IO Memories

IO Memories

Titre original: 
IO Memories
Auteur(s): 
Pays d'origine: 
Belgique
Genre: 
SF
Éditeur original: 
Kodansha (100p prépubliées dans le Morning)
Éditeur français: 
Kana, collection Made In
Date de sortie originale: 
2007
Date de sortie en France: 
Juillet 2007
Nombre de tomes: 
one shot
Nombre de tomes sortis en France: 
one shot
Nombre d'éditions en France: 
1
Couverture: 
souple
Sens de lecture: 
Français
Nombre de pages: 
202+6
Prix: 
15€

Avis

"En regardant la biographie de l'auteur, qui a un parcours très franco-belge, et outre le fait que cette BD ait été publiée au Japon, je me suis demandé quel pouvait bien être le rapport avec le manga. De plus, si on déforme quelque peu les propos de l'auteur de l'interview en bonus, on peut voir que si il a été choisi par les japonais, c'est parce qu'il faisait quelque chose de différent, bref quelque chose qui ne provient pas de l'école japonaise. Attention, je ne suis pas en train de dire que puisque ce n'est pas un manga, je vais lapider ce titre. Je préviens juste que l'auteur ne fait pas parti a priori de la vague "manga à la française", même si Kana surfe dessus. 

Trève de médisance. Le dessin a le mérite d'être détaillé. L'aspect érotique est réussi, j'ai eu une érection presque tout le long des cent premières pages, non seulement parce que l'héroïne est plutôt sexy, mais aussi parce que l'histoire est bien racontée. Le début est donc très cul, et assez intelligent (le concept est bien trouvé).  

L'auteur présente le genre comme étant de la "hard science" c'est-à-dire de la science-fiction réaliste. Pour ma part, j'aime bien le terme de scexe-fiction. Un pauvre bougre se trouve embarqué dans une affaire le dépassant : une androïde prostituée d'un genre spécial vient d'échapper à ses créateurs : elle a la capacité de jouir, qui est le monopole des hommes, et recèle bien d'autres surprises... Quel(s) bouleversement(s) cela va-t-il provoquer ?
Le scénario sent également bon les Métabarons (avis aux amateurs), de part son univers, ses beautés, ses affreux, et les robots un peu "robo"-maniaques.  

Que les esprits bien pensant, ne se disent pas "tout va être prétexte à déshabiller l'héroïne". Le fait que l'humanoïde doive jouir pour faire apparaître le f?tus mutant ("l'holomémoire"), n'est finalement pas prétexte à orgie, puisque au fur et à mesure ces scènes sont ellipsées. 

Jusque là tout allait bien. Puis à la moitié du tome, l'auteur a recours à un ingénieux procédé narratif, qui donne lieu à une parenthèse dans le récit. C'est bien amené. Seulement c'est le climax (qu'on peut aussi entendre dans son acception anglaise, si l'on veut jouer sur le côté érotique) de l'histoire. Ensuite on en fait plus que descendre la pente, cette parenthèse servant plus ou moins à expliquer les "incohérences" du scénario. Et puis ça ajoute un commentaire par dessus l'histoire en même temps que notre lecture, ça désamorce notre intérêt. Qu'est-ce qui explique ce changement ?  

On comprend en lisant les 6 pages d'interview bonus qui reviennent sur les étapes de la création de cette BD, que les 100 première pages de la BD avaient été prépubliées au Japon, ensuite la série avait été stoppée. Puis à une date non précisée, l'auteur a écrit la suite, pour faire les 100 dernières pages. C'est entre les deux que se situe le passage charnière du récit.  

Au final, l'histoire commençait bien, mais j'ai pas accroché à la seconde partie. Néanmoins ça m'a donné envie de jeter un oeil à d'autre travaux de l'auteur. 

Si vous avez envie de lire de la BD franco-belge de SF érotique, pourquoi pas..." 

Docteur Spider, 21/07/07

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