Sakuran

Sakuran

Titre original: 
Sakuran
Pays d'origine: 
Japon
Genre: 
Drame, historique
Éditeur français: 
Eurozoom
Date de sortie originale: 
2006
Date de sortie en France: 
2008 (2009 en DVD)
Durée: 
1h50
Support: 
Cinéma, DVD
Prix: 
4,99€

Opening/Ending

Bande-son diverse mais souvent chantée par Anna Tsuchiya (notamment l'ending).

Avis

"Je suis tombée dessus par hasard, et l'affiche m'a plu. J'ai apprécié le film en soi, mais en étant tout de même un peu déçue.
Sakuran, c'est l'histoire d'une petite fille qu'on vend à une maison close et qu'on destine à devenir prostituée. Elle devient rapidement courtisane, puis Oïran (c'est-à-dire courtisane favorite qui a tous les droits), malgré ses réticences et son tapage.
Dès le début du film, on se dit que la gamine, puis la jeune femme, ne va pas s'en laisser conter, son regard trahit sa fougue et son envie de révolte. On a donc droit à ses frasques, puis ses punitions. Mais je pensais que cela aurait été plus loin, que Kiyoha en aurait plus fait baver à ses consoeurs et clients. Finalement, ça reste réaliste dans le sens où elle refait plus ou moins le monde dans son esprit sans toutefois pouvoir changer grand chose dans la vie.
L'actrice qui joue l'héroïne n'est autre que la voix chantée de Nana. Anna est une femme assez captivante faute d'être réellement jolie. En courtisane, elle est terriblement classe, et son regard et ses manières sont juste géniaux. Je me suis demandée dans un premier temps si cette femme (que je n'avais jamais vu avant) n'était pas occidentale, avec ses grands yeux et son visage plutôt rond. En fait, elle est japonaise et le rôle de courtisane rebelle lui va comme un gant. Très bon choix et très bon jeu d'acteur.
L'histoire vogue sur l'historique et le dramatique. D'abord, on nous présente plus ou moins fidèlement la vie à l'intérieur des maisons closes, des patrons exigeants aux consoeurs langue de vipère. A n'en pas douter, la vie dans un lieu hermétique où le client est l'unique gagne-pain ne doit pas être facile, surtout pour Kiyoha qui ne rêve que de liberté. Nous avons évidemment droit à quelques scènes érotiques, on ne voit rien en détail, mais les scènes sont tout de même là. Et bon dieu que c'est sensuel... Sinon, on suit une ou deux histoires d'amour finissant plus ou moins bien, c'est aussi ça, être une maîtresse. L'aspect le plus important du film reste son côté dramatique, avec la déperdition de Kiyoha et des autres filles, et les histoires des clients. J'ai beaucoup apprécié, c'est dynamique et vraiment bien ficelé. Et terriblement poétique.
Les décors du film sont grandioses. La ville est fade et grise comme un jour de pluie tandis que, en contraste extrême, la maison close est colorée, digne du paradis. J'aimerai beaucoup avoir une pareille maison... Les costumes ne sont pas en reste, et les coiffures et le maquillage subliment l'ensemble. Non, vraiment, le monde des courtisanes est un monde à part, fait d'artifices et de poésie hors du temps.
La bande-son est vraiment originale dans le sens où on n'a pas droit à du traditionnel comme à l'époque, comme on aurait pu s'y attendre. C'est souvent des titres étrangers, anglais ou américains, qu'on a déjà entendu par ailleurs. Et puis Anna chante aussi souvent, avec sa voix cassée mais sublime, ce qui colle très bien aux courtisanes, belles mais ruinées à l'intérieur.  

Voilà, en bref, un bon film sur les courtisanes, mais surtout sur une femme qui espère et désespère de sa situation, comme beaucoup d'autres." 

DDG, 28/03/10, film vu.

Histoire de courtisanes avec : Geisha ou encore Sonezaki Shinjû.

Wallpapers

Wallpaper/fond d'écran Sakuran / Sakuran (Films)Wallpaper/fond d'écran Sakuran / Sakuran (Films)Wallpaper/fond d'écran Sakuran / Sakuran (Films)

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