Ninja Gaiden II

Ninja Gaiden II

Pays d'origine: 
Japon
Genre: 
Action
Console(s): 
X-BOX 360
Éditeur: 
Tecmo
Développeur: 
Team Ninja
Date de sortie originale: 
2008 (Juin)
Date de sortie en France: 
2008 (6 Juin)
Support: 
DVD
Version: 
Japonaise ou anglaise sous-titrée français.
Nombre de joueurs: 
1
Jouable en ligne: 
Oui
Prix: 
65€
Public conseillé: 
18 ans et plus

Test

"Alors, par quel bout aborder un tel jeu! Ceux qui ont lu mes précédents avis sur Ninja Gaiden savent combien j'adule ce jeu et que j'attendais le second opus avec une impatience sans borne. A présent que je l'ai entre les mains et que j'ai terminé au moins une fois je vais pouvoir vous faire un véritable test, dans lequel même la fan hardcore que je suis tentera d'être lucide. Bien commençons par les sujets fâcheux : les défauts. Et oui malheureusement il y en a, et plus qu'avant.
Tout d'abord, la caméra n'est toujours pas terrible, bien qu'il soit possible de la paramétrer selon nos préférences, il y a toujours des phases où elle se barre en vrille. C'est moins énervant que dans les missions de Ninja Gaiden Black car pour l'instant le jeu n'est pas encore super dur (quand je vais m'attaquer au mode maître, ça risque de gueuler fort XD). Souvent elle se place mal au point d'arriver carrément derrière un mur ou alors à l'intérieur d'un ennemi gigantesque. De plus, parfois elle bug vraiment, pendant l'affrontement d'un boss elle se met à vaciller violemment ; c'est difficile de décrire la chose, mais vous comprendrez si vous l'avez expérimenté. Bref, pas de réel progrès réalisé à ce niveau là.
Ensuite, le jeu a beaucoup plus de bugs qu'avant (ils étaient quasi-inexistants), il m'est arrivé plusieurs fois que le jeu plante tout à coup pour rien, notamment au début ou à la fin de certaines scènes cinématiques. Beaucoup de temps chargements viennent aussi freiner le jeu à n'importe quel moment même en plein combat, de quoi faire rager plus d'un (moi la première).


On regrette aussi le peu de liberté accordé dans le jeu. Sans cesse les murs invisibles nous empêchent de faire quoi que ce soit de farfelu. L'exemple le plus flagrant est les précipices : le joueur ne peut même pas sauter dedans pour s'amuser et voir ce qui se passerait (le suicide probablement lol). Par-dessus le marché, il n'y a pas assez de routes différentes possibles et beaucoup moins de secrets qu'auraparavant. On a des tas de paysages très ouverts qui invitent à passer du temps à tout visiter mais c'est soit souvent restreint avec les murs invisibles, soit vide de passages secrets ou de coffres planqués. Par exemple je fais partie des gens qui aiment bien perdre leur temps à nager sous l'eau pour tout découvrir, d'autant que Ryu ne nage pas très vite, heureusement qu'il peut courir sur l'eau (s'il nageait comme Lara Croft serait un vrai plaisir ^^), mais généralement il n'y a rien. D'un autre côté, ça peut être une force, il y a très peu de secrets et de liberté alors le joueur évolue tête baissée dans le jeu sans faire gaffe et peut rater ainsi des coffres cachés, mais moi qui aie cherché un peu partout, il y en quelques uns effectivement mais pas des masses. Dans le premier opus, le parcours était bien plus intéressant et riche, on pouvait revenir sur des endroits visités à différents moments du jeu pour découvrir des secrets qui ne sont disponibles qu'à certains moment. On était vraiment très curieux de visiter et revisiter la ville de Tairon.
Autre chose un peu frustrante : la durée de vie qui n'est vraiment pas bien longue, une douzaine d'heures suffit à terminer une première fois le jeu. Heureusement que les divers niveaux de difficultés sont là pour relancer la machine. Je trouve bien triste que le mode mission ne fasse son retour que sur le xbox live. Et les choses à débloquer sont bien peu nombreuses. Notamment les costumes, qui sont à présent que des variantes de couleur assez laides du costume principal. En revanche le costume téléchargeable de « Fiend Ryu » a l'air cool. Le X-box live semble offrir une voie vers plus de longévité au jeu.


