Umineko no Naku Koro ni

Umineko no Naku Koro ni

Titre original: 
Umineko no Naku Koro ni (When they cry 3)
Pays d'origine: 
Japon
Genre: 
Drame, horreur, fantastique, policier
Date de sortie originale: 
2009
Date de sortie en France: 
pas de licence
Nombre d'épisodes: 
26 (terminé)
Nombre d'épisodes sortis en France: 
0
Durée: 
25 minutes chaque
Support: 
TV, DVD, fansub

Avis

"Il faut savoir que cet anime n'est absolument pas le premier produit de ce très long nom. En tout premier lieu, Umineko est une série de jeux vidéo type Visual Novel qui a fait un tel carton qu'elle a été adaptée en romans (4 sortis à ce jour, 6 prévus), en mangas (4 sortis) et même en drama CDs. Rien de tout cela n'étant encore arrivé en France, c'est avec joie que je vous présente l'anime disponible actuellement sur la toile (merci les fansubbers).
Cet anime n'est très clairement pas à mettre entre toutes les mains. L'histoire est tordue, assez difficile d'accès, et l'ensemble des scènes est violent et malsain. Une richissime famille se retrouve sur une île pour parler héritage. Rapidement, des meurtres sont perpétrés et les scènes de crime font que l'on ne peut que suspecter Beatrice, la légendaire sorcière, seconde maîtresse de l'île après le grand-père. Ses raisons sont que le grand-père Kinzo, après avoir usé de ses services pour s'assurer fortune et gloire, a décidé de rompre le contrat. Elle souhaite récupérer ses intérêts, en ce sens, les vies engendrées par Kinzo. La seule alternative pour la famille Ushiromiya est de retrouver les 10 tonnes d'or offerts par Beatrice à Kinzo. Sauf qu'avec toutes ses mystérieuses morts, personne ne songe à chercher le magot.
Voici le premier aspect de l'histoire. Le second est bien plus tordu, car Beatrice a don de vie et de mort éternels sur les humains. La sorcière s'amuse donc à ressusciter tout le monde dans le sens où elle fait revivre la terrible journée indéfiniment. Son but : que Battler, le seul à ne pas croire en la magie, avoue que les crimes sont perpétrés par elle. Ainsi, elle pourra ressusciter et devenir maîtresse de l'île à nouveau. C'est aussi pour elle un moyen de se distraire et de distraire ses amies (ou ennemies) sorcières avec qui elle parie.
Oui, c'est assez tordu, d'autant que Battler cherche à tout prix à disculper la sorcière tout en évitant d'accuser les membres de sa famille ou les domestiques. Ça tourne souvent comme les Enquêtes de Kindaichi (Les), avec le fameux "jeté" d'index à la Phoenix Wright: Ace Attorney. Les arguments tiennent la route, mais comme l'issue est toujours un cul-de-sac, les explications quant aux crimes tombent à l'eau. De plus, il semblerait que ce soit vraiment Beatrice qui ait tout manigancé. Battler se bat donc contre des moulins à vent, faisant tuer à l'infini ses proches et domestiques.
Les gros épisodes sont composés de cinq-six petits épisodes au format classique. A chaque fois, on revit la journée entière de massacres, mais sous un oeil différent et avec des variables conséquentes. Tout le monde se prend la tête pour connaître le coupable, ça m'a fait penser au célèbre roman Dix Petits Nègres d'Agatha Christie. C'est assez haletant, plein de rebondissements, Beatrice est vraiment tordue.
Graphiquement, c'est assez joli sans être transcendant. Le chara-design est agréable, avec une Beatrice me faisant lourdement penser à Portrait de Petite Cosette (le). Les autres personnages sont appréciables, ils sont presque tous dignes d'intérêt et on a plaisir à les suivre dans leur vie et leur mort. Petit détail qui m'a chiffonnée, toutes les femmes ont une grosse poitrine et les mères semblent avoir le même âge que leurs enfants (sauf pour Rosa et Maria). D'ailleurs, Maria est peut-être bien la plus terrifiante des personnages. Du haut de ses 9 ans, elle voue un culte à Beatrice et alterne entre enfant gâtée et battue et démon aux aspects angéliques. Vraiment, elle est effrayante, j'ai souvent pensé que Beatrice la possédait (c'est peut-être le cas, d'ailleurs). Autre détail embarrassant, Battler, le héros, n'a vraiment pas beaucoup de charisme. Il est assez quelconque et l'écouter s'expliquer est parfois chiant.
Musicalement, on a droit à du lourd. Les génériques sont géniaux, avec des thèmes forts en gothique et metal. Des choeurs effrayants et beaucoup de violons et clavecin pour un côté vampire. Dans les épisodes, les mélodies collent bien aux scènes et restent dans la même veine que les génériques. ça en met plein les oreilles autant que les images en mettent plein les yeux. Le design de l'opening change légèrement à chaque partie de l'anime (tous les 5-6 épisodes en gros).
Précisons enfin que les scènes sont excessivement violentes et que cet anime ne conviendra pas aux jeunes enfants ni aux âmes sensibles. Pas aussi terrible que Elfen Lied, il faut tout de même s'attendre à voir scènes de torture, meurtres sanglants et mises en scènes macabres. Une légère censure apparaît parfois, mais on se demande bien pourquoi puisque tout est devinable et n'enlève rien à l'horreur de la scène.  

