Bunraku

Bunraku

Titre original: 
Bunraku
Pays d'origine: 
États-Unis
Genre: 
Action
Éditeur original: 
Arc Entertainment
Éditeur français: 
SEVEN SEPT
Date de sortie originale: 
2010 (festival Toronto) - 30 septembre 2011 (sortie officielle)
Date de sortie en France: 
2011
Durée: 
2h05
Support: 
Cinéma, TV, DVD, blu-ray
Prix: 
autour de 10€
Bonus: 
aucun

Avis

En entendant parler de ce film, j'hésitais à le chroniquer ici, mais après l'avoir vu, je pense qu'il a sa place sur le site. Vous n'aurez pas manqué de remarquer l'un des acteurs principaux de ce film, qui n'est autres que Gackt en personne. Mais l'influence asiatique du film ne s'arrête pas là. 

Bunraku, c'est l'histoire de la croisée entre deux univers très chers au réalisateur: les cowboys et les samurai. Il nous fait suivre le parcours d'un représentant de chacun de ces groupes et les amènera à lutter en commun pour un désir de vengeance. Nous sommes dans un univers fantasque, contrôlé par des criminels, où bien sûr la loi du plus fort prime. La baston sera donc éminemment au rendez-vous.


Le bar, un peu le ckeck-point de notre affaire

 

Le scenario est dans le fond des plus classiques. Un chef tyrannique qui opprime ses sujets, des mystérieux vengeurs particulièrement forts apparaissent, des histoires de coeur sous-jacentes. Le cocktail habituel. Mais c'est toute l'ambiance qui fait le charme du film. "Bunraku" désigne un certain type de théâtre traditionnel japonais, reposant sur l'utilisation de marionnettes. On retrouve parfaitement cet effet dans le film avec les décors qui semblent tous réalisés en carton ou dessinés, dans lesquels sont posés les personnages. Ça peut paraître cheap au départ, mais le rendu est très chouette au final, et les prises de vue mettent en valeur le fait que les acteurs puissent être des pantins animés par le réalisateur marionnettiste. De plus, la présence récurrente du narrateur renforce parfaitement cette impression d'histoire que quelqu'un nous raconte. Parfois, on peut aussi avoir l'impression de suivre les pages d'une BD. Certaines séquences seront aussi des simulations de jeu vidéo, qui fonctionnent moins bien à mes yeux, mais ça reste fun. Les ambiances colorées sont plutôt vives, mais être criardes.

Ensuite, par le fait que l'histoire de passe dans un monde sans armes à feu, le film comporte de nombreuses scènes d'action au corps à corps a fortiori. Les bastons seront donc à mi-chemin entre les films d'arts-martiaux HK et les pugilats de saloon, à chacun de choisir son style préféré. D'ailleurs, la bonne brochette de personnages permet de varier les plaisirs. En cela, ne vous fiez pas du tout à l'affiche du film qui d'une, ne représente pas du tout le style visuel du film, de deux, montre Demi Moore à la place de Kevin McKidd qui a un rôle autrement plus important (et dont je trouve le personnage très stylé!), juste histoire de dire "ya une meuf".
Les qualités du film font aussi ses défauts. On s'est trop focalisé sur la forme qu'on en a oublié un peu le fond. Le film développe tout un univers bien à lui, mais le scenario ne va pas au fond des choses. Les personnages ne sont développés que superficiellement, la vie de gens dans ce système tyrannique n'est presque pas montrée, ce qui fait qu'on a du mal à se sentir réellement immergés. On aurait aimé peut-être moins de bagarre mais plus de travail sur l'histoire en elle-même. Tout cela aboutit en plus sur un fin fort décevante, pas du tout à la hauteur de ce qu'on attendait.  

 

Bunraku reste un film fun dans l'ensemble, avec une ambiance bien à lui. Dommage qu'il n'exploite toutes les ficelles de son univers, le film aurait pu être d'anthologie. 

Hanoko, le 08/04/2018

 

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