Ikoku Meiro no Croisée

Ikoku Meiro no Croisée

Titre original: 
Ikoku Meiro no Croisée
Pays d'origine: 
Japon
Genre: 
Tranche de vie, historique, romance
Date de sortie originale: 
2011
Date de sortie en France: 
pas de licence
Nombre d'épisodes: 
12 (terminé)
Durée: 
24 minutes par épisode
Support: 
TV

Opening/Ending

Opening 1 : Sekai wa Odoru yo, Kimi to - Youmou to Ohana

Opening 2 : Sekai wa Odoru yo, Kimi to (version acoustique) - Youmou to Ohana

Ending 1 : Koko kara Hajimaru Monogatari - Nao Tôyama

Ending 2: Tooku kun he - Megumi Nakajima

Avis

"Voici un des derniers nés de la saison estivale 2011. Bienvenue à ce petit bijou nous plongeant dans le Paris du XIXème siècle.
C'est plutôt particulier, en tant que français, de regarder un anime sur la France du XIXème siècle. Le pire est sans doute d'écouter les personnages français parler japonais en disant que la japonaise ne comprend pas le français. Vous suivez ? Ceci étant, le visionnage n'est pas tellement perturbé par ce détail qu'un doublage français réussi (on peut toujours rêver) devrait résoudre.
L'histoire nous plonge donc dans une galerie marchande de Paris, à la fin du XIXème siècle. On y suit les aventures de Yune, une jeune japonaise venue en France pour devenir servante. Elle vit avec Oscar et Claude Claudel, Claude étant le petit-fils du premier. Claude est par ailleurs ferronnier (ils disent forgeron dans l'anime, mais les forgerons n'existent plus vraiment à l'époque, et son travail correspond à celui de ferronnier), mais sa boutique part peu à peu en désuétude. En cause, l'époque de crise, et l'ouverture de grands magasins qui volent la clientèle. L'arrivée de Yune dans cet univers tendu va effectuer sur Claude des changements plutôt appréciables. Mais je ne vous en dis pas plus.
Nous nous baladons donc dans un Paris très bien réalisé, tant graphiquement qu'historiquement. Je n'ai noté aucun anachronisme ni aucune grosse erreur de la part de l'histoire et du design. Les personnages, que ce soit Yune ou les français, réagissent comme on pourrait imaginer qu'ils réagissent face à une culture encore mal exportée dans leur pays d'origine. Cela nous vaut d'ailleurs quelques moments bien cocasses. J'aime particulièrement les petites scènes qu'on nous propose après le générique de fin et avant le prologue du prochain épisode. Deux minutes de franche rigolade, sur une scénette souvent bête.
Le fond de l'histoire nous fait nous questionner sur les difficultés que japonaise et français pouvaient rencontrer à l'époque. L'éclosion de multiples grandes surfaces qui dévorent peu à peu les petits commerces, la ruée des riches vers les produits exotiques, l'incompréhension face à ce qui nous semblait si lointain... De manière plus frivole, les découvertes de Claude et Yune sur l'autre culture sont vraiment agréables à suivre, et on ne se pose pas de question.
Graphiquement, c'est vraiment superbe, surtout au niveau des décors et des objets. Les personnages sont aussi bien réalisés, mais le chara-design est assez banal. En même temps, puisque l'objectif de l'anime était le réalisme, on n'allait pas mettre des cheveux roses à tout va. Par contre, il est rigolo de voir que les japonais pensent que tous les français sont blonds aux yeux bleus. A bien y regarder, on ne voit presque que ça dans l'anime.
Musicalement, superbe choix là également. Pas mal de violon et de piano, des thèmes dans l'air du temps du XIXème siècle. C'est très agréable. Petit détail sympa aussi, le prologue de l'anime en début d'épisode et le titre de chaque épisode est donné en français. Un bon français en plus.  

Voilà, en bref, un super anime historique mêlant amitié, découvertes et humour."

 

DDG, août 2011

 

Inscrivez-vous ou connectez-vous à votre compte pour laisser un commentaire.

 

Vous êtes ici