Guardian's Crusade

Guardian's Crusade

Genre: 
RPG, aventure
Console(s): 
PS1, PSNetwork (JP)
Éditeur: 
Activision
Développeur: 
Tamsoft
Date de sortie originale: 
1998 (PS1), 2009 (PSN)
Date de sortie en France: 
1999
Support: 
CD
Version: 
française
Nombre de joueurs: 
1
Jouable en ligne: 
Non
Public conseillé: 
3 ans et +

Test

"J'avais possédé ce jeu étant petite, mais je l'avais échangé contre un autre. Nostalgique, je l'ai racheté pour trois miettes de pain sur Internet.
L'histoire est d'une banalité presque affligeante. Vous êtes un jeune garçon courageux et bâti pour l'action à qui l'on demande de livrer un bébé d'une créature inconnue très loin de chez vous. Évidemment, de nombreuses embûches vous séparent de votre destination, et il vous faudra combattre bien des monstres terrifiants.
Vous êtes accompagné dans votre quête par votre amie de toujours la petite fée Néhani (oui, comme dans Zelda (The Legend of) : A link to the past et tous les jeux de cette série). Celle-ci vous sert de porte-parole et intervient parfois dans les combats, de manière souvent inutile. Vous êtes aussi suivi par Bébé, le petit monstre chewing-gum rose. S'il ne combat pas au départ, il finit par donner un coup de patte. Sa particularité est qu'il peut se transformer de bien des façons et que vous ne le gérez pas en temps que tel lors des combats. Vous pouvez simplement lui demander d'attaquer, de se défendre... Plus une tactique à adopter que des ordres en particulier. En dehors des combats, Bébé réagit un peu comme un chien, vous pouvez lui demander d'aller chercher des objets, etc. Il existe d'autres interactions avec Bébé, mais je vous laisse les découvrir par vous-mêmes. 

Le déplacement s'effectue à la vue 3/4 du dessus, avec une caméra pouvant tourner à 360° autour du héros. Bébé est visible et vous suit en sautillant. Vous pouvez marcher ou courir, mais pas sauter. Les monstres sont visibles sur les cartes sous forme d'espèces de spermatozoïdes à la couleur changeante. Ils sont roses s'ils sont à peu près de votre niveau, blancs s'ils sont plus faibles que vous et roses sombres s'ils sont plus forts que vous. Leur niveau d'hostilité varie en fonction de cela. Ils vous fuiront s'ils sont blancs. Il n'est ni aisé, ni recommandé d'esquiver les monstres. Ils sont parfois surpuissants et, s'ils vous attaquent par derrière, vous risquez de commencer le combat avec un handicap d'un tour. Ils vous apportent par ailleurs de l'expérience nécessaire à votre montée de niveau.
Car classiquement, votre héros et Bébé montent de niveau et leurs caractéristiques avec. Vous pouvez équiper Paladin comme un véritable chevalier, et il est possible d'utiliser des tas d'objets pendant et hors combat. La place dans votre inventaire est cependant bien limitée. Attention donc à bien gérer vos stocks, d'autant qu'il est parfois facile à diminuer. Vous pouvez par ailleurs interagir avec l'environnement, comme en fouillant des coffres ou chez les habitants. Des mini-énigmes vous attendent, mais rien de bien ardu.  

Les combats se déroulent au tour par tour, avec Paladin ajouté de Bébé. Rapidement, vous pourrez aussi faire appel à des jouets vivants, invocables jusqu'à ce qu'il y ait cinq personnes maximum sur le terrain. Les jouets sont assez nombreux et variés ; certains restent jusqu'à ce qu'on les détruise, d'autres partent au bout d'un temps donné (souvent un unique tour). Il est nécessaire d'avoir des points spirituels (je crois que ça s'appelle ainsi) pour pouvoir les invoquer. La plupart sont uniquement faits pour infliger des dégâts, mais certains sont utilisables hors combat, pour afficher la carte du monde par exemple. Ce système de jouets est assez fun et bien trouvé.
Graphiquement, c'était plutôt bien fait pour l'époque. Le fait que l'ensemble du monde et des personnages soient en 3D lisse était appréciable car évitait les tas de pixels immondes. Le chara-design est spécial, certains monstres ne ressemblent à rien. Une vraie recherche semble avoir été faite pour les jouets, qui sont fun. Les transformations de Bébé restent très drôles à voir. On note par contre un effet figé en fin de combat plutôt moche. Les cinématiques sont sympa, lisses et rondes, voire SD. 

 

La musique est assez horripilante. Répétitive, elle tape rapidement sur les nerfs, surtout lorsqu'elle est additionnée de bruitages à se pendre. Le bruit des débuts de combat est insupportable, comme celui de certaines scènes (le gars qui descend du ciel...). Je crois par contre qu'on finit par s'habituer avec le temps, car je n'ai jamais joué sans son. Seul Néhani la fée "parle", Paladin reste muet tandis que Bébé émet des gargouillements sans signification. Pas de véritables voix bien sûr, que du dialogue écrit. 

Je terminerai en disant que l'univers même du jeu reste mignon et destiné aux enfants. Les dialogues sont naïfs et les personnages pétris de bonnes intentions. L'ensemble reste classique et n'apporte rien de novateur, surtout aux joueurs de RPG acharnés. Il plaira cependant aux nostalgiques et aux adeptes des jeux sans prétention. J'ai adopté." 

DDG, le 01/03/11

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