Lil’Berry

Lil’Berry

Titre original: 
Lil’Berry
Pays d'origine: 
France
Genre: 
Humour, action, aventure, merveilleux
Éditeur original: 
Delcourt-Tonkam
Date de sortie originale: 
10 avril 2019
Nombre de tomes: 
1 (en cours)
Nombre d'éditions en France: 
1 de poche
Couverture: 
souple + jaquette glacée brillante
Sens de lecture: 
Original
Nombre de pages: 
176 noir et blanc
Prix: 
7,99€

Résumé des tomes

Avis

Après Glénat l’an passé, c’est au tour de Delcourt de lancer quelques mangas français. Nous voici donc avec Lil’Berry, où une fillette prodige des arts martiaux va renverser la baraque à sa manière!

 

Dès les premières pages, on sent très bien les influences Dragon Ball, revendiquées par le scénariste. Que ce soit dans le style de dessin très shonen old school, les tenues vestimentaires pas mal inspirées de la Chine, des personnages avec un nom d’aliments, leur expressivité…. D’ailleurs, c’est de manière générale l’héritage d’Akira Toriyama qui se ressent, le mangaka ayant aussi beaucoup travaillé sur des RPG devenu des classiques (les Dragon Quest, Chrono Trigger, etc.). Rassurez-vous, aucun plagiat ni quoi que ce soit

Visuellement, on peut dire que le manga est réussi. Jeronico Cejudoo a un bon coup de crayon, c’est très dynamique, la composition des pages permet au scenario se découler naturellement, le character design est plutôt sympa et les pages ne manquent pas de détail. Un vrai manga quoi, pas une imitation! On relève juste quelques perspectives pas toujours maîtrisées et des combats un peu brouillon, mais franchement est déjà très bon pour un premier tome.

Côté histoire, c’est un peu mi-figue mi-raisin. Le scenario semble créé de manière pas mal improvisée, les petites aventures de l’héroïne arrivent un peu au hasard et l’introduction des personnages qui vont devenir les side-kick se fait à la va-vite. L’intrigue paraît très ténue sur ce tome qui nous balade un peu n’importe où après l’introduction. On ne sait presque rien de Baie qui est invraisemblablement puissante. On découvre seulement des bribes du passé de son grand-père mais qui est vite éclipsé. L’univers n’est pas non plus présenté, que ce soit la contrée où vivent nos héros, les guerres passées ou encore le système de pouvoirs. Logique en un sens puisque nous suivons un vieux maître vivant presque en ermite avec une fillette. Cependant, l’auteur reste trop avare en information, ne nous impliquant pas assez dans le récit et nous servant à la place beaucoup de bagarre pas très utile à ce stade. D’autant que Baie commence déjà à un niveau très fort, ça explose vite de partout. On se demande comment il y aura une gradation dans l’intensité des combats à venir.

Le manga présente aussi bon nombre de clichés des shonen. Une héroïne (une fille pour changer), sans parents, super énergique assez crétine et toujours prompte à protéger les plus faibles. Puis un maître sage et très puissant, un premier ennemi qui devient un compagnon, quelque guignols de service, des méchants caricaturaux.

 

Ce manga m’aura rappelé mon expérience sur Tinta Run, scenario hasardeux mais bon potentiel en particulier pour les dessins. Bref à vois sur le long terme.

 

Hanoko, un tome lu, le 28/04/2019

 

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