Elle s'appelait Scorpion

Elle s'appelait Scorpion

Titre original: 
Joshuu sasori: Dai-41 zakkyo-bô
Pays d'origine: 
Japon
Genre: 
Drame
Éditeur original: 
Toei video
Éditeur français: 
Studio Canal
Date de sortie originale: 
30 Décembre 1972
Date de sortie en France: 
2003 (sortie DVD)
Durée: 
85 minutes
Support: 
TV, DVD, VHS, Cinema
Prix: 
22.95€
Bonus: 
Présentation du film par Jean-Pierre Dionnet, Interview de Shunya Ito (réalisateur), Risaku Kiridoushi (critique) et Romain Slocombe (auteur)

Opening/Ending

Opening:"Urami-Bushi" par Meiko Kaji
On voit Matsu, creuser un tunnel (apparement) dans sa prison avec une petit cuillère dans la bouche. La chanson est jolie.

Avis

"J'ai vraiment trouvé que c'était de la daube ce film. C'est du n'importe quoi du début à la fin. Bon encore, les premières scènes m'ont intéressée, lorsque l'on voit Matsu dans sa cellule. Ce début laissait présager un film psychologique. Il l'est en effet mais pas du tout de la façon à laquelle je m'attendais. Ca aurait pu être bien, ça montre la condition de la femme japonaise sans cesse victime de la mysoginie des hommes. Mais l'exagération est beaucoup trop forte pour être crédible, du côté féminin comme du masculin. Les femmes sont beaucoup trop hystériques et les hommes beaucoup trop obsédés sexuellement. On dit de l'exagération qu'elle fait apparaître les défauts néanmoins, ça perd toute crédibilité quand il y en a trop. Et puis je ne trouve pas que les actrices soient vraiment performantes, mais bon faut dire que leur rôle ne s'y prétait vraiment. Un autre élément débile sans réel rapport avec ce que je viens de dire: les femmes sont toujours super belles, super bien coiffées, et les fringues toujours en bon état (particulièrement Matsu). Pas très plausible pour des évadées de prison vivant dans la précarité.
La seule chose qui m'a fait un peu d'effet, c'est la barbarie des femmes, quand elles abattent un pauvre chien pour le bouffer, ou les traitement qu'elles font à deux des gardes: l'un pendu par les pieds (mort bien sûr) et l'autre *âme sensibles ou ceux qui veulent garder la surprise de la scène, s'abstenir* nu avec un grand pieu planté dans les couilles explosées (aussi après avoir été tué).
Le tout accompagné (bien sûr) d'une VF très pourrie, regardez-le en VO, ce sera déjà ça.
Au final, mon intérêt s'est surtout situé dans les chansons, qui sont assez agréables à écouter."
Hanoko, le 11/08/06

"Je savais bien qu'on avait déjà une fiche sur le site qui s'appelait "kekchoz scorpion", mais je ne pensais pas qu'il s'agissait du même film. En fait au début de l'été, le film est passé sur Arte, et il était présenté comme l'inspirateur de Kill Bill. Tout de suite ça fait saliver, surtout quand la musique de l'opening est Urami-Bushi. Bon ensuite il y a pas vraiment de rapport avec le film de Tarentino, à part la vengeance de cette femme, et la mise en scène grandiloquente :  

Elle s'appelait Scorpion fait parti d'une série de films, je suis vraiment très tenté de trouver les autres. D'une part parce que ce film ne nous a rien appris sur l'héroïne, les raisons qui l'ont amené en prison. D'autre part j'aimerai bien connaître la suite de ses aventures. Ce film, c'est un peu la revanche des femmes sur la société japonaise, c'est très mordant, d'autant que la mise en scène est au service de l'intrigue, le faisant basculer dans l'onirique ou le psychédélique -à vous de trancher- en insérant des insert façon kabuki; métaphorisant la mort de ces femmes, en nous lançant des lumières non naturelles. La caméra est souvent ivre, ça a de la gueule. 

La bande son est vraiment bien, et c'est avec plaisir que j'ai trouvé "la chanson de la quéquette" sans doute déjà entendue chez Oshima. 

La Toei a produit un film fun, qui ne se prend pas la tête, grand public, même s'il est violent. A voir." 

Docteur Spider, 16/08/08

Voir le remake HK : Sasori, la femme scorpion

Commentaires

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