Voie de Van Gogh (La)

Voie de Van Gogh (La)

Titre original: 
La Voie de Van Gogh
Auteur(s): 
Pays d'origine: 
France
Genre: 
Historique, drame, tranche de vie
Éditeur original: 
Michel Lafon & Shibuya Productions
Date de sortie originale: 
14 mars 2019
Nombre de tomes: 
1 (en cours, 3 de prévus)
Nombre d'éditions en France: 
1 grand format
Couverture: 
souple + jaquette glacée mat avec vernis
Sens de lecture: 
Original
Nombre de pages: 
192
Prix: 
10,95€
Rythme de parution: 
tous les quatre mois

Avis

Il y a deux ans Shibuya Productions organisait un concours de manga français mais ouvert aussi à l’international. Avec ce manga, voici l’un des lauréats de ce premier concours, avec un sujet à la fois original et très parlant!

 

Ce manga propose de découvrir l’émergence de l’impressionnisme à travers l’un de ses artistes les plus emblématiques, Van Gogh. Mais loin de se contenter d’une simple présentation de l’artiste, le manga raconte comment lui et son frère devront lutter contre les tendances à l’époque trop orientées sur l’art académiques pour apprécier ce nouveau mouvement artistique qui bouscule les codes établis. Le scenario est assez sympathique à suivre, à un bon équilibre entre de présence entre les deux héros. Nous suivons d’un côté l’évolution de l’art de Vincent, qui peint sans relâche et prône la rapidité d’exécution et l’expression des émotions au-delà de la rigueur anatomique et technique. De l’autre côté, nous découvrons toutes les machinations auxquelles doit faire face Theo qui risque sa place en tant que vendeur d’art à vouloir promouvoir l’impressionnisme. Les différents personnages sont plutôt bien travaillés, ce qui donne envie de poursuivre la lecture au-delà du simple intérêt historique. Le manga étant appuyé par l’Institut Van Gogh, il bénéficie d’un soutien pour la retranscription des événements historiques bien qu’on se doute que ce soit tout de même un peu romancé

Abordons ensuite la question du dessin du manga. Le niveau demeure très inégal. D’un côté, le style assez sombre donne un certain impact aux planches du manga. L’encrage et le tramage créent des jeux d’ombres assez intéressants (merci aux assistants?). De plus, certains regards me rappelant agréablement le style de Kazuhiro Fujita (sur notamment Black Museum (The) - Ghost & Lady). De l’autre, le dessin demeure vraiment médiocre, des corps rigides, des anatomies très maladroites, des visages qui semblent souvent loucher. Les décors semblent en partie des incrustations photographiques plus ou moins réussies. Toutefois, pour un manga parlant d’impressionnisme, où il n’est pas question de fidélité à la réalité, on pourrait dire ce manque de rigueur anatomique trouve son sens. Cependant, l’auteur de ce manga est très jeune, il dessine depuis relativement peu de temps ce qui explique son niveau laissant encore à désirer. Un profil donc fort atypique avec grande marge de progression. En outre, il est un peu dommage que l’édition du manga n’inclue pas quelques pages couleurs, pour du Van Gogh tout en noir et blanc, ça fait quand même bizarre.

 

 

S’il y a beaucoup à redire au niveau du dessin, ce manga se démarque côté histoire. Peut-être que l'auteur devrait se concentrer sur le rôle de scénariste à l'avenir? Pour poursuivre dans la thématique, vous pouvez allez piocher dans la série des Manga de Dokuha.

 

Hanoko, un tome lu, le 04/05/2019

 

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