Malca, la valse hardcore [JE15]

Malca, la valse hardcore [JE15]

Japan Expo 2014 s'étant terminé, il me restait encore une chose à faire : rencontrer les membres de Malca, un groupe de rock envoûtant. RDV était pris dans un café à Opéra (Paris). À part le batteur Yamada Kôjirô, tout le monde était présent : Toda Yûta (chant et guitare), Satô Shunsuke (guitare) et Nagata NOZOMI (basse et choeurs). 

ShoShoSein : Que signifie le nom de votre groupe, ''Malca'' ?

Satô Shunsuke : Vous savez, ça n'a pas vraiment de signification. Notre but, c'était que le nom de notre groupe sonne bien. On voulait un nom court, facile à retenir. 

ShoShoSein : Du coup, comment avez-vous choisi ces sonorités là en en particulier ?

Toda Yûta sort son portefeuille de sa poche

Toda Yûta : En quatrième année de fac, je devais chercher du travail, j'avais des cartes de visite d'entreprises sur moi. Une des boîtes s'appelait Malca, je trouvais le nom bien, alors on l'a choisi. 

ShoShoSein : Comment le groupe s'est-il formé ?

Satô Shunsuke : Yuta et moi on a commencé en 2008 avec le groupe Alice Alice Alice. Puis on s'est séparés. On s'est reformés en 2011, mais pas avec le même nom. En gros, il y a eu une alternance de j'arrête / je reprends / j'arrête... Mais à la base, on était tous les quatre dans le même club de rock à la fac : il y en avait deux. Un qui faisait des reprises, l'autre des compo originale. On était dans le deuxième.

ShoShoSein : De quand date le style musical de Malca ?

Toda Yûta : On avait déjà le même style avec Alice Alice Alice. Mais avec Malca, le rythme est plus intense et violent. 

ShoShoSein : Vous avez un style de musique un peu particulier, que vous appelez ''valse hardcore'', pouvez-vous nous expliquer en quoi ça consiste ?

Toda Yûta : On fait de la musique à trois temps, alors qu'habituellement, le rock est à 4 temps. On est à l'opposé des autres groupes. La valse est une musique de la bonne société, mais nous on cherche à faire danser les gens. 

Satô Shunsuke : Et le 'hardcore'', c'est le Japon ancien, celui des samouraïs. C'est pour ça qu'on porte le kimono sur scène. 

ShoShoSein : Justement, Toda Yûta portait le kimono à Japan Expo, mais pas dans les livehouse japonaises, pourquoi ?

Toda Yûta : Pour mieux nous faire comprendre au public français. Au Japon, le public comprend grâce aux paroles. Ce sont des paroles mélancoliques évoquant le Japon ancien. Pour la France, on a plus joué sur le visuel. 

ShoShoSein : Du coup, quel est le rapport entre le ''hardcore'' et le Japon ancien ?

Satô Shunsuke : Il n'y a pas de relation directe. Mais il y a des ressemblances. Dans le hardcore, il y a alternance de musiques calmes et tempétueuses. Dans le Japon ancien, le société était très policée, les femmes portaient de très beaux kimonos et en même temps les samouraïs se faisaient aussi harakiri. C'était à la fois le calme et le tempétueux.


ShoShoSein : Est-ce vous qui vous êtes dit ''et si on allait en France'' ?

Toda Yûta : Depuis un moment, on se demandait : quel but se fixer pour le futur ? Pourquoi pas une tourne européenne ? Et on a eu de la chance, il y a eu un bon timing. Japan Expo a proposé à Rythmic Toy World de venir. Comme on a le même agent, on est aussi venus ! 

ShoShoSein : Avoir été présent à Japan Expo, est-ce que ça va booster votre carrière ?

Satô Shunsuke : Le festival est connu au Japon. On sait quelle ampleur prend Japan Expo en France. Début juillet, il y a eu un reportage sur une chaîne télé nippone, dans lequel notre nom est apparu. Les fans français ont mis notre concert en ligne... Bref on espère que tout ça aura un impact. 

ShoShoSein : Qu'avez-vous pensé de la réaction du public français ?

Toda Yûta : Nous sommes super contents. Les fans français sont complètement différents des japonais. 

Satô Shunsuke imite le public nippon : Le public japonais se contente d'applaudir timidement. Les français sont plus amusants. Il y a beaucoup plus d'interactions, ils nous interpellent.

 

Un grand merci aux organisateurs de la Japan Expo, à Hoda Selim pour son remarquable travail d'interprète, et évidemment, aux membres du groupe Malca !

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