Roi Léo (le)

Roi Léo (le)

Titre original: 
ジャングル大帝, Jungle Taitei
Auteur(s): 
Genre: 
Aventure, humour
Éditeur original: 
Gakudosha
Éditeur français: 
Glénat
Date de sortie originale: 
1950
Date de sortie en France: 
1996
Nombre de tomes: 
3 (terminé)
Nombre de tomes sortis en France: 
3 (terminé)
Nombre d'éditions en France: 
1
Traduction: 
Sylvie Siffointe
Couverture: 
Souple, glacée
Sens de lecture: 
Original
Nombre de pages: 
171

Avis

"Le manga commence par un préambule indiquant que l'auteur n'a jamais souhaité se montrer raciste dans son oeuvre. Malgré l'avertissement, je ne cache pas avoir été outrée par les propos de ce pourtant célèbre Roi Léo ayant inspiré le Roi Lion de Disney bien des années après.

L'histoire est cruelle. Un lion menant la guerre contre les Hommes finit par se faire tuer et transformer en carpette. Sa lionne est embarquée dans un bateau à destination d'un zoo et met bas dans la soute. Dans son souhait de sauver son petit, Léo, d'une vie de captivité, elle l'enjoint de partir à la nage vers l'Afrique d'où ils viennent. Seulement, le bateau coule et Léo finit par échouer entre les pattes de gens pas forcément aimables (en fait, il croise aussi des gens sympa, heureusement). Le prince Léo n'a qu'un souhait, revoir ses terres et comprendre qui il est.

Ajoutez à ce charmant cocktail à faire pleurer dans les chaumières une grosse touche de racisme de l'époque : les africains en prennent pour leur grade, et il est inutile que je vous explique en quoi, nous avons tous vu et lu des stéréotypes du "Noir dans sa tribu". Les asiatiques se mangent quelques taquets aussi, mais moins (en même temps, l'histoire parle d'un lion d'Afrique qui veut retourner en Afrique). Et en gros, l'européen est montré dans toute sa splendeur colonialiste. C'est un peu régal pour les yeux (j'ironise à mort, ça me ferait gerber). Le petit préambule précise que l'auteur a justement souhaité dénoncer ces comportements, mais je trouve, pour le coup, la manière de faire très maladroite.

Vous pouvez aussi ajouter de la violence envers les animaux, banalisée au possible. Mais à l'époque, c'était assez fréquent aussi. Franchement, beaucoup des personnages du manga m'ont donnée des envies de meurtre. Heureusement que d'autres protagonistes font montre de sympathie et d'entraide.

L'humour est présent en touches réduites dans le manga, sans doute caché sous les couches précédemment citées. Et quel étonnement de voir un peu de grossièreté dans ce manga que je pensais être pour les enfants !

Le dessin est du Tezuka comme on le connait. Je n'aime pas du tout ces rondeurs, mais il faut avouer que ce style est légendaire. Je ne m'étendrai pas sur le sujet.

Bref, un manga dans son jus de l'époque, raciste mais apparemment pour dénoncer ces comportements. Je n'ai pas été touchée par la méthode employée par l'auteur.

DDG, le 22/03/2019, un tome lu difficilement.

 

Commentaires

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Commentaires

Portrait de Hanoko

Mais au delà de la controverse sur le racisme, l'histoire est-elle bonne? Parce que c'est quand même un monument ce manga, ça ne doit pas être totalement volé, non?

haha!

Portrait de dragon de givre

J'ai franchement pas accroché. Ça part un peu dans tous les sens je trouve. Et de base j'aime pas trop cet auteur. 

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