Lou et l'île aux Sirènes

Lou et l'île aux Sirènes

Titre original: 
Yoake Tsugeru Lu no Uta (夜明け告げるルーのうた)
Pays d'origine: 
Japon
Genre: 
Tranche de vie, fantastique, drame, humour
Éditeur original: 
Toho
Éditeur français: 
@nime
Date de sortie originale: 
19 mai 2017
Date de sortie en France: 
12 juin 2017 (Festival international du film d'animation d'Annecy 2017), 30 août 2017 (cinéma)
Durée: 
1h52
Support: 
Cinéma, TV, DVD, blu-ray
Prix: 
29,95€ (blu-ray), 19,95€ (DVD), 89,99€ (blu-ray anthologie 3 films)
Bonus: 
Interview de Masaaki Yuasa, Bande-annonces (édition normale)

Opening/Ending

Ending: "Utautai no ballad" (歌うたいのバラッド) par Saitō Kazuyoshi (斉藤和義)

Avis

Un adolescent un peu rêveur et solitaire se fait intégrer un peu de force par deux camarades qui veulent former un groupe de musique. Mais c’est surtout sa rencontre avec une mignonne petite sirène qui va révolutionner son quotidien monotone.

 

Le film propose une histoire tout ce qu’il y a de plus basique en matière d’aventure surnaturelle entre un humain et une créature surnaturelle adorable, avec des personnages tout aussi classiques, avec un héros on ne peut plus cliché. Aucun rebondissement n’apporte de réelle surprise et le film se conclut de la manière la plus évidente possible. Pourtant, il aborde de très nombreuses thématiques tout à fait dignes d’intérêt: l’âge rebelle de l’adolescence, l’amitié, l’harmonie avec la nature, le respect des traditions en opposition avec la modernité, la difficulté de la survie d’un village rural, l’acceptation de la mort de proches, le show-business, la nostalgie… Vous sentez venir le hic, ces axes de développement de l’histoire demeurent trop nombreux, ce qui rend leur traitement trop superficiel. À l’instar de cette accumulation de problématiques l’on découvre une multitude de personnages secondaires en les habitants du village qui incarnent bon nombre de ces sujets. Eux aussi ne contribuent que de manière limitée à l’intérêt du film. Pourtant cela devrait être tout le contraire.

Le scenario réussit la prouesse de garder une cohérence malgré ses extensions dans tous les sens. Cependant, son aspect trop Bisounours vient presque saborder ses thématiques diverses. Certains loueront peut-être la volonté de ne pas désigner de réel méchant dans le film, certains qualifieront cette caractéristique de bonne humeur rafraîchissante. Cette dernière trouve sa part de véridicité en le fait qu’elle permettre un festival visuel.

En effets, les animateurs semblent se donner à fond sur le travail visuel. Le film propose plusieurs séquences débordantes de vitalité, tant dans l’animation des personnages que dans l’explosion de couleur, avec des passages oniriques. Le style s’apparente souvent à du livre illustré pour enfant, les aplats de couleurs pour les personnages s’opposent aux décors, plus détaillés et texturés (une différence plus ou moins heureuse d’ailleurs). En tout cas, si vous avez aimé regarder Ponyo sur la Falaise (ça me donne envie de le revoir), ce film devrait ravir vos mirettes également. Mon petit coup de cœur va aux passages où l’on voit tous les villageois danser, avec un jeu de jambe très cartoonesque. Le film parlant aussi de musique, il offre quelques sympathiques morceaux à écouter.

 

Un film gentillet donc, dont on retiendra plutôt les qualités visuelles qui ne feront pas consensus mais pas moins extraordinaires. Et la traduction du titre en français laisse à désirer...

 

Hanoko, le 18/08/2019

 

Inscrivez-vous ou connectez-vous à votre compte pour laisser un commentaire.

 

Vous êtes ici