Big Boss (The)

Big Boss (The)

Titre original: 
The big boss -Tang Shan Daxiong
Pays d'origine: 
HK
Genre: 
Action
Éditeur français: 
Metropolitain
Date de sortie originale: 
1971
Date de sortie en France: 
1973
Durée: 
96 minutes
Support: 
cinéma, DVD, K7

Avis

"Big boss est un des films entré dans la légende car la tête d'affiche n'est autre que Bruce Lee. Etant dans ma période kung fu en cette année 2010, et ayant trouvé ce DVD pas cher en brocante, je me suis laissé tenté. 

Première mauvaise surprise en me retrouvant sur le menu DVD , il n'y a rien d'autre que la VF à écouter. Ca suxxxe.  

Ayant promis à sa mère de ne pas se battre, la première demi-heure du film est consacré aux combats de James Tien, qui fini par se faire tuer par les hommes de l'employeur. A partir de 45 minutes, Bruce est contraint de se tataner. Le résultat est assez moyen, à part quelques coups ci et là, il n'y rien qui font qu'on s'extasie (ou qui explique le succès international du film). Il est dans la moyenne des films de kung fu de l'époque. Mais ya la touche Bruce Lee avec sa belle gueule, et ses cris. Et ce qui change un peu c'est que le film est ancré dans la période présente.  

La même année, le réalisateur Lo Wei signait également Ombre du fouet (L') qui était tout aussi plat au niveau des combats et décousu au niveau de l'intrigue. Pour ce film particulier, ça peut s'expliquer si on sait que le film devait être centré sur James Tien, mais qu'il y a eu un changement de réalisateur en cours de route.  

Mais le plus intéressant mine de rien, ça reste les messages véhiculés par le scénario, même si c'est fait de façon assez soporifique (à cause de la VF ?). Le Big Boss en question, ce n'est pas Bruce, c'est le grand chef. En effet, le coeur de l'histoire ça reste le conflit entre les ouvriers et le patron. Ce dernier sous couvert d'usine de pain de glace fait en fait du trafic de drogue, tue les fouineurs et fait croire à leur disparition. Le film montre l'explosion de la colère de ces travailleurs, la grève. Et la réaction patronale : envoyer des nervis pour les mater, tuer ou corrompre les leader. Ainsi on voit Bruce Lee se faire intégrer, avec une promotion (il devient contremaître), avec de bons repas, de l'alcool et des femmes, le tout arrosé de "nous voilà tous collègues". Il s'ensuit que ses camarades lui tournent le dos, le traitent d' "ingrat", de "vendu" etc. Lo Wei met assez bien en scène cette dialectique de la lutte de classe, notamment au moment où il fait le parallèle entre le repas des bourgeois (faste) et celui des prolo (chiche).  

Au final, ce retour de Bruce Lee à Hong Kong n'est guère passionnant. Certes il y a des classes, mais ça manque de classe et de lutte intéressantes ;)" 

Docteur Spider, 12/08/10

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