Epic Lanes - An Esports Adventure

Epic Lanes - An Esports Adventure

Titre original: 
Epic Lanes - An Esports Adventure
Pays d'origine: 
France, Espagne
Genre: 
sport, tranche de vie
Éditeur français: 
Robinson Millenials (Hachette)
Date de sortie en France: 
4 juillet 2018
Nombre de tomes sortis en France: 
1 (en cours)
Nombre d'éditions en France: 
1 simple
Couverture: 
Souple + jaquette glacée brillante
Sens de lecture: 
Original
Nombre de pages: 
164
Prix: 
7,95€

Résumé des tomes

Avis

Des jeunes en école d'ingé rêvent de gloire dans l'esport. Joueurs invétérés d'Epic Lanes, MOBA très en vogue, ils vont devoir se confronter aux dures réalités de ce milieu. 

Epic Lanes est présenté par l'éditeur comme le premier manga dédié à l'e-sport, sauf qu'il s'est fait coiffer sur le poteau par Versus Fighting Story, sorti chez Glénat en mars 2018. Pure coïncidence ou y a-t-il eu des volontés secrètes de concurrencer l'un ou l'autre? On sait que le monde est petit, en particulier celui de l'édition ^^. Mais bref, trêve d'élucubrations, venons-en au manga lui-même.
Après une brève introduction fait du teasing sur la fin du premier volume, on découvre le quotidien compliqué de notre héros, partagé entre ses études, son implication dans les compétitions d'Epic Lanes, ainsi que son quotidien difficile où il doit participer aux dépenses du foyer. Le manga commence direct dans le vif du sujet, donnant un peu l'impression d'arriver en milieu de série. Tous les personnages se connaissant de longue date semble-t-il, nous avons affaire à des équipes expérimentées, le système de jeu n'est presque pas expliqué. Un peu compliqué de se plonger dans ce manga qui nous laisse sur le pas de la porte. On arrive à suivre, l'histoire n'est pas bien subtile, l'empathie ne se met pas vraiment en place. D'autant que les personnages sont tous très caricaturaux, les héros qui sont des braves gars, les rivaux qui sont des frimeurs hautains de base, la tenancière potiche du bar, une équipe de filles crétines mais qui se la raconte...
Côté action, on n'y trouve pas son compte non plus. Étant donné que le jeu n'est presque pas décrit, impossible de comprendre quel personnage est plus fort qu'un autre, quelle subtilité permet de gagner, quelle est la configuration du terrain, comment fonctionnent les pouvoirs etc.. La mise en scène n'aide pas il faut dire. Les personnages jouent un MOBA mais le point de vue dans le jeu est à la troisième personne et rapproché des avatars de joueurs, alors que normalement, on voit le jeu dans sa globalité par-dessus. De plus, les avatars deviennent comme la deuxième incarnation des personnages, ils parlent comme eux. À ce moment-là, ce manga ne fait pas de différence avec un Yureka, .hack//SIGN ou Sword Art Online. De plus, la composition de pages est un peu encombrée, ça aide encore moins à suivre.
On en vient au dessin qui me rebute pas mal aussi. Non pas que l'auteur dessine mal, les corps sont bien proportionnés, ya un minimum de détail dans les pages, c'est plutôt soigné dans l'ensemble. Mais la manière dont il dessine les visages est particulièrement grossière, donnant l'impression d'une imitation de manga et non d'un vrai manga. Le plus flagrant demeure la représentation de la colère ou de l'étonnement, les personnages ne ressemblent plus à rien, il n'y a qu'à voir la mère de Kunst, dès les premières pages du manga... 

Pour le moment, j'aurais plutôt envie de dire Epic Lame que Epic Lanes, même si ce serait très sévère. C'est bien beau de vouloir faire un manga sur l'esport mais être scénariste de manga, ça ne s'improvise pas. Certes, il faut bien commencer quelque part me direz-vous... On va lui laisser le bénéfice du doute, car il pourrait être intéressant de découvrir plus de ficelles sur le milieu de l'esport (le trucage, une économie alternative avec la monnaie de G-Coins qui fait écho aux Bitcoins, les entourloupes entre joueurs...) 

Hanoko, un tome lu le 01/07/2018

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