NeverenD

NeverenD

Titre original: 
NeverenD
Auteur(s): 
Pays d'origine: 
France, États-Unis
Genre: 
fantastique
Éditeur original: 
P2 manga
Éditeur français: 
aucun
Date de sortie originale: 
2012
Nombre de tomes: 
1 (en cours)
Sens de lecture: 
Français
Nombre de pages: 
174
Prix: 
10,99$

Avis

Ces dernières années, une tendance émerge progressivement : celle de la réinterprétation de célèbres contes pour en faire des histoires contemporaines. On ne compte par exemple plus les adaptations libres d'Alice au pays des merveilles, aussi bien en manga que sur d'autres media. Cependant, certains ont poussé le concept encore plus loin en mêlant même plusieurs contes. C'est le cas de NeverenD, manga français mais publié aux États-Unis. 

Le premier volume introduit plusieurs contes et légendes a priori indépendants mais liés par leur appartenance au monde de NeverenD. Ainsi nous trouverons des mentions à Blanche-Neige, le Petit Chaperon Rouge, la Bête du Guévaudan, etc., présentés avec une vision nouvelle. Cependant, le manga introduit aussi la légende des Yôkai, ces démons issus du folklore japonais associés ici aux Ainu; un rapprochement assez intéressant quand on sait que les Ainu sont un peuple particulier vivant au Japon mais persécutés par les japonais.
Au milieu de tout cela, Maybelle, une jeune fille normale issue du monde des humains, débarque dans NeverenD alors que le passage est normalement impossible. Le monde de NeverenD est aussi en proie à un mal fatal: les humains rêvent de moins en moins, ce qui laisse le champ libre aux cauchemars et ténèbres... Maybelle va être plongée au coeur d'un conflit entre des conspirateurs de l'ombre et ceux qui tentent de préserver la pureté de NeverenD.
L'histoire s'annonce un peu complexe mais l'idée est intéressante, je suis curieuse de voir comment tous ces univers se rejoindront et quels autres contes seront repris par la suite éventuellement. NeverenD s'annonce donc comme un joli melting-pot de fables de tous horizons. Le premier volume n'étant que la présentation du véritable scenario à venir, attendons la suite pour délibérer. Pour le moment, nous découvrons les protagonistes qui sont variés et dans l'ensemble assez sympathiques.
Graphiquement, le moins qu'on puisse dire c'est que NeverenD a de la personnalité. Le dessin est de bonne facture de manière générale. On relève de temps à autres quelques visages légèrement malhabiles ou des problèmes de proportions dans le corps des personnages. Cependant, la composition des pages et la narration sont pas mal du tout. La gestion des trames donne aussi beaucoup de poésie qui contribue grandement à l'ambiance magique et fantastique du manga. L'ambiance m'a pas mal rappelée l'exprience graphique de Lamento - Beyond the Void. Les pages en couleur de NeverenD sont également de toute beauté. 

NeverenD pose donc les fondements d'une série audacieuse entre les différents contes réinterprétés et la ligne conductrice du scénario à travers la jeune Maybelle. Mais le pari est risqué, on se demande comment tout cela sera connecté et si l'auteure ne risque pas de disperser. Quoi qu'il en soit, le début est prometteur, à voir dans le prochain volume! 

Hanoko, un tome lu, le 23/02/2013

Dans le style grande réunion de mythes du monde entier, vous pouvez poursuivre avec le turbulent Drifters 

Wallpapers

Wallpaper/fond d'écran NeverenD / NeverenD (Émules)

 

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