Ni No Kuni - La vengeance de la sorcière céleste

Ni No Kuni - La vengeance de la sorcière céleste

Pays d'origine: 
Japon
Genre: 
RPG
Console(s): 
PS3
Éditeur: 
Namco Bandai
Développeur: 
Level 5
Date de sortie originale: 
2011
Date de sortie en France: 
2013
Support: 
Blu-ray
Nombre de joueurs: 
1
Jouable en ligne: 
Non
Prix: 
50€ (édition simple)
Public conseillé: 
12 ans et +

Test

Avant de commencer, je voudrais simplement préciser que cet avis va comporter quelques spoilers, rien d'important en termes d'histoire, mais des petites choses comme les moyens de transports etc. Ceci précisé, commençons.
Sur le papier, Level-5 s'allie au studio Ghibli pour créer un j-rpg, ça laisse rêveur, non ?
Pour rappel, Level-5 est réputé pour avoir créé différents jeux à succès comme Dragon Quest VIII, Dragon Quest IX : Les Sentinelles du Firmament, Rogue Galaxy et la saga des Professeur Layton et l'Etrange Village entre autres. Quant au studio Ghibli, est-ce vraiment nécessaire de le présenté ? Bon après tout, pourquoi pas. Le studio Ghibli est en quelque sorte le « Disney japonais ». Plus précisément, on leur doit d'excellents films animés tels que Mes voisins les Yamada, Porco Rosso, Princesse Mononoke ou encore Tombeau des lucioles (Le) entre autres. Cela me rappelle un peu ce qu'avait Squaresoft à l'époque où il savait encore faire de bons jeux. Il s'était associé à Disney pour créer Kingdom Hearts, un excellent cross-over entre Final Fantasy et les animés Disney. Bref, autant vous dire que j'avais beaucoup d'attente vis à vis de ce jeu malgré un caractère enfantin que laissait présager les images diffusées sur le Web. Alors, est-ce un jeu pour enfant ? L'histoire va-t-elle me surprendre ? Le jeu est-il réellement enchanteur ? Vais-je en prendre pleins les oreilles ? Vais-je enfin trouver un pingouin et un esquimau ? Tant de questions que je vais m'efforcer de répondre. 

 



Bienvenu à Ni no Kuni !

 

Commençons par parler un peu de l'histoire. Sur la boite du jeu, il est écrit que le jeu est interdit au moins de 12 ans, j'ai alors eu l'espoir qu'il ne soit pas si enfantin que ce que je pensais. Le premier point fort en cacao est que dès l'intro du jeu, Oliver, le protagoniste principal de notre jeu, assiste à la mort de sa mère après que cette dernière l'ai secouru de la noyade. Pour un jeu qui s'annonçait enfantin, me voilà agréablement surpris. Alors qu'Oliver pleure toutes les larmes de son corps, certaines tombent sur la peluche que sa mère lui avait donnée quelque temps auparavant. C'est alors que la peluche prend vie (Lumi ou Shizuku de son nom) et lui explique qu'il vient d'un autre monde, le fameux Ni No Kuni et que Oliver peut peut-être sauver sa mère s'il l'accompagne.  

 



Voici la renaissance de Lumi. Ce doit être étrange de voir une peluche prendre vie. Et ce n'est pas n'importe qui !

 

Avant d'aller plus loin dans l'histoire, bien que je ne vais pas développer beaucoup plus que cela, j'aimerais vous parler de mes premiers pas avec le jeu. Dès qu'il est possible de déplacer son personnage, on peut visiter la petite bourgade de Motorville, et là c'est le pied. C'est beau comme c'est pas permis, on se croirait dans un dessin de Ghibli et musicalement, c'est un bonheur pour les oreilles. Ça l'est d'autant plus après avoir joué à Tales of Graces f qui, même si c'est un excellent jeu, est vraiment pas terrible musicalement. Bref, ça laissait inaugurer du bon.  

 



Bienvenu à Motorville !

 

Après quelques minutes, on part enfin pour le Ni No Kuni, et là deuxième claque visuelle. On se retrouve sur la carte du monde typé old school, très colorée, qui semble grande. Il va y avoir de l'exploration ! Et à côté de ça, certains développeur que je ne vais pas citer nous disait quelques années plutôt que ce n'était pas possible de faire une carte du monde et des villes car trop compliquer et demandant trop de détails. Ouais ouais... 

 


La carte du monde propose simplement une vue éloignée mais elle a quand même de la gueule !

 



Voici une vue d'ensemble de la carte que l'on peut trouver dans le grimoire.

