Evil Within (the)

Evil Within (the)

Pays d'origine: 
Japon
Genre: 
Survival Horror
Console(s): 
PS4, PS3, PC, Xbox One, Xbox360
Éditeur: 
Bethesda Softworks
Développeur: 
Tango Gameworks Studio
Date de sortie originale: 
14 octobre 2014
Date de sortie en France: 
14 octobre 2014
Support: 
Blu-ray, DVD
Version: 
française
Nombre de joueurs: 
1
Jouable en ligne: 
Non
Prix: 
47€
Public conseillé: 
18 ans et plus

Test

Une des choses que je trouve regrettable concernant les genres de jeux vidéo est qu'ils tendent vers un modèle hybride. Par exemple, les j-rpg tels qu'on les a connus à l'époque PS1 n'existe plus vraiment maintenant. C'est aussi le cas des Survival-Horror. A l'époque de Silent Hill 2 l'horreur primait, pour Resident Evil, le jeu était assez effrayant et il fallait vraiment survivre en économisant nos munitions au maximum. Depuis le quatrième opus, une dimension action est apparue, probablement pour plaire à un public plus large. Dès lors, il est difficile de trouver des jeux AAA que l'on peut vraiment classer comme étant Survival-Horror. La plupart du temps, il faut se tourner vers des productions à petit budget, voir carrément vers des jeux indépendants. On peut citer des jeux comme Slender ou encore Outlast, mais en AAA je n'ai pas de nom qui me vient à l'esprit. Est-ce le cas de ce The Evil Within

Oui, l'ambiance du jeu est sympa, j'aime bien.

 

Le jeu commence assez brutalement. Notre héros, Sebastian et ses coéquipiers arrivent sur le lieu d'un massacre et alors qu'ils sont en train d'inspecter la scène de crime, ils se font agresser par un individu à l'allure peu commune et peu rassurante. Sebastian se réveille suspendu par les pieds. Un horrible monsieur dont la tête a été remplacée par une sorte de petit coffre-fort est en train de découper de la viande (chair humaine ?). Va s'en suivre un aperçu de ce que va proposer le jeu. Sebastian va être poursuivi par une bonne partie des monstres importants de l'histoire, il devra en même temps éviter des lames tranchantes, se cacher dans divers endroits pour leur échapper etc etc. Je n'ai pas trop apprécié ces vingt premières minutes, j'ai trouvé que c'était too much, je me suis senti oppressé trop vite. Le deuxième chapitre quant à lui une deuxième facette du gameplay. Nous sommes dans une sorte de zone ouverte en pleine air et on est assez libre de faire ce que l'on veut, d'aller où on le désire. Les zones ne sont pas très grandes mais suffisamment pour ne pas se sentir dans un jeu à couloirs. Ce qui est différent d'un Resident Evil 4 par exemple est une petite dimension infiltration rajoutée. Il est possible de s'approcher furtivement d'un ennemi et le tuer d'un coup de couteau afin d'économiser des balles. Cela rappelle The Last of us mais en plus « accessible » (comprenez par là qu'on n'a pas besoin de fabriquer nos surins pour tuer furtivement un monstre). Toujours concernant les éléments qui rappellent cet excellent jeu, il y a la possibilité de ramasser des bouteilles et de s'en servir soit pour appâter un ennemi ou soit de lui jeter dessus afin de l'étourdir afin de pouvoir le tuer facilement. Dans cette même optique d'économiser les balles, il est d'ailleurs possible de brûler le corps de nos ennemis qui sont à terre moyennant une allumette que l'on trouve. Le gameplay est globalement sympa même s'il va falloir quelques instants pour en découvrir toutes les subtilités. 

 

Tiens-toi à carreau Pyramid's Head car voici venir Coffre-man !...

