Sengoku Basara - Samurai Kings

Sengoku Basara - Samurai Kings

Titre original: 
Sengoku Basara
Pays d'origine: 
Japon
Genre: 
Action, fantastique, historique
Date de sortie originale: 
2009 (saison 1) 2010 (saison 2)
Date de sortie en France: 
2012 (le 26 septembre)
Nombre d'épisodes: 
24 (deux saisons) + 2 OAV
Nombre d'épisodes sortis en France: 
24
Durée: 
25 minutes par épisode
Support: 
TV, DVD, Blu-ray
Prix: 
39,95€€ l'intégrale DVD 1 saison

Avis

Chaud devant, voici une série narrant une ère Sengoku surboostée et gonflée à bloc! Accrochez votre ceinture, ça va déménager! 

Directement adapté de la série de jeux vidéo éponyme de Capcom, cet anime reprend l'histoire depuis le premier jeu sorti et semble suivre la chronologie des événements. Je n'ai joué qu'au dernier volet sorti en date, c'est-à-dire Sengoku Basara Samurai Heroes mais je pense qu'il reflète parfaitement l'esprit de la saga: combats en masse! Personnellement, j'adore cette philosophie du poing et la série est tout à fait à l'image du jeu, ça castagne pas mal!
Nous connaissons bien tous les animes block-busters héritiers de Dragon Ball avec des personnages aux pouvoirs cosmiques phénoménaux, tellement peu crédibles mais qu'on adore pourtant. Eh bien Sengoku Basara, c'est presque la même, mais transposé sans vergogne à une période historique du Japon! Ici, l'aspect anime de baston avec deux opposants qui font plus de ravages dans leur combat qu'une bombe atomique semble complètement assumé. Nos héros, disposant d'armes presque outrancières, foncent joyeusement au combat, décimant des armées entières en quelques instants. Mention spéciale à Date Masamune qui parle même en anglais genre rappeur américain, lui et son clan ressemblent à une bande de yakuza, il a aussi des punk dans ses rangs XD. Toutes ces équipe dans un seul et même but, s'envoyer des beignes dans des immenses batailles géantes!
Pour cela, les réalisateurs n'ont pas lésiné sur les moyens: visuellement, l'anime poutre à mort! On en a plein la vue et on est cloué à notre fauteuil. Les décors manquent peut-être un peu de richesse, mais les combats, c'est royal. Le character design est soigné, l'image est fluide et les couleurs flamboyantes. En plus, côté OST, on est servi, les musiques sont chouettes et entraînantes, mettant considérablement en valeur les scènes pendant lesquelles elles sont jouées. Contrairement au jeu, elles correspondent tout à fait au genre des batailles épiques et historiques (des orchestres, des choeurs, etc.). Mais les génériques Rock and Roll sont là pour nous rappeler que Date Masamune nous a conviés à assister à cette immense "party" qu'est Sengoku Basara! Que demander de plus pour une série d'action? 

Un scénario en bonus? Eh bien ça arrive dès le troisième épisode. Le scenario s'installe progressivement, les seigneurs principaux et les enjeux des personnages sont présentés pour donner un peu plus de profondeur à l'anime. Bon j'en conviens, on est très loin de l'étude psychologique complexe et porteuse de grande réflexion, mais ce n'est absolument pas l'objectif de cet anime. Toutefois, il reste assez surprenant de voir comme l'anime parvient à rendre forts tous les moments tragiques en dépit de l'ambiance exubérante.
En fait si ça marche, c'est parce que l'anime ne mélange pas les torchons avec les serviettes. Dans la saison 1 surtout, pendant les moments de tristesse, toutes les exagérations du genre ou presque sont mises entre parenthèses. Par exemple, quand un personnage se prend une blessure très dure, il ne se relève pas aussi puissant soit-il. Sengoku Basara a beau être fou furieux, le coup du héros qui se fait matraquer pendant trois plombes mais qui se relève malgré tout nous est épargné, surtout dans la saison 1. Quand on se fait déchiqueter l'épaule, on tombe comme tout le monde, pas de personnages shootés à la morphine. Rien que ça suffit à rendre l'anime déjà plus crédible qu'un Bleach, ce qui permet d'avoir des scènes censées être tragiques qui le sont vraiment. Malheureusement, la saison 2 contredit assez cette tendance.
Après, l'effet marche efficacement si l'empathie entre les personnages et le téléspectateur existe. Et c'est là la valeur ajoutée de cet anime: la spontanéité et le dynamisme des personnages. Ça fait du bien de voir des personnages déterminés qui ne sont pas non-stop en train de se prendre la tête et qui foncent dans le tas. Bon, il y a juste les personnages féminins qui sont un peu lourds (genre Ichi qui est super mollassonne). Au début je n'aimais pas trop Kasuga mais elle me fait rire quand même: une kunoichi blonde, avec un décolleté impossible, qui a un orgasme dès que son seigneur Kenshin Uesugi lui frôle le bras, il y a de quoi se fendre la poire %). Mon seul vrai regret est que tout est trop axé sur Masamune et Yukimura alors qu'il y a une multitude d'autres personnages qui auraient été intéressant de développer. Cela dit, j'incomberai plutôt la faute au fait que l'anime soit trop court. 