Continuons notre revue obscure sur le scenario. Quels que soient les goûts et les préférences, on ne peut nier que la Team Ninja ne s'est vraiment pas foulée pour l'histoire du jeu. Je me souviens bien qu'Itagaki (le père de la série de Ninja Gaiden) avait dit qu'il ne considérait pas l'histoire comme le plus important dans un jeu sinon il écrirait un roman, ce à quoi j'adhère complètement, mais tout de même il en faut un peu pour rendre l'univers plus riche. Dans Ninja Gaiden, même si l'histoire n'était pas spécialement complexe, elle tenait un minimum la route et donnait toujours envie de connaitre la suite. Dans Ninja Gaiden II c'est beaucoup moins recherché. D'une part, elle est complètement décousue, avec Ryu qui se balade un peu partout dans le monde presque gratuitement, on aurait bien voulu quelques chapitres de transition entre les différents lieux visités pour établir une certaine cohérence. D'autre part, elle bien trop manichéenne. Même si c'était déjà le cas avant, la notion de bien et de mal n'était pas autant rabâchée. Tandis que là, toute notre vision est fermement orientée. D'autant que je ne trouve pas Ryu soit un saint non plus vu tous les massacres dont il est l'auteur ^^. Bref cette dichotomie aurait mieux fait d'être occultée. Il aurait mieux valu développer davantage les relations entre les personnages, en particulier les quatre démons, il semble s'être passé bien des choses entre Zedonius et les ninja dragon mais cet aspect-là n'est pas non plus traité. C'est dommage car de manière générale, les personnages sont assez réussis (sauf la pouffiasse de Sonia), quand on regardait les concept art, on pouvait s'attendre vraiment à quelque chose de plus grandiose. Toutefois, je trouve quand même assez intéressante la relation développée entre Ryu et Genshin et les notions évoquées par ce charismatique ninja devenud émon. Pour continuer, je risque de spoiler un peu le jeu, ne lisez pas la partie en italique si vous ne connaissez pas la fin : c'est dommage que le père de Ryu apparaisse si peu, on aurait bien voulu qu'il refasse une apparition vers la fin. Et la blondasse Sonia m'insupporte au plus au point. J'ai cru qu'elle pourrait être un peu cool quand elle aide Ryu dans le chapitre 7 (la forteresse volante) mais la fin du jeu ruine tout espoir lorsqu'elle se fait à nouveau capturer. Pire encore, elle saute dans les bras de Ryu à la fin alors ça j'ai pas digéré....
Les seules choses sur lesquelles on peut se rabattre sont les bouquins sur les légendes qu'on trouve au fur et à mesure du jeu et le bloc-notes encore plus fun des ninja du clan de l'Araignée Noire. Que ce soit dans le premier Ninja Gaiden ou dans Ninja Gaiden II, j'ai toujours pris plaisir à les lire.
Bref la Team Ninja aurait mieux fait de m'engager comme scénariste, j'aurais pondu un truc du tonnerre avec des tas de rebondissements XD (j'arrête de rêver). Après avoir énoncé les points faibles du jeu, passons aux qualités qui sont fort heureusement très nombreuses pour nous permettre de largement pardonner les défauts.


Évidemment commençons par les combats qui sont encore plus sensationnels, Ryu est toujours aussi aisément maniable, la prise en main est impeccable. Pour les experts du précédent opus, un petit temps d'adaptation est nécessaire, principalement à propos de la garde de Ryu qui comporte bien plus de failles qu'avant, les shuriken des ennemis passent bien plus facilement, les contre-attaques sont plus ardues à placer, ce qui force le joueur à se déplacer en permanence pour ne pas se retrouver submergé par les nombreux et acharnés ennemis. Leur intelligence artificielle a été revue à la hausse et ils n'hésitent pas à user de tous les moyens pour vous mettre des bâtons dans les roues. Soyez sûrs de les achever sinon ils pourraient bien vous jouer de sales tours. Si le niveau de difficulté est convenable au premier abord (le mode acolyte est accessible à tous et le mode guerrier n'est pas encore bien compliqué) dès qu'on passe au niveau mentor, on a l'impression d'être directement propulsé au niveau maître, donc faites bien gaffe quand vous vous y mettez, vous risquerez de mourir bien plus que vous ne l'auriez imaginé! Ninja Gaiden II propose encore un gros challenge qui nous tiendra en haleine.
Les ennemis sont assez variés pour que l'intérêt pour les combats soit sans cesse renouvelé. Comme l'a dit à juste titre Itagaki lui-même: certains jeux finissent par nous lasser avec trop de combats, mais pas Ninja Gaiden. En effet, non seulement les ennemis sont variés, mais l'arsenal des armes de Ryu l'est aussi. Sa panoplie d'armes de mêlée n'a rien à envier à celle du précédent jeu. On a le droit à des armes de retour mais aussi à de nouvelles encore plus originales. Je ne vous en dis pas trop sur elles pour vous laisser le plaisir de découvrir leur utilisation, je vous donne juste un aperçu avec les captures d'écran.