 

Graphiquement, le jeu est suffisamment joli. J'ai testé la version PS4. C'était plutôt fluide. Évidemment, on pourra exiger plus d'un jeu next-gen, mais je n'ai pas vraiment pas trouvé le jeu moche et puis il ne faut pas oublier que The Evil Within est un jeu cross-plateforme. En revanche, un élément ne plaira probablement pas à tout le monde; c'est l'utilisation des bandes noires pour donner un effet cinéma au jeu. C'est plutôt réussi mais en revanche cela a un impact négatif sur la lisibilité de l'action et tout simplement la visibilité du terrain. C'est un peu dommage dans un premier temps mais on finit par s'y faire. 

 

Je vous présente Ruvik, accompagné par les fameuses bandes-noires ! *clap clap*.

 

L'ambiance sonore est assez irréprochable. Elle met bien dans l'ambiance du jeu, souvent oppressante. En plus de cela, chaque monstre a ses bruits propres donc on finit par savoir ce qui nous attend juste en tendant l'oreille. L'utilisation d'une musique classique toute douce pour nous indiquer un point de passage vers notre endroit de repos est une bonne idée même si ce n'est pas très original. 

 

 C'est par le biais de certains miroirs que l'on entre dans notre lieu de repos.

 

Parlons d'ailleurs de cet endroit de repos, il s'agit d'une sorte d'hôpital psychiatrique dans lequel il va être possible de sauvegarder, d'utiliser des clefs que l'on récupère tout au long du jeu et surtout d'augmenter les caractéristiques de notre héros (et le moins que l'on puisse dire, c'est qu'il en a besoin !!!), de booster les armes etc. en utilisant une sorte de gel vert que l'on ramasse dans le décor ou que le récolte sur les dépouilles des monstres. 

 

 

C'est ici que vous allez pouvoir améliorer vos compétences.

 

L'aventure est assez plaisante à suivre. On a l'impression d'être dans une sorte d'esprit torturé ce qui va se ressentir à la fois dans l'architecture des décors, mais aussi dans la transition assez particulière d'un décor à un autre. C'est d'ailleurs intéressant de voir comment évolue notre lieu de repos. De plus, l'aventure est relativement longue. A l'heure où j'écris ces lignes, j'en suis au chapitre 14 pour presque 18h de jeu. Ce n'est pas mal du tout un Survival-Horror. 

 

 

Cela me rappelle vaguement Silent Hill premier du nom...

 

Globalement, The Evil Within est un très bon jeu. En réalité, il n'y a qu'un seul point qui me chiffonne beaucoup. Ce jeu possède une dimension « die and retry » beaucoup trop poussé à mon goût. Ce n'est pas que je n'aime pas cela d'habitude, j'ai adoré Dark Souls par exemple. Mais dans ce jeu, ça m'a dérangé, on meurt assez souvent gratuitement sur certaines énigmes, la même chose à cause du terrain parfois, et la palme revient au boss qui demande un apprentissage. Il m'est arrivé de passer plus de trente minutes sur 2 boss. Enfin, ce n'est pas que je n'aime pas le challenge, mais ça m'a paru trop gratuit. M'enfin, ça n'enlève rien à toutes ses qualités. 

 

 

Quand je vous disais que les décors étaient variés !

 

Quel dire de plus ? The Evil Within est un très bon jeu. Il revient un peu à la base de ce qu'était le Survival-Horror à ses débuts tout en incorporant des idées de gameplay à des jeux récents (The Last of Us par exemple). Ce melting pot est plutôt réussi. L'ambiance est oppressante, les phases de gameplay sont suffisamment variées, c'est plutôt joli, l'histoire se laisse suivre, la durée de vie est bonne. Mon seul vrai problème est son côté « die and retry » que je n'ai pas aimé. Pour le reste, je n'ai rien à lui reprocher. Si vous êtes fan de Survival-Horror, The Evil Within devrait vous satisfaire ! 

Par Seraphim, presque fini, le 23/10/14.

Commentaires

Inscrivez-vous ou connectez-vous à votre compte pour laisser un commentaire.

Vous êtes ici