 

Reprenons un peu l'histoire. Bien qu'elle commence assez tragiquement (rappelons que la maman d'Oliver meurt après qu'elle lui a sauvé la vie), on sent que l'on est dans une histoire de Ghibli. Oliver est un garçon de 13 ans, il est assez naïf et pur. C'est une information importante puisque cela permet un sentiment qui diffère cela le joueur je pense. Tout le long de l'histoire, on a qu'une envie, c'est de le protéger. Mais c'est peut-être parce que j'ai un certain âge. Un joueur âgé de 13-15 ans devrait s'identifier facilement à Oliver et ressentir d'autres choses. Comme ce que Ghibli nous a habitué, Oliver va vivre une quête initiatique qui va lui permettre de grandir. Néanmoins, malgré ce côté enfantin, il m'est arrivé d'être surpris deux-trois fois vers la fin de l'histoire, ce qui est très positif. Pour résumé, même si ce n'est pas le meilleur jeu que j'ai fait en termes d'histoire, il devrait quand même vous plaire ! 

 


Voici un des méchants du jeu : Shadar.

 




Et voici la fameuse Sorcière Célestre !

 

Graphiquement, le jeu est magnifique. On commence sur une vidéo nous présentant le monde de Ni No Kuni puis on nous fait visité la ville de Motorville et enfin on retourne sur Ni no Kuni. On a vraiment l'impression d'évoluer dans un dessin animé de Ghibli. Les personnages, que ce soit nos héros et les protagonistes que l'on croise, mais aussi les familiers avec lesquels on combat mais aussi les animaux sont dessiné par Ghibli et tout ce beau monde évolue dans des décors très détaillés et très jolis. Les deux combinés donnent probablement le plus beau j-rpg toutes consoles confondus.  

 


C'est tout simplement magnifique !

 



Si je vous dis que c'est du in-game et que vous êtes en train de déplacer Oliver, vous me croyez ?

 

Pour vous en rendre compte par vous-même, je vous invite à regarder par vous-même les images qui parsèment cet avis. Les décors sont plutôt variés et vous allez pouvoir parcourir ce nouveau monde à pied, en bateau et en dragon principalement. D'ailleurs, le moment où l'on récupère le bateau est juste énorme. On doit se rendre à un certain endroit mais on est libre d'aller où on veut, et se retrouver avec de l'eau à perte de vue... Wah c'était le pied ce sentiment de liberté, ça change des couloirs de Final Fantasy XIII… 

 


C'est le début de la liberté !

 



Ah ben voilà, c'est tout de suite plus facile de voyager lorsque l'on possède un dragon.

 

Quant aux cinématiques, c'est le studio Ghibli qui s'en est chargé et il y a rien à dire de plus. Les fans du studio devraient être aux anges. 

 



Et oui, chez Ghibli, les arbres sages ont un visage de canard…

 

Musicalement, le compositeur qui officie est le compositeur attitré de Miyazaki et de Kitano, c'est-à-dire Joe Hisaishi. Et force est de constater qu'il a assuré !!! Comme d'habitude oserais-je dire. Dès le début du jeu, nos oreilles sont aux anges. Le thème musical principal est tantôt calme jouer par des flûtes tantôt puissante jouer par des cuivres, le tout donnant une réelle envie de partir à l'aventure. La plupart des thèmes sont excellents et collent parfaitement à l'action. Quant au doublage, il est possible de choisir entre l'anglais et le japonais. Pour ma part, j'ai fait Ni no Kuni en japonais et le doublage est d'excellente qualité comme d'habitude.  

 


Voici notre fine équipe au grand complet.

 

L'une des choses que tout j-rpg se doit de réussir s'il veut que des joueurs jouent avec est son gameplay. Ni no Kuni nous met dans la peau de Oliver, un jeune magicien qui a la particularité (bien qu'il n'est pas le seul) à pouvoir appeler et capturer des créatures appelées familier pour l'aider à combattre. Cela rappelle évidement Pokémon Versions Noir et Blanc.  

 



Voici Oliver et Mite, son premier familier !

 

En revanche, le système de combat se rapprocherait plus d'un Star Ocean : Till The End of Time. Développons un peu cela. Les ennemis sont visibles à l'écran. Lorsque l'on entre en contact avec eux, un combat commence. On peut alors choisir entre combattre avec le héros ou un de ses acolytes, ou bien d'envoyer un de nos trois familiers.  

 



Des ennemis nous font face, il est temps de les poutrer.

 

Il est possible et même recommander de déplacer ses personnages pendant les combats à la manière d'un Star Ocean : Till The End of Time. Oliver est doué en magie et est donc efficace principalement à distance. Si on combat avec un familier, il est possible de lui donner différents ordres. Par exemple on peut lui dire d'attaquer, de se défendre, d'utiliser une attaque spéciale, d'utiliser un objet etc. Chaque action demande quelques secondes avant de pouvoir être utilisé à nouveau. La commande attaquer est un peu particulière puisque dès lors qu'elle est choisie, une horloge va apparaître et notre familier va attaquer inlassablement jusqu'à ce que l'aiguille a fait le tour du cadrant. Il est possible d'interrompre cette action si on en a envi ou besoin (passer en défense pour réduire les dégâts que l'ennemi s'apprête à nous infliger par exemple).  

