Deep Scar

Deep Scar

Titre original: 
Deep Scar
Auteur(s): 
Pays d'origine: 
Italie
Éditeur original: 
inédit
Éditeur français: 
H2T
Date de sortie en France: 
février 2017 (prépublication) - 15 avril 2018 en avant-première Japan Party 2018 (volume relié)
Nombre de tomes sortis en France: 
1 (en cours)
Nombre d'éditions en France: 
1 simple
Couverture: 
souple
Sens de lecture: 
Français
Nombre de pages: 
204 noir et blanc
Prix: 
7,95€

Avis

Une jeune fille s'apprête à démarrer ses études universitaires. Pour cela, elle a emménagé en colocation avec une autre fille. Plus qu'un aspect pratique, c'est une volonté d'émancipation qui l'anime. Mais dès son arrivée, des obstacles rendront son séjour compliqué. 

Deep Scar se distingue des autres shojo classiques en présentant plusieurs personnages qui cachent un traumatisme. L'autrice nous propose une histoire dramatique où la fuite et le repli ne sont pas des solutions réelles. La trame sera a priori différente, mais on ne peut s'empêcher de penser à Nana, avec ces deux colocataires: Sofia, la fille proprette et Veronica, plutôt du genre punk.
En revanche côté traitement des personnages, on est dans du pur shojo. Les personnages se prennent la tête pour un oui pour un non, ça surjoue dans le sentimentalisme, c'est larmoyant au possible. En plus, un garçon, Lorenzo, plutôt beau gosse, va être attiré inexplicablement par l'héroïne dès le début. On sait juste qu'il cache lui aussi malaise intérieur. Ce n'est pas du tout mon genre (cela m'a un peu rappelé Kairi mais en beaucoup moins exagéré heureusement).
Ce premier tome en fait beaucoup trop et à la fois pas assez. Dès le premier jour, il arrive une avalanche de choses à l'héroïne, mais sans qu'on n'ait une idée de ce qui a pu se passer. Je ne sais si je suis plutôt intriguée ou plutôt saturée déjà sur ce volume un. On sent tout de même la volonté de se démarquer un peu, donc on espère que la suite trouvera un meilleur équilibre.
Côté dessin, l'autrice reprend très bien les codes graphiques et styles des shojo. Elle dessine assez bien et les pages ont une bonne composition. C'est détaillé et elle se sert à bon escient de trames d'ambiance, avec mesure. On voit à certaines mises en scène, certaines anatomies que le manga reste perfectible, mais le début est tout à fait convenable, le niveau est déjà meilleur que la moyenne des shojo de romance basiques. 

Je ne suis pas le public visé, mais Deep Scar a de bonnes chances de plaire aux amatrices de shojo. 

Hanoko, un tome lu, le 22/04/2018

 

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