Kuon

Kuon

Titre original: 
Kuon
Genre: 
Survival Horror
Console(s): 
PS2
Éditeur: 
Nobilis
Développeur: 
From Software
Date de sortie originale: 
2004
Date de sortie en France: 
2005
Support: 
CD
Version: 
Française, voix japonaises ou anglaises
Nombre de joueurs: 
1
Jouable en ligne: 
Non
Prix: 
25€ en occas
Public conseillé: 
16 ans et +

Test

"Voici donc un Survival Horror se déroulant au Japon de l'ère Heian (794-1185). Adeptes de folklore qui fait frisonner, bonjour !
Comme vous l'avez compris, vous pouvez jouer une même histoire vue de deux points de vue différents. Je dirai même trois points de vue puisque terminer le jeu avec les deux personnages principaux débloque l'histoire avec un troisième protagoniste. A noter que plusieurs fins sont possibles pour chacun des personnages.
J'ai commencé le jeu avec Utsuki, jeune demoiselle à la recherche de son père dans le château. Celui-ci est hanté par de nombreux démons et la petite va devoir jouer de la lame pour s'en sortir, d'autant que sa soeur aînée (flippante par ailleurs) a également disparu. Je n'ai pas testé le second personnage qui semble être une prêtresse plutôt qu'une guerrière. Les personnages se croisent de toute manière au fil de l'aventure.
L'univers et le folklore japonais sont très bien retranscrits, on plonge véritablement dans un Japon féodal peuplé de créatures aussi grotesques qu'effrayantes. Le château et ses abords sont immenses et tout est plongé dans les ténèbres. La vue est fixe, souvent avec des angles de vue étranges, à la manière d'un Resident Evil. Vous ne voyez souvent pas grand chose, d'autant que votre personnage a juste une ridicule lanterne pour s'éclairer. Inutile de vous dire que la vue est à la troisième personne.  

La maniabilité du jeu est plutôt bonne, sauf peut-être en combat, votre personnage étant un peu lent à lancer ses attaques (physiques ou magiques). Utsuki possède un petit couteau (tantô peut-être) et vous récupérez rapidement des parchemins de sorts. Ceux-ci sont variés, allant de la flèche de feu à l'invocation de bestioles. Les parchemins sont assez peu nombreux et disséminés de ci de là, ce qui fait que se défendre devient vite une galère. Les ennemis sont évidemment de plus en plus nombreux et de plus en plus coriaces. Votre personnage a peu de vie et dès qu'il se fait toucher, il ne peut plus lancer de sorts et l'écran devient flou. Heureusement, vous pouvez utiliser de (rares) "potions" de soin ou méditer hors combat. Dans tous les cas, certains passages de combat sont difficiles à gérer. Notons la présence de "boss" et d'ennemis revenant au bout d'un moment. Un peu lourd lorsqu'il faut repasser X fois au même endroit.
L'ambiance du jeu est assez effrayante de base, car sombre et tortueux. Le château est labyrinthique et de nombreuses portes sont fermées au départ. Il vous faudra donc passer et repasser au même endroit pour pouvoir avancer. Et il se peut qu'à chacun de vos passages, il se passe quelque chose de nouveau... Les évènements "screamer" sont récurrents et j'ai couiné de nombreuses fois (après, je reste quelqu'un de très bon public à ce niveau). Notons de petites cinématiques flippantes, judicieuses et peu envahissantes. 

 

Autre élément flippant du jeu est le nombre limité de sauvegardes, à l'instar de nombreux autres survival horror. Elles sont représentées par de petits bateaux à déposer en des endroits précis du ruisseau. Ces points de sauvegarde sont rares et complique votre progression.
La durée de vie du jeu semble louable, j'ai passé 8h dessus sans terminer la première "mission". Après, il faut prendre en compte mon côté "pas douée", surtout sur ce type de jeu que je boude habituellement. Comme je le disais plus haut, plusieurs personnages, plusieurs fins possibles.
Graphiquement, c'est très joli et dynamique pour l'époque de la sortie du jeu. J'ai été surprise de constater la fluidité des mouvements des personnages et les effets spéciaux. Les décors sont également très beaux et les cinématiques agréables. Dommage que les personnages ne bougent pas la bouche lorsqu'ils parlent, ils semblent figés devant l'Éternel. Les artworks sont géniaux et tellement dérangeants... voir wallpapers).  

 

 

L'ambiance musicale est aussi au rendez-vous. Rien que la petite chanson de l'écran titre donne le ton. Petites filles qui chantent de manière glauque, grognements démoniaques, musique d'ambiance rare (mais c'est judicieux)... Tout est fait pour nous mettre mal à l'aise. Les voix des personnages sont bien choisies, sachant qu'on peut les avoir en japonais ou en anglais.  

Notons la présence d'un mini-jeu dans le jeu, le Sugoroku. Je n'y ai pas joué, je ne pourrai donc pas vous en parler. C'est un petit jeu de plateau avec des pièces, du un contre un, ressemblant au Backgammon. Vous pouvez affronter un de vos amis lors de cette phase.  

De nombreux items parsèment le jeu. Leur utilité apparaît parfois obscure, mais vous la découvrez au fur et à mesure. La plupart du temps, ils servent à compléter de petites énigmes ou à ouvrir des portes scellées par la magie. Rien de bien complexe en soit. 

Au final, ce jeu est plutôt bien fichu, assez effrayant sans être insupportable. Les graphismes sont chouettes, la maniabilité est globalement agréable et la difficulté est équilibrée. Un bon survival horror :)" 

DDG, le 22/11/12

Wallpapers

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