En bref, un anime qui a une belle place dans mon coeur." 

DDG, le 08/06/10, 9 épisodes vus, visionnage encore en cours.

Après l'avis très enjoué de DDG, je me lance dans cette série, qui sort assez de l'ordinaire. Globalement, Umineko no Naku Koro ni est très bon, j'ai trouvé l'anime très ambitieux dans son scenario mais le résultat n'est pas aussi grandiose qu'escompté pour différentes raisons.
Le concept de départ du jeu entre Battler et Béatrice est fichtrement bien trouvé, je ne vais pas redévelopper là-dessus. Mais nous restons un peu déçu par l'aspect enquête et énigme car je trouve que Battler, même s'il émet des hypothèses plausibles, est loin de faire le tour de toutes les possibilités concernant les meurtres, les conclusions auxquelles il arrive manquent de finesse. Et les réponses en conséquence de Béatrice manquent aussi de piquant du coup. En tant que détectives, notre faim n'est pas franchement satisfaite. Donc, Umineko no Naku Koro ni lasse un peu par moment. Heureusement les rebondissements ne manquent pas et viennent relancer grandement l'intérêt de la série.
À partir de là, l'anime nous montre clairement qu'il ne résume pas au jeu d'énigme sadique mis en palce par Beatrice et que cela ne semble même pas le véritable sujet de l'anime. Il interroge la notion de point de vue lui-même à travers la question de l'existence de la magie: beaucoup de choses dans la vie dépendent de la manière dont on les voit et du crédit qu'on leur accorde. Avec les pouvoirs magiques des sorcières et ce qu'ils peuvent accomplir, il devient possible de tout croire comme de tout renier, comme on dit "la volonté est reine". L'anime nous fait aussi tout une ôde à la force du sentiment amoureux, à travers les personnages de Georges, Shannon, Jessica et Kanon notamment, qui est beaucoup moins intéressant.
Par ailleurs, progressivement, Umineko no Naku Koro ni place l'attention sur l'histoire de la famille Ushiromiya alors qu'au début, on ne s'y intéresse par vraiment et cela surtout à partir de l'apparition du personnage d'Ange dans la série. Le scenario fait preuve de beaucoup de subtilités à ce niveau via les différents aller retour dans le temps. Le mystère est toujours entretenu malgré les différentes révélations qui surviennent au fur et à mesure. On est parfois un peu égaré, ce qui nous amène à nous demander si l'anime se s'emmêle pas aussi les pinceaux de temps à autres, impression encore plus confirmée par la fin ouverte (annonciatrice d'une saison 2 ? Fort probable).
Après, ce qui m'a le plus déçue sont les personnages. Contrairement à DDG, je les ai trouvés assez ternes dans l'ensemble, alors que vu l'ambiance mise en place, ils auraient pu être bien plus charismatiques. Côté humains: déjà tous les hommes de la famille Ushiromiya ainsi que les domestiques âgés sont totalement effacés, leurs épouses et enfants ont la vedette, plus Shannon et Kanon. Ces derniers ne sont pas super bien développés et ont une personnalité assez banale. Maria sort du lot niveau impact sur le téléspectateur mais la fillette qui semble démoniaque est tout de même un joli cliché récurrent dans les films d'horreur (Ring et compagnie). Côté démons, alors qu'ils s'annoncent impressionnants de cruauté, ils déçoivent par leur manque de répondant dès qu'un véritable combat prend place contre les divers personnages humains. Niveau baston, Umineko no Naku Koro ni n'est franchement pas recommandé. Les autres sorcières sont sympa mais elles ne nous marquent pas plus que ça. Même Béatrice s'avère assez puérile malgré ses accès de cruauté. Quoi qu'il en soit, j'adore son rire sadique très stéréotypés des sorcières maléfiques mais qui lui va si bien ^^. À partir de la deuxième moitié de la série, son personnage évolue beaucoup et elle devient un peu instable, on ne sait plus trop quoi penser d'elle.
En somme, il n'y pas eu de personnages qui m'a énervée mais pas non plus de personnage auquel j'ai vraiment accroché.
Visuellement, l'anime est correct mais sans plus. Encore une fois, je m'attendais à quelque d'impressionant, au vu de l'image de présentation, mais ce n'est pas le cas. Au moins, les scènes de meurtres sont bien faites, bien gore à souhait. Bon, nous avons vu bien pire en matière d'horreur, mais nous relèverons tout de même l'épisode 10 qui autrement plus trash que le reste de la série. 

Au final, Umineko no Naku Koro ni n'est pas parfait, mais il reste un anime intéressant qui ne donne pas dans la facilité.  

Hanoko, le 23/03/2012

 

Dragon de givre

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