Le scenario semble un peu compliqué au début avec tous les personnages ayant leurs propres enjeux, mais très vite les camps principaux se dégagent et les choses deviennent plus simples puisqu'il s'agit en gros de casser la gueule de Nobunaga. Donc toute la complexité entre les différents seigneurs se réduit rapidement à quelque chose de très manichéen et peut-être simpliste. Mais le scenario reste très cohérent et il n'y pas un seul épisode de remplissage, ils servent tous à introduire une péripétie, un personnage important, jonglant antre le rire et les larmes. En revanche, j'ai l'impression que l'histoire est légèrement différente de celle du jeu, je verrai avec la saison 2 ce qu'il en est. Sengoku Basara saison 1 est ultra intensive, la saison 2 l'est moins, malheureusement je dirais. Cette saison 2 ne comporte pas d'épisodes de remplissage ennuyeux heureusement, mais il y a tout de même beaucoup moins d'action que dans la saison 1. Ça reste sympa à regarder mais moins jouissif.
En outre, pour la saison 2 de Sengoku Basara, j'ai été assez déçue par Toyotomi Hideyoshi, je le trouve complètement fade. En revanche, le mystérieux Takenaka Hanbei est assez cool: en bon stratège, il semble aussi tirer les ficelles de tout mais du coup, Hideyoshi fait légèrement pantin à côté de lui. Avec ce duo antagoniste, on a moins l'impression de tyrans sanguinaires et purement maléfiques comme pour Oda Nobunaga, Akechi Mitsuhide, Kichou Nouhime et Ranmaru de la saison 1. On était en droit de s'attendre à une histoire plus subtile et développée, notamment avec le passé commun de Keiji Maeda et Hideyoshi. Mais la saison 2 reste bien évasive. De ce fait, Hideyoshi manque de personnalité et d'épaisseur, dommage.
À noter cependant que la fin de la saison 2 confirme que l'anime a pris une direction différente des jeux vidéo qui change principalement la relation de certains personnages entre eux, je ne sais pas si le changement sera bien heureux. À suivre donc dans le film Sengoku Basara - The Last Party

En tout cas, au moins pour la première saison, je kiffe à donf ce mélange fou furieux, sans doute parce qu'après avoir joué au jeu j'en connaissais parfaitement l'esprit. Esprit ai-je dit? Pas d'esprit voyons! Que des katana et des poings dans la gueule! Nous l'aurons bien compris, a priori il ne faut pas prendre cet anime au sérieux au risque de passer complètement à côté et de trouver que c'est seulement n'importe quoi. Mais tout le monde sait quand dans les manga et japanimation, il y a du bon et du mauvais n'importe quoi, et là c'est du bon ^^. Son humour passe bien plus par les rebondissements qui se soldent en négociations musclées que par les petites blagues plus formelles pas forcément très imaginatives. Sengoku Basara c'est le comme du catch, cet anime a atteint un niveau tel que plus c'est n'importe quoi, plus c'est l'éclate totale! 

Tout ça fait que l'anime est grave tripant! Ça faisait bien longtemps que je n'avais pas eu de telles poussées d'adrénaline en regardant un anime, sans parler du fait qu'on est mort de rire la moitié du temps ^^. Ce n'est certainement pas un anime qui marquera l'histoire de l'animation japonaise, j'en conviens, mais on se défoule bien avec et quand on a un coup de coeur, ce n'est pas toujours pour une série encensée par tous. La deuxième saison est légèrement moins bonne que la première mais il y a de quoi faire quand même.
Branché par un anime décapant? Foncez!

Hanoko, dix épisodes vus, le 29/12/2010, puis tout vu dans la foulée (et série revue trois ans plus tard)

À noter qu'il existe aussi des versions manga de Sengoku Basara (trois séries et quelques volumes anthologiques). Le film d'animation nommé Sengoku Basara - The Last Party est sorti le 6 juin au Japon, il est la suite directe de la saison 2 de cet anime.
Les épisodes spéciaux Mini Sengoku Basara sont des épisodes humoristiques et parodiques dans le style chibi. Créés par le même studio d'animation que la série principale, ils sont disponibles en bonus sur les DVD japonais de l'anime.
Un autre anime parallèle est sorti: Sengoku Basara - End of Judgement

Pour poursuivre sur l'ère Sengoku, testez Shinshaku Sengoku Eiyuu Densetsu Sanada Jyuu Yuushi, Examurai Sengoku et Keiji.
Dans le genre samurai délirant, je vous conseille le fou furieux Death Trance

Hanoko

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