M

M

Titre original: 
M
Pays d'origine: 
Corée du sud
Genre: 
Thriller - Horreur - Romance
Date de sortie originale: 
25 octobre 2007
Durée: 
109 minutes
Support: 
Cinéma, DVD

Avis

J'étais excité à l'idée de voir M. D'une part, il s'agissait d'un thriller coréen, genre que j'affectionne tout particulièrement, que je voulais voir depuis un petit moment déjà. D'autre part, j'ai découvert qu'il était fait par le grand Lee Myung-Se, le réalisateur de l'intriguant Gagman et de l'hyper esthétique Sur la trace du serpent. Bref j'étais dans de bonnes dispositions pour voir ce film, qui promettait de tout déchirer. 

Le premier gros atout de M, c'est qu'il s'agit d'un thriller sans meurtre ni violence. Son moteur principal, c'est le mystère. En effet, le film s'ouvre par la phrase : « Je te souhaite d'être triste à en mourir pour toutes les années à venir. De gémir de douleur quand tu regarderas une comédie, pas seulement quand tu regarderas un drame. Je veux que tu m'en veuilles. » Il s'agit donc d'une sorte de malédiction. Pourquoi tant de haine ? Comment la menace va-t-elle être appliquée ? En fait, le film nous conduit de fausse piste en fausse piste sur sa véritable nature : thriller, film de fantôme, histoire d'amour ? L'intrigue est très intéressante, du fait du mystère qui entoure et pénètre le personnage principal, de son développement et de sa conclusion (intéressante, quoi que manquant d'impact émotionnel) 

Le deuxième gros atout du film est la mise en scène vraiment somptueuse. L'auteur installe une ambiance onirique, en filmant la lumière des néons ou en surexposant les lentilles à la lumière. Les décors sont irréels, sont-ils entièrement numériques ? Façon Amélie Poulain ? Le montage est fabuleux. Franchement, graphiquement c'est la grosse claque ! 

Lee Myung-se persiste et signe ce qu'il avait commencé dans Sur la trace du serpent voir déjà Gagman dont on a l'impression de retrouver les mêmes thématiques à savoir un questionnement sur la réalité et la fiction, la réalité et l'illusion, et l'identité (à un moment, je me suis demandé si le personnage principal n'était pas... un personnage de film, montré comme tel, parce qu'il dit que sa mémoire, c'est un morceau de pellicule). S'ajoute ici également un questionnement sur « l'inspiration ».  

Le questionnement sur le genre, ses réflexions sur la nature de la mémoire et sa beauté plastique font de M un grand film. 

Docteur Spider, 22/12/13

 

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