Remarquez que la distinction entre armes lourdes et légères a disparu, même la faux écliptique n'est pas une arme lourde comparable à Dabilahro (qui aurait été bien plaisant de retrouver dans le jeu au passage, c'était mon arme fétiche). Chaque arme très vive possède sa panoplie de mouvements encore plus étoffée qu'avant. Ninja Gaiden est vraiment la fusion idéale du jeu d'action et de combat, comme si Ryu incarnait autant de personnages qu'il possède d'armes. C'est pour cela que les combats sont toujours aussi jouissifs et palpitants. Maîtriser chaque arme prendra un certain temps et ajoute de l'intérêt au jeu.


La Team Ninja a aussi réussi son pari de rendre le ninpo et les armes de jets plus utiles, avec la possibilité de charger des techniques ultimes avec l'arc entre autre. Certaines situations sont tellement encombrées d'ennemis que tôt ou tard, même les experts finissent par utiliser le ninpo pour y voir un peu plus clair. Trois nouveaux ninpo sympathiques et variés sont disponibles, je regrette cependant l'absence de l'art de l'Inazuma. De plus, on trouve plus souvent d'aura rouge, ce qui incite le joueur à ne pas hésiter à s'en servir, ce que l'on faisait rarement avant par avarice et par volonté d'avoir le maximum de point à la fin d'un chapitre.


Néanmoins il demeure un équipement qui manque à l'appel : les bracelets, même si tous n'étaient pas très utiles avant ils étaient quand même d'une bonne aide. Ici, on a tout de même l'impression que Ryu les équipe encore car sa puissance et grande et son temps de chargement des techniques ultime a été réduit. Au début, on pourrait croire que cela donnerait envie à matraquer le jeu avec des UT (pour aller plus vite) mais les ennemis sont suffisamment vifs pour nous en dissuader.
J'adore à la fin de chaque combat quand Ryu secoue son arme pour dégager le sang resté dessus. Et si on oublie de le faire, le sang sèche sur l'arme et il faut attendre de combattre à nouveau pour pouvoir nettoyer. Les cadavres des ennemis ne disparaissent pas toujours, ce qui laisse de jolies traces sanguinolentes de notre passage. On note toutefois quelques petites failles graphiques : le sang ne suit pas toujours correctement la configuration du décor, on parfois du sang qui dépasse d'un mur lorsqu'il est en coin. Mais si on n'y fait pas gaffe ce n'est pas gênant.
Bref avec tout ça, Ryu est toujours aussi puissant et classe en combattant, mais les ennemis ont aussi pas mal de répondant. Et bien sûr à nouveau ces combats sont rendus encore plus impressionnants grâce aux graphismes sublimes. Les décors sont d'une richesse incroyable et de toute beauté, c'est un vrai régal d'évoluer dedans, malgré la liberté réduite.


 

 

En conclusion : Ninja Gaiden II reste un titre phare de la X-BOX 360 malgré les défauts regrettables, hautement recommandé à tout amateur de sensations fortes.
Il paraît évident que le contexte très tendu entre la Team Ninja et Tecmo n'ait absolument pas arrangé les choses. Je pense même que la sortie de Ninja Gaiden II n'était pas gagnée d'avance… (plus de détails ici)" 

Hanoko, jeu fini une fois fin juin 2008

Autres fiches associées: Ninja Gaiden Sigma, Dead or Alive 3, Dead or Alive 4 et Ninja Gaiden
Son rival: Devil May Cry 4

Hanoko

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