Atelier Annie : Alchemists of Sera Island

Atelier Annie : Alchemists of Sera Island

Pays d'origine: 
Japon
Genre: 
RPG, gestion
Console(s): 
Nintendo DS
Éditeur: 
Gust
Développeur: 
Nis America
Date de sortie originale: 
2009
Date de sortie en France: 
non prévu
Support: 
Cartouche
Version: 
anglaise
Nombre de joueurs: 
1
Jouable en ligne: 
Non
Public conseillé: 
7 ans et +

Test

Ah ! Un bon petit jeu original et complet ! Dommage qu'il ne soit sorti qu'aux USA (et au Japon) pour l'instant.
Pour faire simple, Atelier Annie, c'est quoi ? Et bien un RPG mêlant alchimie, gestion commerciale et combats, dans la lignée des jeux Atelier (en France, on connaît surtout Atelier Iris). Parlons-en plus en détail, étape par étape.
Commençons par les graphismes. Plusieurs styles se mélangent pour donner une ambiance mi heroic-fantasy, mi village européen des années 30. Les bâtiments font très Allemagne du début du siècle. Lors des déplacements et des combats, les personnages sont tous en mode SD (grosse tête, petit corps... ici, en l'occurrence, pas de nez ni de bouche), ce qui est plutôt spécial. Lors des phases de dialogues, les personnages sont dessinés façon manga classique, avec un chara-design fort sympa. Je trouve en effet les costumes très élaborés et les monstres plutôt mignons (ça dépend desquels bien sûr). Niveau couleur, les tons changent en fonction des endroits mais c'est globalement plutôt lumineux. Le rendu des objets et autres dans l'inventaire est simple mais sympa.
Les déplacements se font sur des plans fixes pris dans une carte fixe elle-aussi. On se déplace de plan en plan via la grosse carte résumée sous forme d'onglets. Le temps ayant une grosse importance dans le jeu, chaque déplacement vous coûtera un ou plusieurs jours de marche, pareil pour les investigations hors de la ville (pour aller chercher des ingrédients ou des monstres). A ce niveau, je trouve que le temps passe extrêmement vite. C'est un peu dommage (mais au fond logique) de perdre trois jours pour chercher et ramasser quelques poignées d'herbes et de baies, d'autant que vous avez un temps imparti pour les quêtes principales (et parfois pour les quêtes annexes). 

Pour rebondir là-dessus, il faut savoir que vous êtes plutôt libre de faire ce que vous voulez. Plusieurs endroits vous proposent des quêtes annexes perpétuelles, en premier lieu la guilde des aventuriers. Là-bas, vous faites des missions du style ramassage d'ingrédients, ces missions vous rapportant argent et popularité pour votre boutique. Car oui, votre but premier est de tenir correctement votre boutique de produits manufacturés pour obtenir les fonds nécessaires à la reconstruction de l'île de Sera. Chaque nouvelle "facilité" installée (comme le parc) vous permet d'obtenir des revenus supplémentaires, si tant est que le lieu soit populaire et bien entretenu. Il vous suffit pour cela de payer des améliorations et de faire les quêtes du gérant de l'endroit. Le tout est assez répétitif et long mais on se prend facilement au jeu et cela devient vite addictif.
Autre but dans ce jeu (car les fins sont multiples, voire illimitées), vous pouvez augmenter à fond votre niveau d'alchimie en confectionnant sans relâche plein d'objets divers et variés. Certains objets sont d'ailleurs nécessaires pour achever quêtes annexes et principales. A mesure que votre niveau augmente, l'alchimie devient plus facile et le résultat certain. Le niveau de votre chaudron augmente aussi, et vous pouvez même en obtenir de nouveaux. De même, via la bibliothèque, vous pouvez augmenter votre panel de recettes et ainsi confectionner des choses plus rares et plus chères. C'est un autre moyen d'obtenir de l'argent. Ce moyen est cependant plus fastidieux que la gestion de la boutique, qui au fond se résume à bien choisir son vendeur et à augmenter sa popularité du mieux qu'on peut.  

Dernier style de jeu proposé, vous pouvez vous la jouer héros en augmentant votre niveau général. Comme un RPG, vous avez équipement, coups spéciaux et magie (bien que je n'aie encore pu la débloquer), et de multiples statistiques à faire grimper (automatiquement cependant) comme la force ou la vitesse. Vous pouvez avoir trois personnages en tout dans votre équipe, mais le choix est grand, surtout que vous devez garder Annie. Le plus simple est de tester les personnages pour voir ceux qui vous conviennent le mieux. Pour ma part, c'est Gillian et sans doute Kilbert. Les combats se font sur une double grille de six cases chacune, en mode SD. Chacun son tour, monstres et équipe s'attaquent. Il est à noter que les personnages et les monstres parlent plus ou moins à chaque coup, ce qui est sympa. Je ne peux pas m'empêcher de dire "kawaii !" quand les espèces de lapins roses vous défient avant d'attaquer. A part ça, les combats sont courts et assez peu nombreux, seulement disponibles sur les plans de fouille d'ingrédients.
Pour virer au niveau de cette fouille, j'ai oublié de mentionner qu'elle se fait juste en appuyant sur un bouton. Les ingrédients viennent au hasard selon l'endroit où vous cherchez (les lieux sont indiqués par un point d'interrogation). C'est donc simple mais prend du temps.
Musicalement, je trouve ça très gai et adapté. Les musiques changent en fonction des endroits et des situations, et à chaque fois, ce n'est ni lourd ni mauvais. C'est agréable de jouer avec le son, pour une fois. Par contre, ce qui devient chiant à la longue, ce sont les personnages qui parlent en japonais et qui disent toujours la même chose, comme Annie quand on se rend sur la carte générale. C'est marrant au début, mais ça devient vite lourd. A noter que les personnages parlent juste pendant les dialogues importants et lors des menus (comme les boutiques). Pour le reste, ils sont muets (et ça c'est cool).  

Niveau histoire, c'est assez bateau, quand on y pense. Annie est une grosse feignante que son grand-père décide de secouer de manière radicale. Le fait qu'elle soit consignée sur une île pendant 3 ans est original, surtout qu'elle doit la remettre en état au moyen de l'alchimie, procédé qu'elle ne connaît pas au départ. S'ajoute à cela une Annie complètement obnubilée par le mariage, ce qui la motivera d'ailleurs dans l'alchimie. En effet, le roi de Sera offre la main de son fils à quiconque réussit le concours d'alchimie de l'île. Y'a de quoi motiver notre Annie "shôjo". De manière globale, on se fout un peu de l'histoire princeps, plusieurs petits éléments apparaissant régulièrement quand on change de plan (genre Gillian qui s'ennuie et qui embête Hans en plein travail). Ces éléments ne servent à rien mais ils permettent de couper dans la monotonie du système de jeu et d'apporter une grosse touche d'humour. J'adore quand Kilbert, le gros baraqué qui ne semble pas avoir d'état d'âme, s'insurge contre un mur invisible alors que c'est juste la poignée de son immense épée qui ne passe pas la porte. Bref, c'est agréable à suivre et toujours plein de surprises.
Mentionnons enfin la présence de mini-jeux usant du stylet, le jeu étant entièrement avec les boutons.  

En bref, un très bon jeu qui, je l'espère, passera bientôt l'Atlantique pour arriver chez nous en français." 

DDG, le 10/10/09

Pour un jeu mêlant gestion et RPG : Rune Factory : A Fantasy Harvest Moon

Note : Les noms sur les wallpapers ne sont pas ceux de la version américaine (comme j'en parle plus haut, Jalia = Gillian).  

Wallpapers

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