Maximum Ride

Maximum Ride

Titre original: 
Maximum Ride
Pays d'origine: 
États-Unis
Genre: 
Fantastique, aventure
Éditeur original: 
Yen Press
Éditeur français: 
Le Lombard
Date de sortie originale: 
janvier 2009
Date de sortie en France: 
juin 2011
Nombre de tomes: 
5 (en cours, 10 de prévus pour le moment)
Nombre de tomes sortis en France: 
4 (en cours)
Nombre d'éditions en France: 
1
Couverture: 
souple
Sens de lecture: 
Français
Nombre de pages: 
248 noir et blanc
Prix: 
14,95€

Avis

Évadés d'un laboratoire infernal, ils vivaient d'amour et d'eau fraîche tels des ermites reclus, mais le destin a tôt fait de les rattraper, pas pour le meilleur mais pour le pire... ils vont replonger dans ce qu'ils cherchaient à fuir. Mais Max et ses amis vont tout faire pour ne pas se laisser dominer. 

Maximum Ride est à l'origine une série à succès de romans de James Patterson qui bénéficie de plusieurs adaptations: cinématographiques pour bientôt et en format manga pour ce qui nous concerne ici.
Le scenario m'a derechef fait penser à celui de la série fantastique Dark Angel que j'ai beaucoup aimée. Vous savez, ces humains génétiquement modifiés aux capacités physiques hors-normes qui se sont évadés de Manticore, l'héroïne se nommait Max. Tiens, curieuse coïncidence.
Maximum Ride reprend le même type d'histoire mais dans un univers légèrement kitschounet de par le fait que nos héros aient des ailes. Ils sont poursuivis par d'horribles loup-garous sadiques qui veulent les ramener de force là où tout à commencé pour eux. On croirait vraiment au modèle cliché des anges contre les démons, les gentils contre les méchants, un modèle qui semble très manichéen. Seule une phrase envoyée à la volée par l'un des Effaceurs vient surprendre un peu : "Les gentils, c'est nous!". À voir si cela cache une réelle complexité de l'histoire où si c'est là pour faire joli.
Pourtant, le choix de narration aurait pu relancer vraiment l'intérêt de ce manga Maximum Ride. Il débute sur la capture d'Angel et l'on découvre au fur et à mesure l'identité et la nature des protagonistes. Énormément d'éléments de compréhension ne sont pas dévoilés au début. Cela aurait pu être un atout pour vraiment intriguer le lecteur, mais je trouve que les dialogues des personnages révèlent trop vite beaucoup de choses par la suite. D'autant que l'on sent en lisant que ces dialogues sont légèrement forcés par l'auteur qui veut être sûr de n'égarer personne, mais les explications ne viennent pas naturellement et le suspense décroit. La fin du premier volume laisse bien sûr quelques interrogations, comme la vérité sur Jeb, mais sinon, le mystère s'en est trouvé amoindri. 

Les personnages sont pour leur part assez classiques. Ils m'ont laissée un peu indifférente. Leur design est aussi banal voire un peu pompé de personnages d'autres manga. Quand on les voit, ils nous sont familiers, même si on n'arrive pas forcément à trouver qui ils nous rappellent précisément. Seule Nudge sort un peu du lot.
Par ailleurs, on remarque que le style de chacun des personnages est assez divergeant dans la manière dont les personnages sont dessinés. Trop à mon goût. Quand on met les héros côte à côté, on pourrait presque croire qu'ils viennent de manga différents.
Toutefois, excepté ce détail, les dessins sont corrects. Les pages sont détaillées et la composition plutôt limpide. Après, je ne connais pas l'oeuvre originale, donc je ne peux guère me prononcer sur la fidélité de l'ambiance retransmise. Mais en somme, le manga est visuellement agréable à regarder. 

Bref, Maximum Ride est un peu rétro à travers sa thématique dont l'amorce et le développement auraient pu rééquilibrer le coup mais qui sont pas allés à fond dans leur démarche. À voir si la suite devient plus prenante.

Hanoko, un tome lu, le 03/07/2011

Wallpapers

Wallpaper/fond d'écran Maximum Ride / Maximum Ride (Émules)

 

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