Bloody Aria (A)

Bloody Aria (A)

Titre original: 
Guta Yubalja Deul
Pays d'origine: 
Corée du sud
Genre: 
Thriller
Date de sortie originale: 
2006
Durée: 
115 minutes

Avis

L'ending du film est saisissant : on y entend une chanson de l'opéra Carmen de Bizet, et on y voit le logo des pneus Michelin. A Bloody Aria, le plus français des thrillers coréens ?  

Une élève et son professeur de chant reviennent d'une audition. Sur la route vers Séoul, celui-ci décide de s'arrêter dans un lieu à l'écart afin d'abuser d'elle. Celle-ci se défend et s'enfuit. Mais, et le professeur, et l'élève, font se retrouver face aux villageois... 

A Bloody Aria est un huis clos à ciel ouvert, se passant principalement près d'un cours d'eau, ça fait assez bizarre. Le professeur et son élève y sont coincés car la voiture patauge dans le sable. Autour il n'y a rien. Leur espace est délimité par l'eau d'un côté, une colline de l'autre. Ils sont loin de tout. Le malaise vient, outre la tentative de viol, du fait qu'on n'arrive pas à déchiffrer les intentions des quatre villageois.  

Les villageois vont faire leur apparition au fur et à mesure : d'abord, la jeune femme fait face à deux bozuzoku (espèces de punk à moto, à la japonaise) ayant arrêté les études, qui torturent un lycéen en costume. Puis ils sont rejoint par un espèce d'idiot du village, un boucher, qui chasse les oiseaux à coup de batte de baseball. Enfin, c'est ''Le Boss'' qui arrive. On ne sait pas trop qui est le plus flippant : le boucher qui a l'air assez barbare dans son comportement, ou « le Boss », dont on n'arrive pas à saisir les intentions, mais dont on sent qu'il peut exploser à n'importe quel moment. Tout ce beau monde discute autour du feu, sur lequel cuit de la ''viande''. Comme dans un film de Tarentino, les dialogues ne sont là que pour repousser l'issue fatale.  

L'histoire est intéressante, mais pas bien menée. Au début on peut s'identifier aux différentes victimes, mais à la fin celles-ci sont hors champ. Du coup ya même plus de tension dramatique, on suit ça comme un sudoku, c'est rationnel, pas passionnel. 

Au final, le film se laisse regarder, mais son évolution est assez déconcertante, même si on passe un bon moment.'' 

Docteur Spider, 26/03/13

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