Mise à nu

Mise à nu

Titre original: 
Naneun nareul pagoehal gwolliga itda
Pays d'origine: 
Corée du sud, France
Genre: 
drame
Date de sortie originale: 
2003
Date de sortie en France: 
2004
Durée: 
93 minutes
Support: 
Cinéma, DVD, VOD

Avis

''Mercredi je vais avoir l'opportunité d'interviewer le réalisateur Jeon Soo-il, du coup je me penche sur sa filmographie, et là qu'est-ce que je découvre ? Il a réalisé une adaptation d'un de mes romans préférés : Mort à demi-mots (La). Du coup j'étais tout excité à l'idée de voir le film. 

Je n'ai pas pu voir tout le film, mais il s'agit d'une adaptation très fidèle : les personnages, la narration, les références culturelles sont bien présentes : un homme discute avec d'autres individus, du suicide. Le suicide ne doit pas se faire sur un coup de tête, il doit être préparé dans les règles de l'art, dans les moindres détails : il faut passer à la façon d'en finir, laisser un testament. Ces scènes de discussion sont ponctuelles au début du film. 

Au début, on suit surtout l'histoire de deux frères, l'un photographe de studio, l'autre taxi, qui sont épris de la même nenette, une fille un peu délurée qui passe son temps une sucette à la bouche. Celle-ci fini par se suicider. Le taxi découvre l'existence de ce Suicide Designer (c'est un des nombreux titre du film). 

La suite du film se focalise davantage sur les relations qu'entretient cet homme mystérieux, et sur Mara, une performeuse qui met sa mort en scène. 

"Il y a deux façons de devenir un dieu : écrire, ou diriger les gens vers la mort. J'aide les gens à mourir."

Contrairement au roman, je n'ai pas trouvé le film très palpitant. Même si le montage est assez brutale dans ces changements des cène, le film n'est pas très speed. Les gens parlent lentement, réfléchissent, sont dans leur monde, fument leurs clopes et partent dans leurs pensées intérieures (auxquelles on n'a pas accès). Ainsi on ne ressent pas de palpitation, on ne peut pas s'identifier aux personnages, ce qui est sans doute un fait exprès. 

En effet, la question du suicide est, semble-t-il, taboue en Corée. Comment alors aborder le sujet ? Le réalisateur montre rarement la mort en elle-même, plutôt les scènes qui tournent autour. Il n'y a pas de voyeurisme.  

Au final, le film ne m'a pas vraiment emballé, il est trop sage, mais c'est peut être ça en même temps qui lui évite d'être morbide'' 

Docteur Spider, 12/10/13

 

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