 


Voyez le fameux cadrant lorsqu'on a ordonné à notre familier d'attaquer.

 

Durant le combat, notre familier se fatigue et à besoin de se reposer quelques secondes. Il convient alors de le remplacer par un de ses camarades. Si on persiste à combattre avec, il devient alors beaucoup plus lent et attaque moins fréquemment jusqu'à ce qu'il a récupérer des forces. Voilà dans les grandes lignes comment se déroule un affrontement. Lorsque l'on a gagné, tout le monde gagne de l'expérience, que ce soit les héros mais aussi leurs trois familiers même s'ils n'ont pas participé au combat. Le niveau des familiers est donc indépendant de celui du personnage. Cela peut paraître évident mais je fais cette précision car malgré un niveau différent, le héros et ses trois familiers partage la même barre de vie. Les combats n'en deviennent que plus tactiques ! En effet, si durant la bataille il ne vous reste que quelques points de vie, changer de familier ne vous sauvera pas forcément puisque vous n'aurez pas plus de PV et ça c'est une excellent idée je trouve. 

 



Chaque membre reçoit de l'expérience après le combat.

 

Toujours concernant nos familiers, il est possible de les nourrir afin d'améliorer leurs statistiques. Chaque type ont leur nourriture préférée et l'exprime ce qui les rend encore plus attachant. On doit les nourrir au fur et à mesure car il est impossible de tout leur donner d'un coup grâce (à cause) de la présence d'une barre de satiété. Toujours les concernant et comme nos héros, il faut les équiper pour qu'ils puissent être plus efficace en combat à l'aide d'armes et d'équipements achetables ou trouvables par ci par là. A force de cumuler de l'expérience, les familiers peuvent évoluer deux fois, la première forme d'évolution est imposé même s'il est possible de la faire quand on le souhaite, et pour la seconde, nous avons le choix entre deux formes différentes qui possèdent des statistiques légèrement différentes ainsi que des forces et des faiblesses différentes. 

 


Lorsque l'on nourrit notre familier avec ce qu'il aime plus que tout, des coeurs apparaîssent.

 



Comme vous pouvez le constater, les familiers ont une arme et un bouclier.

 

Hors combat, nos héros vont pouvoir participer à différentes quêtes annexes. La principale consiste à aider les gens dont un fragment de coeur a été volé. Le principe est sympa mais assez redondant à la longue. D'autres vont nous faire affronter des monstres plus puissant que la moyenne, capturer des monstres pour les montrer à un scientifique, et bien évidemment participer à un tournoi très relevé ! Bref, vous l'aurez compris, il y a de quoi faire ! 

 



Aider les gens vous octroiera des tampons qui seront échangeable contre diverses capacités comme le fait de pouvoir sauter.

 

L'édition collector de Ni no Kuni, que j'ai le plaisir de posséder, inclue entre autre le grimoire qu'utilise Oliver pendant le jeu, et il est magnifique ! C'est un livre de 350 pages reliés, avec un effet « vieux livre » très réussi. Hélas il est en anglais. C'est d'autant plus dommageable qu'il est entièrement consultable durant le jeu en français. Cette version anglaise du livre est surement liée au fait que ça coûte plus cher de l'imprimer en plusieurs langues qu'en une seule. Parlons d'ailleurs brièvement de la traduction française du jeu pour simplement dire qu'elle a bénéficié de beaucoup de soin. Je n'ai vraiment pas grand-chose à reprocher. C'est impeccable tout simplement.  

 


 

Voici le grimoire. Il est classe, hein ?

 



Et comme vous pouvez le constater, il est bien en français dans le jeu. Au passage, c'est l'occasion d'en apprendre davantage sur le monde de Ni no Kuni.

 

Voilà voilà, mon avis touche à sa fin. Ni no Kuni est une petite pépite de j-rpg à la fois moderne (le système de combat, les ennemis visibles à l'écran etc.) et old school (carte du monde, phase d'exploration). Son histoire intéressante et touchante, sa musique magistrale, son système de combat complet et agréable, et la multitude de choses que propose ce jeu en fait un must have ! Quant à la question du pingouin et de l'esquimau, je vous laisse avec cette dernière image… 

 



Voici un familier qui ressemble à s'y méprendre à un pingouin, non ? Et il est possible de les nourrir avec des glaces. On valide le pingouin et l'esquimau alors ?

 

 

Par Seraphim, terminé, le 01/04/13.  

Seraphim

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