Senya Ichiya Monogatari

Senya Ichiya Monogatari

Titre original: 
Senya Ichiya Monogatari
Pays d'origine: 
Japon
Genre: 
Aventure, fantastique, érotique
Éditeur original: 
Nihon Herald Eiga
Éditeur français: 
Aucun
Date de sortie originale: 
14 juin 1969
Durée: 
2h
Support: 
Cinéma, TV, DVD, VHS
Prix: 
2400¥, 30,44$ en import

Avis

Senya Ichiya Monogatari ou One Thousand And One Nights en anglais, est le premier d'une trilogie nommée Animerama. Il s'agit d'un projet de films d'animation qui se destinent à un public adulte. Il est aussi la première incursion de l'animation japonaise dans le genre érotique. Les deux autres films du projet Animerama Cleopatra et Belladone de la Tristesse (La) sont des histoires distinctes.
J'avais commencé par regarder le sublime Belladone de la Tristesse (La) qui m'a donné envie de me pencher sur les autres oeuvres du projet. Malheureusement, elles sont beaucoup plus difficiles d'accès. J'ai regardé ce film en version japonaise sans sous-titre, j'ai donc dû me passer de la plupart des dialogues et je ne pense pas renouveler l'expérience, c'est quand même du gâchis ^^'
Bien que les images soient souvent assez expressives et explicites pour que l'on puisse situer les éléments principaux d'histoire, il y a quand même certaines scène desquelles je suis passée à côté. Mon jugement sera donc partiel. 

L'histoire semble assez simple au départ mais le scenario n'est pas mal, même en ne comprenant quasiment rien on rentre assez bien dans l'univers. Les personnages sont assez attachants.
Senya Ichiya Monogatari est plus au drame mais il comporte tout de même pas mal d'humour pour rendre l'histoire plus légère. D'ailleurs on note que le character design conserve quelque chose d'encore assez enfantine dans sa stylisation. Du coup, on n'est pas encore tout à fait dans le cinéma pour adulte.
Les scènes érotiques sont peu nombreuses et ont une part mineure dans le film et elles restent très douces. Les allusions ne sont elles non plus très présentes. Donc le film reste très accessible à un large public, plutôt qu'un film pour adulte, on pourrait plutôt le classifier comme à partir de quinze ou seize ans.
Senya Ichiya Monogatari est assez beau de manière générale même si je trouve que le film manque parfois un peu de poésie, contrairement à par exemple 1001 Nights. Par ailleurs, je ne suis pas fan de l'intégration de prises de vue réelle dans le film, ils font un effet boeuf par rapport au style visuel du film et ils n'apportent pas grand chose. C'était un risque à prendre, un essai à faire.
Les musiques ont assez belles dans l'ensemble. Mais c'est peu dommage que le thème d'Aladin soit repris tout au long du film dans des versions déclinées, on a l'impression d'écouter toujours le même morceaux. 

On sent de manière globale que Senya Ichiya Monogatari est une expérimentation, l'équipe technique tâte le terrain. En dépit de certains thèmes abordés assez adultes, le film garde une part enfantine omniprésente. Pour moi, ce film est un premier pas vers l'apothéose qui se nomme Belladone de la Tristesse (La). Mais Senya ichiya Monogatari reste un film sympa que l'on peut très bien considérer sans le contexte de création particulier qu'à été le sien.

Hanoko, film vu, juin 2011

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