Je suis un cyborg

Je suis un cyborg

Titre original: 
Je suis un cyborg
Pays d'origine: 
Corée du sud
Genre: 
Comédie
Éditeur français: 
Wild Side Vidéo
Date de sortie originale: 
2006
Date de sortie en France: 
12 décembre 2007 - 22 juillet 2008 (DVD)
Durée: 
105 minutes
Support: 
Cinéma, DVD
Prix: 
19,99€
Bonus: 
Interview, making of, scènes coupées + court métrage

Avis

"Littéralement et intégralement le titre du film est Je suis un cyborg mais je me soigne, ce dernier élément que ne fait pas apparaître le titre français est pourtant nécessaire : le fait d'être cyborg est conçu comme une maladie. Comme ne l'indique pas le titre, le film va se passer... dans un asile psychiatrique. 

Ainsi notre cyborg est internée suite à une histoire complexe : elle a été élevée par sa grand-mère schizophrène qui se prenait pour une souris et ne mangeait que du navet. Sa mère n'a pas l'air très nette, mais ce n'est pas grave. De l'autre côté, on suit Bi/Rain, capable de voler la folie, le tic des autres.
Autour d'eux une myriade de fous, pour lesquels le réalisateur va prendre le temps de développer leur personnalité en nous exposant leur trajectoire de vie et leur brin de folie.
Ainsi le film évolue dans un asile pop, aux murs bleu ciel fluo, aux canalisations roses bonbon, on évolue dans un asile flashy, et pas un asile glauque. Dans un tel contexte, le spectateur vie bien les choses, presque comme s'il avait devant lui un monde féérique, tout est sous contrôle.
Les acteurs campent vraiment bien leurs rôles, ils sont très touchants. Il est amusant de voir que Park Chan Wook ne s'est pas privé des talents de chanteur de Bi/Rain, qui à un moment du film chante façon tyrolienne. Je vous laisse découvrir ça. 

L'édition transparente, avec des circuits imprimés dessus, fait plaisir à regarder, car ces derniers temps les éditeurs n'avaient pas fait de packaging originaux.  

En bonus, on retiendra surtout le court métrage N.E.P.A.L. (27 minutes), qui raconte l'histoire d'une népalaise qui se retrouve enfermée dans un asile psychiatrique coréen, parce qu'elle connaît mal la langue. Tournée en vue subjective et en noir et blanc, les personnages font des apartés pour s'adresser au spectateur. On voit comment la schizophrénie latente chez la personne s'est développée au contact des autres fous, et on voit également le racisme latent de la situation (on juge la personne à la forme de son visage et à la couleur de sa peau). Très bon. 

Pour autant, le film ne m'a pas autant transporté que les performances précédentes du maître. Moins fou, moins jusqu'au boutiste, moins repoussant aussi." 

Docteur Spider, 30/09/08
Revu le 30/12/14

Suite de la filmo du maître avec Thirst, ceci est mon sang

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