Never to lose

Never to lose

Titre original: 
Never to lose
Pays d'origine: 
Corée du sud
Genre: 
policier
Éditeur français: 
Éléphant
Date de sortie originale: 
29 septembre 2005
Date de sortie en France: 
20 février 2008
Durée: 
111 minutes
Support: 
Cinéma, DVD
Prix: 
15,99€
Bonus: 
Interviews, making of, scènes coupées...

Avis

Quatre policiers d'une unité anti-criminelle, doivent remplir leurs quota d'arrestation s'ils ne veulent pas perdre à nouveau du salaire. Par un concours de circonstances, ils vont être sur la piste d'un gros trafiquant de drogue. 

Never to lose est un film policier, mettant en scène les différents aspects d'une enquête : un délit, un suspect, les planques, la récolte d'indices, les interrogatoires. 

Le réalisateur cherche à montrer à quel point c'est un métier peu glorieux, chaque personnage principal ayant des problèmes familiaux (leurs compagnes n'en peuvent plus qu'ils soient flics). Pour au final assez peu de reconnaissance. 

La première moitié du film se base sur l'humour, notamment des situations loufoques, comme celle dans laquelle un dealer (interprété par Yu Hae-Jin que j'adore, qu'on en a déjà vu dans Unjust (The) après avoir craché le morceau, fait un cours aux flics, avec tableau noir, craies et tout le tintouin. La seconde partie raconte comment, une fois le chef identifié, il faudra réunir des preuves, au péril de sa vie. Là la tonalité est bien plus sérieuse.  

Il est intéressant que le film pointe la politique des quotas, qui pousse à résoudre des affaires en quantités, et pas en fonction de priorités. Ainsi, notre personnage principal, un très fin limier pourra dire à un petit revendeur : « Tu sais ce que tu es ? Pour moi, tu représentes seulement des points ». Je crois qu'on a le même système en France, mais ça demanderait vérification. Ces policiers constatent qu'ils bossent 24/24h. Ils parlent de démissionner tout du long du film. 

Face à eux, un jeune homme fringuant, belle gueule, pété de thunes, beaux costards, parle couramment japonais, et une vraie pourriture qui n'hésite pas à tuer ses hommes si ils font des erreurs. Un flic dira de lui « qu'il a deux visages ». Il fait penser au méchant dans Public Enemy , sauf qu'ici il s'agit seulement de business.  

Le film commence très fort, avec un montage assez brillant. Mais une fois passé le prologue, le film est de facture classique. C'est un peu dommage que le réalisateur, dont c'est le premier et dernier film à ce jour, ne se soit pas plus amusé en post-production.

L'édition DVD est de qualité : le boîtier est en carton, les dvd sont dans un fourreau. Oui les dvd, deux, dont un bardé de bonus. Interviews, making-of (alternant extrait du films, scènes de tournage, et interviews), scènes coupées commentées par le réalisateur. Ces dernières sont intéressantes car toutes visaient à développer la psychologie des personnages, mais elles sont passées à la trappe. Le film aurait été encore plus tendre envers ce corps. Mais afin de sauver le ''timing'' elles ont été coupées.  

Au final, Never to lose est un bon film policier, avec une approche originale, qui réussi son pari de nous divertir, même s'il ne nous marquera pas pour autant, de par sa narration et sa conclusion trop classique.  

Docteur Spider, 09/01/14

 

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