Tinta Run

Tinta Run

Titre original: 
Tinta Run
Pays d'origine: 
France
Éditeur français: 
Glénat (collection Shônen)
Date de sortie en France: 
7 février 2018
Nombre de tomes sortis en France: 
3 (en cours)
Nombre d'éditions en France: 
1 simple
Couverture: 
souple + jaquette glacée brillante
Sens de lecture: 
Français
Nombre de pages: 
192
Prix: 
6,90€
Rythme de parution: 
trois par an

Avis

Et un autre manga français, un! Au premier coup d'oeil, j'ai cru qu'il allait s'agir d'un manga de sport, au vu de l'allure de notre héros sur la couverture et du titre incluant "Run", mais non ^^
Nous voici aux côtés d'Arty, un gamin en crise d'adolescence qui refuse d'entrer dans les rangs. Apprenti pâtissier, il se souci autant de ce métier que d'un ver de terre sortant du sol. Alors un jour trop c'est trop, il se met à littéralement casser la baraque! 

Le moins qu'on puisse dire, c'est que nous sommes dans la plus pure tradition du shonen nekketsu. Un héros a priori normal, voit éclater au grand jour un immense pouvoir latent en lui. Son père disparu, constitue un modèle d'admiration qu'il aimerait atteindre. Les deux personnages féminins incarnent plutôt le sérieux (voir les enquiquineuses lol). Il se fait un compagnon avec lequel il partira à l'aventure, en quête de réponses sur son pouvoir et aussi à la recherche de son père. Et bien sûr, les embûches ne manqueront pas.
Pour le moment, ce manga ne m'emballe pas trop en grande partie pour son intrigue et ses enjeux encore assez légers. Certes, on se demande quel est cet étrange pouvoir en lui et quels secrets cachaient son père. Cependant, le premier tome est surtout en enchaînement de gaffes qui aboutissent à un grand fatras. En face de lui, le héros n'a aucun personnage sérieux qui viendrait éveiller notre attention. Pour la première partie, passe encore puisqu'il est dans sa ville natale, mais dans la deuxième, à la capitale, les personnages se révèleront encore plus ridicules et caricaturaux. Les combats ressemblent sciemment à des farces tout droit sortis d'un cartoon basique, on ne voit pas encore ce côté système de pouvoir alors qu'on est dans un univers fantastique. De plus, les personnages anthropomorphes sont de trop à mes yeux. Par ailleurs, le héros veut révolutionner son monde, mais on ne sait pas encore grand-chose sur son fonctionnement ni ses lois. Dumond est plutôt sympathique, nous verrons son ampleur par la suite. La toute fin du tome un esquisse un antagoniste. Après, c'est rigolo de voir un shonen transposé dans un univers simili parisien parodique. L'auteur n'hésite pas à faire des clins d'oeil et des boutades à notre capitale ^^. Le tome un est clairement axé humour, mais malheureusement le niveau des blagues est loin de suffire pour combler le manque côté scenario.
Côté dessin en revanche, c'est plus convaincant. L'auteur dessine très bien, nous propose de bonnes compositions de pages, le tout est très dynamique. On voit bien qu'il s'éclate à dessiner mille et une bouille farfelues et expressions exagérées des personnages. Son enthousiasme parfaitement palpable serait communicatif si l'humour était à la hauteur. 

Si ce tome un m'a laissé une impression mitigée, je reste optimiste pour la suite quand les choses sérieuses commenceront. C'est du shonen classique, donc il faut lui laisser le temps de se mettre en place, on sait que certains mangas devenus des classiques ont trouvé leur vraie force après plusieurs volumes

Hanoko, un tome lu, le 31/03/2018

Commentaires

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