Kill la Kill

Titre original: 
Kill la Kill
Pays d'origine: 
Japon
Genre: 
Action, humour, fantastique, science-fiction
Date de sortie originale: 
2013 (le 3 octobre)
Date de sortie en France: 
octobre 2013
Nombre d'épisodes: 
24 + 1 spécial
Nombre d'épisodes sortis en France: 
24
Durée: 
24 minutes par épisode
Support: 
TV, streaming, DVD, Blu-ray
Prix: 
59,93€ le coffret DVD/Blu-ray intégral

Opening/Ending

Opening 1: "Sirius" par Eir Aoi
Opening 2: "ambiguous" par GRANiDELiA

Ending 1: "Gomen ne, Ii ko ja Irarenai." par Miku Sawai
Ending 2: "Shinsekai Koukyougaku" par Sayonara Ponytail

Avis

Ça fait toujours un drôle d'effet quand on commence une série dont on a tellement entendu parler et vu tellement de visuels. Comme si on redécouvrait quelque chose que l'on connaissait déjà par l'image que l'on s'en était fait. 

Kill la Kill démarre en fanfare avec la présentation d'un univers complètement délirant, des personnages aussi barjo les uns que les autres, des combats ultra furieux et abracadabrantesques. On prend une intrigue ultra banale : une ado qui cherche à venger la mort de son père transposé dans le monde du lycée militaro-futuriste. La réalisation décapante retransmet parfaitement cette ambiance de folie présente dès les premières minutes. Cependant, très vite on sent se profiler les tares de ce délire survolté qui est parti un peu trop vite. Le problème est que Kill la Kill en fait beaucoup trop et à la fois pas assez.
Beaucoup trop quand il s'agit des combats. Déjà, dès le troisième épisode, le combat entre Ryûko et Satsuki de la série donne l'impression d'avoir déjà le combat final de la série tant l'intensité de la baston est exacerbée. Et malheureusement, tous les autres combats à venir, quel que soit l'adversaire, ne parviendront pas à nous faire pousser l'adrénaline comme ce premier affrontement. Trop également dans les équipements des personnages. L'idée de faire des affrontements loufoques entre les clubs était super drôle grâce au décalage avec la réalité. Mais très vite les uniformes Goku deviennent n'importe quoi, on se retrouve avec des combats de mecha totalement illogiques qui n'ont plus rien à voir avec le club original du combattant. Je pense en particulier aux généraux de Satsuki. Le tournoi entre eux et Ryûko est celui qui m'a fait décrocher avec la série. L'épisode 16 qui revient à cette idée de bagarre de clubs m'avait bien plu, mais il reste un épisode isolé dans la deuxième moitié de la série.
Pas assez dans la parodie initiée au début de l'anime. En commençant Kill La Kill j'avais apprécié ce côté parodique de tous les Shônen nekketsu de base avec ce système de pouvoir complètement tiré par les cheveux et assez drôle. Mais très vite, le côté parodique s'amenuise pour laisser place justement à ce shonen de base qui réside en cette série. Ryûko a le caractère droit, juste et impulsif le plus basique au possible des shonen de baston. Elle renferme en elle des pouvoirs insoupçonnés qui viennent ébranler les plus puissants bien en place dans la hiérarchie. D'abord un tournoi, puis des révélations dans le scenario, d'autres méchants apparaissent. Bref, classique. Même les interventions décalées de Makanshoku Mako lassent très vite par la répétitivité de son type de répliques qui ne créent plus la surprise.
Je me raccrochais à l'espoir que les fameux « Nudists Beach », fort prometteurs en humour délirant, relancent l'intérêt de cette série. Malheureusement, même si l'idée est très fun au début, finalement le concept n'est pas poussé très loin. Et au final leur rôle se résume plus à de la logistique qu'à de la baston. Dommage.
À la place d'avoir poussé à fond le côté parodique, Kill La Kill tente de manière bancale d'ajouter un peu de drame dans l'histoire avec ce qui est arrivé à la famille de Ryûko et tout ce qui en découle. Et le pendant sauvetage de la planète ne prend pas du tout étant donné que l'anime a démarré sur de trop fortes notes humoristiques pour devenir crédible en tant que série épique. Pourtant, on voit que les créateurs de cet anime se sont donnés la peine d'expliquer presque tous les éléments constituant son univers. Même si ça reste très tiré par les cheveux, il se dégage une certaine cohérence. Malheureusement, l'anime m'avait perdue bien avant et ne m'a pas récupérée avec ça. 

J'ai apprécié de regarder la série pour son style visuel si particulier, à la fois très cartoonesque, volontairement brouillon mais ultra dynamique. Cette originalité vaut à elle seule le détour, mais pas sur vingt-quatre épisodes non plus. 

Hanoko, un épisode vu, le 11/11/2014 puis tout de vu juillet 2015

 

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