DreadOut

DreadOut

Pays d'origine: 
Indonésie
Genre: 
Survival Horror
Console(s): 
Ordinateur, tablette, PS4
Éditeur: 
PT Digital Semantika Indonesia
Développeur: 
Digital Happiness
Date de sortie originale: 
2014
Date de sortie en France: 
2014
Support: 
Dématérialisé
Version: 
anglaise
Nombre de joueurs: 
1
Jouable en ligne: 
Non
Public conseillé: 
16 ans et +

Test

"Je commencerai en disant que je n'ai pas joué au jeu. Par contre, j'ai regardé deux youtubeurs français y jouer en long, en large et en travers.
Dread Out est un petit jeu indépendant indonésien crée sous Unity. A la lecteur du résumé, vous avez forcément pensé à la série des Fatal Frame, nommée Project Zero en France. En effet, il est là aussi question de fantômes dont on peut se défendre via un appareil photo, que ce soit un numérique ou via un téléphone portable. En somme donc, rien de bien original. A ceci près que nous ne naviguons pas dans les eaux troubles du folklore japonais mais bel et bien dans celles de l'Indonésie. Et là, je dois vous dire que je n'y connais absolument rien en la matière. De fait, je crois que cela m'a portée préjudice pour véritablement comprendre les ficelles du scenario, notamment la fin du chapitre 2.
Car oui, deux chapitres sont sortis à l'heure actuelle, et nous ignorons si un troisième verra le jour. En tout cas, la fin du second pourrait très bien clore le jeu sans frustration (juste avec un poil d'incompréhension). Le jeu est disponible sous Steam pour une poignée d'euro.
Les graphismes sont laids pour un jeu vidéo actuel, mais on peut relativiser via le fait qu'il est fait avec Unity, qu'il est indépendant et qu'il est indonésien. Je ne crache pas dans la soupe, mais je ne pense pas que ce pays soit à la pointe en terme de vidéoludisme. Après, quand on est habitués aux jeux PS2, ça passe très bien. Le chara-design des divers fantômes que l'on croise est très réussi. Ils font tous froid dans le dos, la plupart sont même particulièrement glauques. De fait, je trouve l'ambiance visuelle assez bonne. Les décors sont classiquement délabrés mais plein d'exotisme et de petits détails croustillants. D'ailleurs, attention à votre manière d'explorer, pas mal de pépites sont cachées çà et là.  

 

En terme d'histoire, nous avons dit que ce n'était guère original. Une jeune fille seule face aux fantômes, avec juste son téléphone / appareil photo, c'est du déjà vu. Dans les faits, certains puzzles sont plutôt ingénieux bien que parfois tirés par les cheveux. Mais rassurez-vous, c'est à la portée de tous si on prend un peu son temps (mais qui en a envie quand on s'attend à se manger un spectre ?). Si l'ambiance de fond n'est pas mauvaise, les screamers sont assez présents. J'ai pas mal sursauté et même détourné les yeux à plusieurs reprises dans la crainte de me faire surprendre. Niveau horreur et frisson, le contrat est à mon sens rempli.
La musique y joue d'ailleurs un grand rôle. Folklorique, elle est assez stressante, mais pas autant que lorsque le silence se fait. Rien de plus angoissant à mon sens. Les bruitages sont quelconques.
Niveau maniabilité, il y a quelques coquilles, mais rien de bien probant apparemment. Vous déplacez le personnage en vue à la troisième personne avec possibilité de passer en vue subjective via le téléphone / appareil photo. Lorsque vous vous mouvez ainsi, vous devenez très lent, mais aussi très "lucide". Vous découvrez de nouvelles choses, notamment des fantômes, et vous pouvez aussi les combattre à grands coups de flash. A noter que vous pouvez conserver vos clichés, mais je doute de cette utilité vu comme vous serez amenés à mitrailler par moments...  

 

Le jeu est en anglais, mais un patch français existe peut-être...
Notons enfin qu'un film indonésien sur le sujet est sorti. Il semblerait disponible sur Youtube. Libre à vous de le regarder (sans moi !). 

Bref, un petit survival horror indonésien moche mais à la bonne ambiance. Après, la communauté reste mitigée dessus..." 

DDG, le 11/03/2015

 

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