Eijanaika

Eijanaika

Titre original: 
Eijanaika
Pays d'origine: 
Japon
Genre: 
Historique - Révolte
Éditeur original: 
Shochiku
Éditeur français: 
MK2
Date de sortie originale: 
1981
Date de sortie en France: 
2005 (DVD) - réédition Octobre 2008
Durée: 
151 minutes
Support: 
Cinéma, DVD
Prix: 
29.99 (avec La vengeance est à moi)
Bonus: 
Présentation et analyse des films

Avis

"Après la vision du décevant Vengeance est à moi (La), je continue mon coffret Shohei Imamura avec Eijanaïka, immédiatement traduit par "Pourquioi pas ?". Ah bon ? 

Ce film est l'histoire d'un paysan, Genji, parti 6 ans aux USA. Il retourne sur sa terre natale et plus particulièrement à Edo pour retrouver sa femme, Iné, qui "travaille" dans un "cabaret", qui a été vendu par sa famille à des malfrats, les yakusa de l'époque.  

Au dessus d'eux, la bourgeoisie ("les commerçants") travaillent à la fois avec les américains et les anglais qui poussent pour que le Japon cesse son isolationnisme, et pour les pro et les anti-shogun. L'argent n'a pas d'odeur, ni de morale, car pour réussir à s'ouvrir au marché extérieur, tous les coups sont bons. Ainsi les commerçants poussent les paysans à la révolte. Ceux qui font les basses besognes sont ensuite trahis, dénoncés par le pouvoir, voir directement éliminés.  

Genji est un peu balloté par les évènements, il n'arrive pas à réaliser ses rêves : avoir sa terre au états-unis, puis avoir sa terre au japon, puis essayer de tout simplement suvivre. Être tranquille en somme. De trahison en trahison, on enrage et on voit quelles alliances on ne peut pas faire.  

Eijanaïka est une chanson scandée à la fin du film, qui part du quartier populaire, comme un grand cri subversif : "le shogun ou les conspirateurs de satsuma, c'est du pareil au même [eijanaika]". Du coup les marchands sont un peu dépassés par ce mouvement populaire. Lors d'un repas peu avant, les marchands expliquent qu'ils doivent mettre fin à ce mouvement populaire, sinon c'est le peuple qui va prendre le pouvoir, et pas eux. Après quelques coups de fusil, les choses rentrent dans l'ordre : les paysans n'auront pas leur révolution. 

Visuellement c'est très intéressant de voir ce french cancan à la sauce japonaise, défier les soldats. Si seulement on pouvait refaire l'histoire.... 

Autant Vengeance est à moi (La) m'avait profondément ennuyé et les bonus ne m'avaient pas du tout tenté, autant j'ai bu la conversation entre Charles Tesson et Hubert Niogret. Ya sans doute plus de choses à dire car film est historique et politique. 

Une belle épopée." 

Docteur Spider, 19/10/08

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