P.T.S.D.

P.T.S.D.

Titre original: 
P.T.S.D.
Auteur(s): 
Pays d'origine: 
France
Genre: 
Drame, tranche de vie, action
Éditeur original: 
Ankama
Date de sortie originale: 
1er mars 2019
Nombre de tomes: 
1 (one-shot)
Nombre d'éditions en France: 
1 grand format
Couverture: 
rigide, glacée mat
Sens de lecture: 
Original
Nombre de pages: 
208

Avis

En commençant cette BD, je m’attendais à quelque chose de plus joyeux, plus funky, sans doute leurrée par un a priori que j’ai des œuvres paraissant chez Ankama et la patte graphique de l’auteur.

 

Après une entrée par les premières pages aux décors grouillant de détail et de vie, des couleurs à la fois chatoyantes mais légèrement délavées, on découvre une histoire que je ne pensais pas axée déprime. Notre héroïne ressort ravagée moralement d’une guerre, comme beaucoup d’autres comme elle livrés à eux-mêmes. Ils fricotent au quotidien avec la criminalité et les trafics illicites, pour s’en sortir à leur manière et les altercations s’avèrent souvent fatales.Mais quelques lueurs d’espoirs permettent à Jun, très lentement, potentiellement, de retrouver un bon de joie de vivre.

Le contexte demeure très peu développé. On ne nous présente pas les démêlés politiques qui ont conduit à cette guerre, ni le passé des personnages, avant de partir au front. La BD se focalise sur leur reconstruction dans un monde qui ne semble plus vouloir d’eux. Le scenario se construit de manière assez logique et bien pensée. Cependant, je dois avouer que la lecture de cet album s’est révélée répétitive et sans grande surprise du point de vue de l’histoire. D’autant que l’on en sait peu sur chacun des personnages, qui, à l’exception de deux ou trois, ne sont pas beaucoup développés. Ils ont beau demeurer sympathiques, difficile de réellement s’attacher à qui que soit en dehors de l’héroïne. C’est je suppose une volonté de l’auteur, qui veut accentuer la solitude de l’héroïne et la morosité de son quotidien. Peut-être y aurait-il eu moyen de trouver malgré tout un meilleur équilibre.

Le dessin est d’excellente qualité. Comme évoqué en introduction, je suis particulièrement fan du travail titanesque sur les décors regorgeant de détail. Le trait de l’auteur leur donne beaucoup de vitalité à toutes ces tours pourtant austères au premier abord. Au début, j’ai cru que la BD se situait en Corée du sud, après que la guerre a séparé le pays en deux parties et au vu des caractères que l’on apercevait sur diverses enseignes de boutiques, mais d’autres éléments tendaient plus à des environnements japonais. Le doute planait puisqu’aucune information dans les planches n’est fournie sur les données géographiques. Finalement, le dossier en fin de BD stipule une grande inspiration de Tokyo. Et pour l’histoire des films comme Ghost in the Shell, AkiraFullmetal Jacket, des films de Johnnie To et bien d’autres… pour ce qui est des personnages, je ne suis pas friande de ce type de dessins, mais c’est bien fait également. Le côté chibi du character design, dans la même veine que Peleliu - Guernica of Paradise par exemple, édulcore la dureté de l’histoire et la violence des combats, sanglants.

 

Un bel album dans l’ensemble, même si l’histoire manque de rythme. Il montre bien que tout le monde ressort victime de la guerre, même ceux derrière les armes à feu.

 

Hanoko, le 02/08/2019

 

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