Nicky Larson et le Parfum de Cupidon

Nicky Larson et le Parfum de Cupidon

Titre original: 
Nicky Larson et le Parfum de Cupidon
Pays d'origine: 
France
Genre: 
Humour, action, ecchi, policier
Date de sortie en France: 
15 décembre 2018 (avant-premières), 6 février 2019
Durée: 
1h31
Support: 
Cinéma

Opening/Ending

Ending: "Nicky Larson ne craint personne" par Jean-Paul Césari

Bah quand même, fallait bien ^^

Avis

On le sait, les adaptations de manga en film avec prise de vue réelle sont très souvent casse-gueule. Quand ce sont des japonais aux commandes où l’on se retrouve souvent avec un résultat médiocre, tout comme des étrangers où ça vire au navet. Cependant, à l’annonce de la sortie de ce film, français, ma curiosité était piquée. Je me disais que pour oser adapter City Hunter (Nicky Larson), il fallait avoir une idée derrière la tête.

 

J’avais vu quelques années avant Babysitting du même réalisateur, que je n’avais pas franchement aimé ce n’était pas du tout mon délire. Mais on a pu y voir un peu son attrait pour la culture geek (une scène en particulier que je ne spoilerai pas, néanmoins si vous avez vu ce film vous savez celle à laquelle je me réfère, d’ailleurs le moment qui m’avait vraiment fait rire). Ce n’était donc pas entièrement déconnant de le voir se lancer avec ses acolytes dans cette entreprise.

Très vite, le film nous met dans le bain, scènes d’action et humour graveleux et salace à gogo avant ensuite de nous présenter ce qui constituera le nerf de la guerre. On s’habitue assez vite à ces trombines françaises incarnant les personnages de Tsukasa Hojo, Nicky, Laura et Mammouth étant assez réussis. Ensuite niveau histoire, quelques éléments principaux du manga sont repris mais globalement c’est une aventure à part.

Oui c’est complètement débile du début à la fin. Oui l’histoire est très prévisible dans les grandes lignes. Cependant, si on aime l’humour farfelu, au ras de la ceinture, décalé, ce film est à se pisser de rire presque en permanence (donc oui, c’est mon cas). La machine se met en route et ne s’arrête plus. Les farces réussissent à se renouveler tout en ayant une part de running gags. Ça part complètement en vrille et les scènes s’enchaînent à vive allure, offrant quelques rebondissements barjo. Une chose est sûre: tout le monde en prend pour son grade! Mention spéciale aussi au passage en mode FPS, qui m’a rappelé Far Cry en particulier, qui ne déborde pas d’originalité quand on passe après un Kick-Ass, forcément, mais qui ajoute une touche en plus de saugrenu.

 On pourra un peu regretter que le côté crétin du personnage de Nicky Larson soit beaucoup plus exploité que ses côtés classe, toutefois il aura quand même ses petites gloires (de très courte durée ). Les nouveaux personnages ne seront pas mémorables, mais ils apportent aussi leur bon lot de rigolade Je regrette quand même que Mammouth n’ait pas été davantage exploité. Ainsi qu’Hélène (Saeko), qui est à côté de la plaque en terme de casting et qu’on ne voit presque pas.

Le film propose aussi quelques séquences de flash-back pour situer un peu les éléments de fond de l’histoire du manga dans une tonalité moins fofolle. Ça dénote un peu, certes, d'un autre côté, comme on ne s’éternise pas dessus, ce n’est pas dérageant. Dans cette optique aussi, le film comporte aussi sa dose de fan service: le marteau de Laura, des thèmes musicaux originaux repris, des cameo clin d’œil, etc. . Heureusement, c'est utilisé sans excès pour rester appréciable et ne pas prendre le pas sur tout le reste.

 

Ce film, c’est du Nicky Larson non censuré et no brain XD. Mais si vous aimez l’humour foldingue et ultra salace combiné à de la baston, vous en ressortirez hilare, je crois que la dernière fois que j'avais autant ri au cinéma, c'était devant le premier Deadpool. Avec un travail d’adaptation tout à fait correct, accordez-lui sa chance
(Quelques parents avaient emmené leurs enfants, grossière erreur!)

 

Hanoko, le 26/02/2019

Commentaires

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