Dystopia - Love At Last Sight

Dystopia - Love At Last Sight

Titre original: 
Dystopia
Auteur(s): 
Pays d'origine: 
Allemagne
Genre: 
romance
Éditeur original: 
Carlsen Comics
Éditeur français: 
Pika
Date de sortie originale: 
2004
Date de sortie en France: 
2007
Nombre de tomes: 
1 (one-shot)
Nombre de tomes sortis en France: 
1
Nombre d'éditions en France: 
1
Couverture: 
Souple + jaquette glacée
Sens de lecture: 
Français
Nombre de pages: 
184
Prix: 
6,95€

Avis

La shojo-killer reprend du service! Bon par où commencer *rire sadique*? Nan je plaisante, après on va croire que je pense pas ce que je dis et que je ne descend du shojo hypocritement que pour mon amusement.
Vous l'aurez compris, je n'ai pas du tout aimé ce manga, mais à la limite on s'en fout que j'aime ou pas, l'important est de savoir pourquoi. L'histoire de ce manga comporte quelques idées originales, mais par ailleurs il y en a d'autres à jeter à la poubelle, ce qui fait que le récit est mal mené, un joli gâchis quoi. 

C'est l'aspect romantique qui aurait pu être intéressant, l'héroïne est seule, sa meilleure amie sort avec son frère, rien qu'avec ça, on avait de quoi faire une histoire triste mais qui tienne debout. Cette idée me semble inédite par rapport à la masse de shojo produite qui rebattent toute les mêmes choses. Donc ce manga européen ne démarrait pas si mal. Après, on a le complexe de Dionne par rapport à ses parents, ça n'a pas d'intérêt vu la façon dont c'est mené, même Kairi le faisait mieux, c'est dire; heureusement ça reste mineur dans le manga donc on peut en faire l'impasse. Mais tout ça est causé en fait par la maladie du frère, un coup à la My first Love. Tout ça n'était pas indispensable.
En fait, rapidement tout le scenario ne tourne qu'autour de ça presque, et ce sur quoi avait commencé le manga n'était qu'une introduction. Et alors, quand survient le coup de théâtre du milieu du volume c'est la cata. On se retrouve avec une histoire à la mords-moi-le-noeud qui ne tient absolument pas debout. Bref ça se barre en vrille, et j'ai commencé à lire une bulle sur deux pour voir le plus vite possible où l'auteure voulait en venir. Nulle part semble-t-il.
Finalement, qu'y a-t-il pour rattraper cette méchante gamelle? Pas grand chose. La seule chose qui m'a un peu touchée, c'est la relation entre Dionne et Shikku, eh oui même pas la relation fraternelle de Dionne et Lyon, Shikku qui nous surprend aussi à la fin du manga (si c'est bien elle qu'on voit sur les dernières pages). Ça fait quand même peu pour sauver tout le manga. Alors peut-être les dessins qui valent le coup d'oeil? Bof même pas.
J'ai vu assez souvent des gens dire que les dessins sont superbes, ils sont surtout très superficiels à mes yeux. L'auteure joue à outrance sur les trames et les effets brillants, saturant un peu les pages et les valeurs se noyant dans la masse. En plus, les trames peu précises utilisées à répétition donnent un aspect granuleux déplaisant. À noter que dans le dernier tiers du manga, l'auteure a trouvé un meilleur dosage pour son tramage, rendant son manga plus agréable à lire. Ensuite, c'est la grosse tignasse de chaque personnage qui leur donne l'impression d'être stylés. Mais ce n'est pas super bien dessiné pour autant. Je trouve les visages sont souvent très justes, l'expressivité n'étant pas souvent au rendez-vous pour appuyer l'émotion des scènes. Et l'auteure utilise fréquemment la mèche de cheveux pour cacher un oeil. Au début du manga, l'auteur s'inclut dans une de ses planches pour relever ses lacunes à dessiner les mains, ironiquement je ne suis pas du tout d'accord, je trouve qu'elle s'en sort très bien avec les mains, contrairement à d'autres parties, dont les visages que j'ai mentionnés précédemment. Les illustrations en couleur du début sont belles, mais le reste n'est pas à la hauteur. Pas de quoi s'émerveiller en somme, il n'y a que de l'apparat. 

Le bilan est bien noir pour l'auteure qui cherche avec ce manga à en faire trop mais qui n'a rien fait de bon en fin de compte. Je le redis, elle aurait gagné à ne se focaliser que sur une idée, l'initiale, surtout si son histoire est un one-shot. C'est bien de vouloir faire un manga où il se passe beaucoup de choses mais pas au prix de la crédibilité de chacune.

Hanoko, un tome lu, le 06/01/10

 

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