire palpitante, mais c’est intéressant de découvrir cet autre mode de vie (d’autant que le communisme est rarement bien représenté dans les media et l’image que l’on s’en fait). Cependant, la vie de Kaya s’est révélée particulièrement stricte, avec eu de distraction. Mais en tout cas, on pouvait au moins affirmer que son village était champion d’un point de vue écologie . La deuxième partie (correspondant au deuxième manga), est un peu moins drôle. Kaya, plus grande, ne va plus faire les quatre-cents coups et s’assagit un peu. Mais il reste intéressant de continuer la découverte de ce système dans des niveaux supérieurs.

Le dessin très simple convient assez bien à ce genre de récit. Malgré des pages assez peu détaillées, on arrive assez bien à se figurer les environnements dans laquelle Kaya a évolué.

 

Un manga sympathique à lire qui pour sûr donne à réfléchir, sans prise de tête!

 

Hanoko, le 08/01/2019

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