Illusion of Time

Illusion of Time

Pays d'origine: 
Japon
Genre: 
Action-RPG
Console(s): 
SNES
Éditeur: 
Enix (JP), Nintendo (EU)
Développeur: 
Quintet
Date de sortie originale: 
1993
Date de sortie en France: 
1995
Support: 
Cartouche
Version: 
Française
Nombre de joueurs: 
1
Jouable en ligne: 
Non
Prix: 
20€€ d'occasion
Public conseillé: 
7 ans et +

Test

Nommé Illusion of Gaia outre Atlantique, cet Action-RPG est très apprécié des connaisseurs du genre.
L'histoire est de prime abord plutôt banale. Un gamin orphelin se voit propulsé dans une quête de sauvegarde du monde. Il est un élu, possédant des pouvoirs offerts par une déesse, Gaïa. Accompagné de ses amis, Paul (dans la version française) va écumer le monde à la recherche de statues lui permettant d'éviter la terrible catastrophe : une comète va s'écraser sur Terre, commandée par la Tour Pandémone.
Plusieurs détails apportent de l'originalité au titre. D'une part, les pouvoirs de Paul sont particuliers : il peut se transformer, ou plutôt se grandir, afin de décupler sa puissance. D'autre part, le héros combat avec... une flûte, rose de surcroît. Ridicule au possible, c'est pourtant un objet central du jeu, puisque les mélodies que vous apprenez au fur et à mesure de votre périple vous permettent d'avancer.
Autre touche d'originalité, l'histoire est souvent narrée à la troisième personne, comme si nous vivions un conte. C'est sympathique comme tout mais donne parfois des moments d'attente très longs pour pas grand chose. J'ajouterai à cela un truc qui m'horripile au plus haut point, dans le même genre : dès que le héros trouve un objet important, nous avons la petite musique de victoire, certes, mais aussi un texte hyyyyper long à se dérouler, juste pour te dire que tu as trouvé un truc. Rageant.
Vous explorez donc différents donjons et villages en vue à la troisième personne, en 2D. Votre personnage ne peut pas sauter, mais courir. Il peut interagir avec l'environnement dans une moindre mesure, notamment lorsqu'il faut chercher des passages secrets. Le voyage entre les différents points de la map se fait de manière dirigée : pas d'exploration sauvage. A noter que cette fameuse map est moche au possible, surtout lorsqu'un zoom est effectué sur les personnages qui ne deviennent, de fait, qu'un gros tas de pixels.
Dans les donjons, il y a évidemment des ennemis. Généralement peu agressifs, vous les tuez à grands coups de flûte, dans un système de combat temps réel banal. Pas de pouvoirs incroyables, juste des coups de flûte. Possibilité d'utiliser des objets pour vous soigner, etc. L'inventaire ne contient que 16 emplacements, ce qui est relativement peu. Pour le côté RPG, vous pouvez augmenter votre force et votre défense en récupérant des items tombant de manière aléatoire. De même, vous récupérez des grenats vous permettant, au bout de cent, d'avoir une "vie" supplémentaire. Pas de gestion d'équipement (armes, armures). Lorsque vous êtes transformé, vous combattez à l'épée, vous avez quelques pouvoirs, et vous êtes quand même vachement plus classe. Mais du coup, pas possible d'utiliser les pouvoirs de la flûte (mélodies).  

Le jeu n'est pas difficile en soit, sauf peut-être quand vous êtes bêtement bloqué en ne sachant où aller ni que faire. C'est énervant, d'autant qu'on ne vous donne souvent aucune indication dans les donjons. Vous avez certes accès à une carte, mais celle-ci ne vous indique que les monstres et les trésors. Youpi quoi.
Graphiquement, c'est assez joli pour l'époque, avec des couleurs plutôt réalistes et un souci du détail remarquable. Un dynamisme agréable dans l'environnement, même si parfois c'est illogique : les cheveux du héros flottent au vent, mais ceux des villageois à côté sont raides comme des piquets. Le chara-design est sympa sans être original, dans un style heroic-fantasy. J'aime beaucoup le design de Gaïa, qui vous sert accessoirement de point de sauvegarde (dans un portail inter-dimensionnel).
On n'entend pas le son de la voix des personnages, mais tous ont des dialogues bien sentis. C'est parfois drôle, d'autant que le héros parle aussi (ce qui est rare). Les thèmes musicaux sont chouettes, j'aime beaucoup ce style.   

A noter que la transformation du héros s'appelle Chrysaor. Oui, on dirait un nom de Pokemon. Et soulignons l'inutilité de certains personnages, comme la princesse et son cochon débile. M'enfin, il en fallait bien une, hein ! Mais je dis ça, je n'ai pas fini le jeu (oui je sais, je suis peu persévérante).  

Voilà, un vieux action-RPG comme on les aime !  

DDG, le 04/01/12

Voir aussi Wild Arms ou encore Breath of Fire

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