Homeless Wanderer (The)

Homeless Wanderer (The)

Titre original: 
무숙자
Pays d'origine: 
Corée du Sud
Genre: 
Western Mandchou
Date de sortie originale: 
1968
Durée: 
97 minutes
Support: 
Cinéma

Avis

"Quand, dans les années 60, en Europe ou aux USA, il y a eu le renouveau et le boom du western, les coréens et d'autres cinémas asiatiques, se sont également lancés dans ce genre de films. 

Mais comment adapter/importer l'univers du cowboy ? Qu'est-ce qui dans l'histoire du pays, pouvait permettre de mettre en scène des pistoleros solitaires dans des contrés désertiques ? Au pays du matin calme, la solution était toute trouvé : lorsque dans les années 30, le Japon alors puissance impérialiste occupait une bonne partie du continent : Corée, Chine, Mandchourie. Ici, mes lacunes en histoire me rattrapent, mais de nombreux coréens se trouvaient alors en Mandchourie.  

Le succès du western et une période historique nationale compatible a donné naissance en Corée au "western mandchou". Des dizaines de films sont ainsi sortis. Homeless Wanderer fait parti de cette veine là. 

Le générique d'ouverture donne le ton : au loin et flou, un homme à cheval, le soleil se lève, et la chanson dit : "Je mène une vie de vagabond. Depuis combien de temps n'ai-je pas vu ma ville natale ?" Poor lonesone cowboy

Pistolet, chevaux, couchers de soleil, musique qui va bien, montagnes et vastes plaines, homme solitaire, veuve et orphelin, crapules, hôtels et paysans, tout le monde est là, avec décors et accessoires.  

Mais, on est très loin d'un bon Sergio Léone. Le film est agréable, mais n'a rien de bien palpitant. En fait, à part quelques bastons et coups de feu, c'est un mélodrame : pauvres de nous, le bonheur ne dure jamais longtemps. Tout pousse notre vagabond à ne pas s'implanter, et à toujours repartir sur la route, seul. Finalement, le film aurait pu se passer dans les années 60 à Séoul, ça n'aurait rien changé : on va suivre un homme sans famille, sans but dans la vie.  

Le film est rythmé, il y a beaucoup de rebondissements, ou plus précisément, un enchaînement de rebondissements en mode "tous les malheurs du monde s'abattent sur nous", sans pour autant donner un sens au film. 

En bref, le film, nous semble-t-il, est à l'image de son héros : perdu. Il colle ensemble différents éléments, sans vraiment s'approprier le genre. Homeless Wanderer est une curiosité, je suis content de l'avoir vu, tant il est difficile en France d'avoir accès aux westerns mandchous, mais il n'est en rien palpitant." 

Docteur Spider, 29/10/16

En 2008, Kim Jee-woon rend un hommage au genre, avec un grand film... d'aventure : Bon, la brute et le cinglé (Le)

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