Univers des Gunnm

Alita, Battle Angel

Alita, Battle Angel

Titre original: 
Alita, Battle Angel
Pays d'origine: 
États-Unis
Genre: 
science-fiction, action
Éditeur original: 
20th Century Fox
Éditeur français: 
20th Century Fox
Date de sortie originale: 
14 février 2019
Date de sortie en France: 
13 février 2019
Durée: 
2h02
Support: 
Cinéma

Avis

Voilà un film que je n’avais pas envie d’aller mais sous l’incitation d’une bande d’amis, je m’y résigne (oui je suis faible). La bande-annonce que j’avais vue préalablement laissait présager d’un film vide d’histoire, misant tout sur le visuel.

 

Petit point technique déjà, le film s’appelle Alita, Battle Angel car c’est sous ce titre que le manga original Gunnm était sorti aux États-Unis. En France, ce titre à été conservé, plutôt que de reprendre celui du manga. C’est pas plus mal, on garde la marque comme quoi ça ne vient pas du Japon et encore moins de l'auteur du manga ;).

Partant d’un mauvais a priori, le début du film s’avère plutôt sympathique. Visuellement, comme prévu, l’équipe technique a mis le paquet, avec un décors post-apocalyptique regorgeant de détails de ferraille, une vie quotidienne assez chaleureuse, on ne croit pas au début à une ville avec haute criminalité. La naïveté d’Alita apporte une fraicheur au film et quelques moments amusants. Puis quand surviennent les premiers combats, c’est vraiment très cool, chorégraphies stylées et des prises de vues qui les mettent bien en valeur.

Ayant lu le manga original une fois il y a une petit quinzaine d’années, je ne me souviens plus du tout de l’histoire. Cependant, l’ambiance était beaucoup plus sombre, plus psychologique, Gally alias Alita, n’avait pas du tout le profil d’une adolescente qui redécouvre tout son environnement. Cependant, pourquoi pas aborder l’œuvre sous un autre angle.

Mais peu à peu s’installe ce qui va faire la perte de ce film. Les personnages deviennent de plus en plus ternes, en particuliers les méchants dépourvus de charisme et qui n’opposent qu’une faible résistance à Alita, qui leur met une dérouillée alors qu’elle possède au début le corps artificiel d’une fillette, pas taillé pour le combat a priori. Certains antagonistes reviennent à plusieurs reprises, alors qu’ils ont déjà prouvé leur médiocrité. Le mystère de Zalem et du passé d’Alita deviennent un peu secondaire pour laisser place à une succession de combats qui perdent leur sens à mesure qu’ils se multiplient et se prolongent. Si bien qu’on finit par avoir la tête qui tourne pour ce film qui n’en finit pas. Ajoutez une touche bien hollywoodienne au traitement des personnages et nous voilà au final avec une bouillie scénaristique qui nous fait oublier les chouettes passages du début.

 

Finalement, Alita, Battle Angel correspond beaucoup à la tendance actuelle des block-buster: tout miser sur l’action, jusqu’à saturation et sacrifier l’histoire et un vrai développement des personnages. C’est du beau spectacle, mais on a envie de dire au cinéma US: "Arrêtez de saccager les mangas en adaptations cinématographiques, les japonais s’en chargent déjà très bien ".
PS: Captain Obvious salue bien bas le rédacteur du pitch de l'affiche.

 

Hanoko, le 17/02/2019

Commentaires

Inscrivez-vous ou connectez-vous à votre compte pour laisser un commentaire.

Vous êtes ici