Nako

Nako

Titre original: 
Nako
Auteur(s): 
Pays d'origine: 
France
Genre: 
Action, fantastique, aventure
Éditeur original: 
Shibuya Michel Lafon
Date de sortie originale: 
14 mars 2019
Nombre de tomes: 
1 (en cours, 6 de prévus)
Nombre d'éditions en France: 
1 de poche
Couverture: 
souple + jaquette glacée mat avec vernis
Sens de lecture: 
Original
Nombre de pages: 
224
Prix: 
7,95€
Rythme de parution: 
Tous les quatre mois

Résumé des tomes

Avis

Autre coup de cœur du jury au premier concours de manga de Shibuya productions, aux côtés de Voie de Van Gogh (La), Nako est le fruit de la collaboration entre un rappeur eu scenario et un dessinateur issu du milieu de l’animation.

 

On y rencontre Nako, un garçon farceur et un peu tête brûlée, qui s’apprête à passer le rituel obligatoire pour accéder à l’âge adulte. À ses côtés, Ploume qui l’entraîne au combat et fait figure de mentor. Ainsi que sa tante bienveillante (on ne sait ce qu’il est advenu de ses parents). Arrive ensuite la révélation d’un potentiel grand pouvoir sommeillant en lui et le moment où tous les siens se font massacrer. Il va donc devoir lutter seul contre un cruel ennemi.

Nous voilà donc avec une histoire shonen nekketsu des plus basiques. L’histoire découle naturellement, ça le lit bien, mais c’est clairement le genre qu’on a déjà vu vingt mille fois. On attend donc de voir si la suite va décoller un peu. Ce qui distingue ce manga demeure son univers, empreint de folklore africain (sénégalais j’imagine puisqu’il s’agit du pays d’origine du scénariste). Cet exotisme est bienvenu car la culture africaine demeure clairement sous-représentée en manga (voire pas du tout) et il donne envie d’en découvrir un peu plus l’univers.

Enfin, en théorie. Car ce que l’on voit en ouvrant le manga n’enchante pas vraiment. Nous sommes pile poil dans le genre de dessin que je déteste. Dessiné volontairement à la hâte et dépouillé, il laisse une impression de vide qui ne permet pas vraiment de s’immerger dans l’histoire. Au nom du sacro-saint dynamisme, on se permet énormément de raccourcis graphiques. Les décors et les personnages sont la majeure partie du temps dessinés à l’arrache, avec des perspectives grossières, des traits hasardeux juste pour remplir les fonds, des ombres et tramages patauds… Pourtant, vu que le dessinateur semble avoir une carrière conséquente dans le milieu, on imagine qu’il doit avoir déjà un certain niveau. De plus, quand il se donne un peu la peine de dessiner, quelques cases sont plutôt jolies, comme la présentation du village au début, le cerf, le golem du rituel, le character design plutôt sympa. Mais là, vu comme tout le reste est torché, aucun plaisir à lire ça.

 

Ce tome un de Nako présente quelques éléments intéressants, de par son ambiance surtout. Cependant, ses pages ressemblerait plus à des Names, c’est-à-dire les brouillons de planches de manga servant seulement à coucher sur papier le scenario en vue des dessins définitifs Je n’aimais déjà pas ce genre de dessin en BD, alors le voir en format manga n’arrange rien. Dans ce style-là, je vous conseillerais plutôt Lastman, dont la réputation n’est plus à faire, avec un style similaire mais bien plus réussi à tous les niveaux.

 

Hanoko, un tome lu le 07/05/2019

Commentaires

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