Tortue Rouge (La)

Tortue Rouge (La)

Titre original: 
Red Turtle aru shima no monogatari (レッドタートル ある島の物語)
Pays d'origine: 
Pays-bas, Japon, France, Belgique, Allemagne
Genre: 
Romance, drame, fantastique
Éditeur original: 
Walt Disney Japan
Éditeur français: 
Wild Side Video
Date de sortie originale: 
17 septembre 2016 (Japon)
Date de sortie en France: 
18 mai 2016 (Festival de Cannes) ; 29 juin 2016
Durée: 
1h20
Support: 
Cinéma, TV, DVD, blu-ray
Prix: 
20€
Bonus: 
-"Naissance de la tortue": présentation du film en cours de production au Festival International du Film d'Animation d'Annecy (60')
-"Les secrets de La tortue rouge": leçon de dessin avec Michaël Dudok de Wit (17')
- Courts métrages de Michaël Dudok de Wit: Père et Fille, Le moine et le poisson, L'arôme du thé

Avis

En découvrant un film avec une telle co-production, une jeune réalisateur néerlandais avec l’appui du studio Ghibli, c’est avec enthousiasme et une certaine curiosité que je me lance.

 

On découvre le drame d’un homme, dont la mer déchaînée cause le malheur. Coincé seul sur une île, il se débrouille pour survivre mais dont la solitude l’emplit de désarroi. À défaut d’être prenant et original, le film commence de manière plutôt juste et pertinente sur la retransmission des émotions du héros. Le côté film muet ajoute un petit plus dans la force narrative du film. Et peu après quand il rencontre la tortue rouge, patatras. Le film entre dans une phase navrante comme jamais qui le donne envie d’employer des termes on ne peut plus grossier. Le mec, il bute une tortue rouge (ce qui est très triste mais compréhensible vu la situation désespérée de ce naufragé), regrette son geste et oh! Magie, elle se change en meuf et ils vivent heureux. Mais diantre sacrebleu fichtre. Quel ridicule. Je manque certes cruellement de poésie mais non, c’est naze. Quelques autres péripéties suivront mais le film m’a perdue bien avant, impossible que quelque émotion émanant des personnages me touchent. J’ai fait plusieurs avances rapides, tentation à laquelle je ne cède jamais habituellement face à des daubes.

Certes, avec la tournure des événements, il semble que le film veuille prôner le droit au pardon et à réparer ses erreurs d’une certaine manière.

Un message beau et lourd de sens. Toutefois, il ne suffira pas à me laisser sur une impression finale positive.

Sur la forme, je suis tout aussi mitigée. L’animation au sens de la mise en mouvements des personnages et des éléments de décors sont de qualité. Mais je déteste ce filtre texturé qui veut faire croire à une foison de détail alors que le film demeure un plan sur deux un peu pauvre en travail sur les décors (en particulier les rochers). Cependant, dans la deuxième moitié du film, le soin apporté aux décors grandit et rend le film peu plus beau à voir. On peut dire que cette absence de détail au début pouvait accentuer le sentiment de solitude du héros. L’expressivité des personnages passe pas leur gestuelle et leurs cris, principalement. Les couleurs sont plutôt belles mais rien d’extraordinaire. Les musiques, larmoyantes au possible, font ce qu’elles peuvent pour enjoliver tout ça.

 

Heureusement que je n’ai pas vu ce film au cinéma, je me serais endormie pendant la séance je pense. Contentez-vous de la bande-annonce qui, vraiment sans exagérer, raconte 90% du film. Sinon, je vous conseille plutôt des œuvres telles que Odyssée de Pi (L’).

 

Hanoko, le 28/04/2019

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Wallpaper/fond d'écran Tortue Rouge (La) / Red Turtle aru shima no monogatari (レッドタートル ある島の物語) (Films d’animation)

 

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