CJ7

CJ7

Titre original: 
Cheung Gong 7 hou
Pays d'origine: 
Hong-Kong
Genre: 
comédie, SF
Date de sortie originale: 
2008
Date de sortie en France: 
2008
Durée: 
1h26
Support: 
Cinéma, DVD, blu-ray

Avis

"Oh, qu'il est mignon !
Voilà les termes avec lesquels je me suis exclamée en voyant la boule de poils CJ7 apparaître à l'écran. Avec une bestiole pareille, le pari de séduire enfants et grands enfants est presque gagné.
L'histoire est assez banale. Un père et son fils, pauvres comme on n'en fait plus (bel utopisme) à qui il arrive de jolies choses parce qu'ils sont honnêtes et savent se contenter de ce qu'ils ont. Le gamin va dans une école pour riches, son père pense qu'ainsi, il aura un avenir plus radieux que le sien. Évidemment, un pauvre est toujours mal accueilli dans une école huppée, les gamins sont vraiment des monstres entre eux, etc. Mais parce que Dicky n'a pas grand chose, c'est sur lui que tombe CJ7, cette bestiole venue de l'espace et qui va apporter du bonheur dans sa vie. Les débuts entre eux sont difficiles, les situations qui en découlent sont tantôt cocasses, tantôt dramatiques, mais dans l'ensemble, Dicky a gagné le meilleur ami du monde.
Les extrêmes pauvreté/richesse sont très caricaturés. Dicky vit dans un cloaque grand comme mon placard, ne mange que des aliments avariés et passe ses nuits à chasser les cafards. Il n'a pas de chaussures correctes, son père fait régulièrement les poubelles. En fait, le ridicule salaire du père va dans l'école de son fils. Normal au fond qu'ils en chient comme des russes (pardonnez l'expression). D'un point de vue purement réaliste, les scénaristes auraient mieux fait d'y aller moins fort sur ce point, et pareil pour le côté riche. Là, les mômes sont tous pétés de thunes, avec des ordinateurs portable à 8 ans et des jouets dernier cri. Ils sont presque tous des petits morveux hautains et imbuvables, ce qui existe aussi, j'en suis consciente.
Etant un film de comédie, il est évident que CJ7 est doté de scènes cocasses. Humour pour enfants, avec une gamine grosse comme un sumo adulte amoureuse de Dicky, et qui fait trembler la terre quand elle court, les gamins qui pètent les lunettes du prof en pleine chasse aux mouches, etc. ça ne vole pas bien haut, ça reste rigolo. Sinon, la bestiole CJ7, outre son côté kawaii, a un gros potentiel comique. Ses grimaces sont drôles, sa maladresse et ses comportements canins aussi. Et l'acteur qui joue Dicky est juste un grand acteur. Ses mimiques sont géniales, ça vaut son pesant de cacahuètes.
Je pense que plusieurs leçons sont données dans ce film. Destinées aux enfants, j'espère cependant que certains adultes en prendront de la graine. Tout d'abord, la grosse leçon est : "même si t'es pauvre, soit heureux, et si t'es riche, soit modeste". Dans une Chine nouvellement capitaliste, c'est de bon ton. De même, le père rabâche sans arrêt "ne vole pas, ne triche pas, ne te bagarre pas". En gros, reste dans les rangs. Capital mais sacrément stéréotypé. Et enfin : "on n'a pas toujours ce qu'on veut dans la vie, donc fait avec ce que tu as."
J'ai oublié de parler des effets spéciaux. CJ7 est une bestiole en images de synthèse incrustée dans des scènes vivantes. C'est de très bonne qualité, on y croirait presque. Pareil pour les accessoires, c'est toujours super bien fait, avec même des plans internes des machines, comme dans CSI. Oui vraiment, bonne qualité. 

En bref, un film pour petits et grands, sympa, drôle et parfois triste." 

DDG, le 13/04/10

Pour un être venu d'ailleurs comme ami : Mirmo.

Wallpapers

Commentaires

Inscrivez-vous ou connectez-vous à votre compte pour laisser un commentaire.

Vous êtes ici