Metal Gear Solid : Peace Walker

Metal Gear Solid : Peace Walker

Pays d'origine: 
Japon
Genre: 
Action, infiltration
Console(s): 
PSP (existe aussi sur PS3 et Xbox 360 dans la MGS Collection)
Éditeur: 
Konami
Développeur: 
Kojima Productions
Date de sortie originale: 
2010
Date de sortie en France: 
2010
Nombre de joueurs: 
1
Jouable en ligne: 
Non
Public conseillé: 
16 ans et +

Test

"Metal Gear Solid : Peace Walker constitue un véritable retour aux sources pour la Kojima Team, ce jeu se rapproche énormément de Metal Gear Solid 3: Snake Eater, peut-être pas au niveau de la construction en elle-même, mais dans tous les à côtés, à savoir une uchronie au Background bien pensé et travaillé. Le contexte est toujours le même : Guerre froide. Snake (Big Boss) a quitté les États-Unis après la trahison qu'il a subi auprès de son propre gouvernement et a fondé avec Miller (Master Miller de MGS I ) "Militaires sans Frontières", une organisation qui emploie des mercenaires qui n'obéissent à aucun État et qui aident les différents groupes révolutionnaires dans leur combat pour la liberté. 

Dans les années 70, la CIA s'est implanté en Amérique Centrale et essaie de tirer profit des différentes révolutions qui y fleurissent, un agent du KGB vient demander de l'aide à Big Boss afin qu'il infiltre le Costa Rica pour aider un groupe de Guérilleros déterminés à chasser les Américains venus "coloniser" leur pays. D'abord réticent, Snake changera d'avis lorsqu'on lui soumettra un enregistrement vocal où il croit reconnaître la voix de The Boss, son ancien mentor qu'il a lui-même tué. La présence d'une jeune fille enlevée et torturée par les agents de la CIA (Paz, "Paix") finira par le convaincre.
On se retrouve ainsi à nouveau dans la jungle, en Amérique Centrale cette fois-ci, en plein années 70, à combattre la CIA qui a fait pénétrer des missiles nucléaires sur le sol du Costa-Rica. Le gameplay est plus basique que celui du III, inutile de chercher sa propre nourriture ici, finis les casses-têtes pour trouver le camouflage adéquat, l'arme de base consiste un en pistolet tranquillisant qui endort les soldats ennemis au bout de quelques secondes.
Un point intéressant, comme Snake est le leader d'une bande de mercenaires, il peut choisir d'effectuer ses missions en Solo ou en Coop, avec d'autres soldats qui obéiront à ses ordres. En plus, au fur et à mesure que nous explorons les camps ennemis, on délivre des prisonniers qui rejoignent la MSF, ensuite on les assigne à un poste en particulier (infirmerie, cuisine, recherche et développement, combat, etc) ce qui élargit le champ d'actions de la Base Militaire. 

A côté de ça, on retrouve tout ce qui fait le succès des anciens MGS (le IV mis à part) : Une histoire complexe et parfaitement intégrée à la réalité historique, des personnages développés et attachants, un chara-design exceptionnel, une ambiance singulière, portée par des graphismes au rendu visuel bluffant pour de la PSP, un doublage de très grande qualité (les accents hispaniques sont superbement retranscrits, David Hayter se fend d'une excellente prestation en tant que doubleur de Snake - une constante), des musiques qui favorisent l'immersion, une mise en scène originale (une sorte de B.D. interactive) et bien entendu, des conversations radio qui nous en apprennent énormément sur la réalité économique, politique et sociale de l'époque, notamment concernant le Japon, l'Amérique Centrale et la Guerre froide entre les deux Super-puissances. Ajouté à cela des petits détails intéressants (l'absence de radar puisque ça n'existait pas à l'époque, pas de Codec, etc), on obtient un cachet unique et un contenu énorme. 

Et cet alliage donne un jeu passionnant et captivant. Limite un témoignage historique. Probablement le plus foisonnant de la Saga Metal Gear Solid.
Et puis entendre Snake dire : "Le Che ? Nah ... Je ne suis même pas digne de lui cirer les pompes", c'est assez saisissant."  

Ath, le 23/07/12

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